La 13e édition des Jeux asiatiques, des mini-JO à l’échelle du continent, s’ouvre dimanche à Bangkok sous le signe de l’austérité, conséquence du marasme économique qui dévaste la région depuis plus d’un an. La Thaïlande s’efforcera pendant quinze jours de retrouver un peu de sa fierté écornée : c’est elle qui, en dévaluant sa monnaie en juillet 1997, a précipité l’Asie de l’Est dans des abysses financiers. Les préparatifs des Jeux ont été fertiles en rebondissements. Politico-diplomatiques d’abord. Bangkok vient de s’attirer les foudres d’Islamabad après avoir interpellé mardi quatre «terroristes» pakistanais soupçonnés de préparer des attentats contre les Jeux. La police thaïlandaise a finalement reconnu qu’elle n’avait aucune preuve tandis que l’ambassade du Pakistan en Thaïlande, furieuse, parlait de «coup monté». Par ailleurs, l’Arabie séoudite a retiré à la dernière minute sa participation, embarrassant considérablement ses hôtes, apparemment pour se venger d’une sombre histoire de bijoux royaux séoudiens volés par un Thaïlandais il y a dix ans. Des ambassades, la polémique est passée aux installations sportives, en particulier la piscine, dont le toit s’était écroulé en début d’année lors d’une inspection du Comité olympique asiatique, infestée de cadavres d’insectes et dont l’eau est glacée. Par ailleurs, la qualité de la pelouse du Stade national ne répond pas aux normes internationales, selon le chef de la Confédération asiatique de football. La tourmente économique a entravé non seulement les chantiers préparatoires – la contruction de complexes sportifs et de voies express censées relier les différents sites de Bangkok –, qui ont pris du retard, mais aussi le déroulement même des Jeux. Comme la crise ne se limite pas à la Thaïlande, nombre de pays participants, pas seulement les plus pauvres (Cambodge, Laos) ou ceux qui sont en proie à des troubles politiques (Malaisie, Indonésie), ont réduit substantiellement la taille de leurs délégations. Y compris des grandes nations sportives comme le Japon et la Corée du Sud. Le comité d’organisation thaïlandais attendait plus de 10 000 athlètes et officiels, il en accueillera 8 000. Aujourd’hui, les organisateurs, qui il y a quelque temps encore escomptaient faire des bénéfices, seraient ravis de s’en tirer sans avoir perdu d’argent. Les Thaïlandais se disent néanmoins déterminés à organiser les «meilleurs Jeux» de l’histoire de la compétition. La Thaïlande a accueilli ces Jeux asiatiques déjà à trois reprises : en 1966, 1970 et 1978. Pour ces Jeux, 36 disciplines, y compris le billard, le bowling et le base-ball, et deux sports de démonstration, la danse sportive et, évidemment, la boxe thaïlandaise sont programmés et 377 médailles d’or, autant d’argent et 460 de bronze seront distribuées. La Chine, une fois de plus favorite, ambitionne de rafler à elle seule 100 médailles d’or.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La 13e édition des Jeux asiatiques, des mini-JO à l’échelle du continent, s’ouvre dimanche à Bangkok sous le signe de l’austérité, conséquence du marasme économique qui dévaste la région depuis plus d’un an. La Thaïlande s’efforcera pendant quinze jours de retrouver un peu de sa fierté écornée : c’est elle qui, en dévaluant sa monnaie en juillet 1997, a précipité l’Asie de l’Est dans des abysses financiers. Les préparatifs des Jeux ont été fertiles en rebondissements. Politico-diplomatiques d’abord. Bangkok vient de s’attirer les foudres d’Islamabad après avoir interpellé mardi quatre «terroristes» pakistanais soupçonnés de préparer des attentats contre les Jeux. La police thaïlandaise a finalement reconnu qu’elle n’avait aucune preuve tandis que l’ambassade du Pakistan en...