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Actualités - Reportage

Salah Saouli chez Maraya (photos)

La galerie Maraya Reflets d’Art accueille une exposition plastique de Salah Saouli intitulée «Greetings from Beyrouth». Né à Beyrouth en 1962, Salah Saouli est installé à Berlin depuis 1984. Depuis 1986, il est membre des deux associations des peintres et sculpteurs libanais et allemands. À la galerie Maraya, il propose aujourd’hui une réflexion à travers une trentaine d’huiles et une vingtaine de mixed médias. Dans des sortes de boîtes en plexiglas et bois, Salah Saouli aborde les thèmes du temps, de la guerre et de la mémoire dans des agencements et des assemblages «philosophiques» de collages, de photos et de coupures de presse . La reconstruction, l’infrastructure, les monuments symboles… une vision très personnelle de la capitale. Les huiles grand format de Salah Saouli montrent pour leur part les décombres, en noir et gris. Des immeubles éventrés, des façades criblées d’éclats, des cicatrices. Plus gaies, les petites surfaces représentent, en couches appuyées et généreuses, des paysages : Raouché, la Grotte aux Pigeons, la mer, un bout d’autoroute. Jusqu’au 12 décembre, Sami el-Solh. L’art contemporain irakien chez Agial Des œuvres de cinq maîtres de l’art contemporain irakiens à découvrir chez Agial. Il s’agit de Yassine Mohamadawi, Hamid al-Attar, Saadi al-Kaabi, Halim Mahdi Hadi et Monkith Saaid. «L’identité» est un thème qu’on retrouve chez tous, qu’elle soit perdue, retrouvée ou recomposée. Autre dénominateur commun : une impression de relief et de profondeur. — L’écriture moderne de Yassine Mohamadawi s’organise en carreaux, souvent traversés d’une frise. Entre naïf et abstrait, ses messages compartimentés disent l’enfance, l’innocence, la paix. Des rêves qu’on porte en nous, des images, des souvenirs. — Les sculptures en bronze de Monkith Saaid sont l’expression d’une quête d’équilibre ; une réflexion sur le temps et l’espace symbolisée par un coq-girouette qu’on retrouve dans plus d’une œuvre. Les personnages de Saaid traduisent la fragilité de l’être humain, menacé de «basculer» à n’importe quel moment. Anonymes, sans traits, ils tentent de définir — ou de défendre — leur place dans le monde des vivants. — Comme on ferait de la dentelle, Halim Mahdi Hadi recouvre la toile de méditations aux arabesques répétitives. Et obtient des «lopins» à la terre travaillée ; promesses de mille récoltes. — Les silhouettes de Saadi al-Kaabi se détachent du fond calligraphié, dans un dégradé de couleurs douces. On retrouve les thèmes du langage, de l’appartenance, de la civilisation. Qui sommes-nous véritablement, quelles sont nos racines ? Les réponses se cachent peut-être dans l’héritage écrit. — Les aquarelles de Hamid al-Attar ressemblent à des bas-reliefs en plâtres. La femme aux formes généreuses ou la guerre avec son lot de souffrance et l’odeur de la mort. Pour Hamid al-Attar, la toile devient miroir de toutes ses blessures. Il y projette ses cicatrices et crie sa révolte. Jusqu’au 5 décembre, rue Abdel-Aziz. Chawki Dalal chez Moukhtarat Une cinquantaine d’aquarelles de Chawki Dalal à la galerie Moukhtarat. D’une part, dans des couleurs pastel douces, des paysages libanais : un cabanon dans un arbre, un coin de forêt, une vieille maison . De l’autre, des patchworks abstraits qui racontent, dans un découpage qui rappelle les bandes dessinée, de belles histoires. Mariages abstraits de signes, en noir et blanc ou couleur, d’inspiration mythologique ou religieuse. Jusqu’au 8 décembre, Zalka. Mustafa Ali à la galerie Alice Mogabgab Sculpteur syrien, Mustafa Ali expose jusqu’au 12 décembre à la galerie Alice Mogabgab, av. Charles-Malek. Mustafa Ali présente une trentaine de créations en bronze, modelées dans les différentes teintes que peut prendre ce métal. Des thèmes inspirés de la mythologie ou des idées récoltées au gré d’une imagination voyageuse. Les personnages de Mustafa Ali sont élancés, presque filiformes, souvent tendus dans un mouvement ascendant, d’élévation. Les statuettes sont épurées, elles ne disent que l’essentiel, sans surcharge. Le passé, la mémoire, la pensée, l’âme, la liberté…autant d’idées abstraites qui prennent forme par la magie du talent. Etonnant. Yuri Tsvetaev chez Noah’s Ark Vingt-cinq huiles sur bois du peintre russe Yuri Tsvetaev sont accrochées à la galerie Noah’s Ark (Zalka) jusqu’au 12 décembre. Le pinceau de Tsvetaev est si méticuleux , sa peinture si lisse et nette qu’on croit avoir sous les yeux des photographies. Le monde fantastique de Tsvetaev est peuplé de personnages étranges, à la fois hommes, animaux et machines. Toujours représentés en groupe, dans des cadres étroits, ils semblent former une masse compacte, toute en détails croustillants. L’ensemble est tantôt drôle, tantôt poignant, tantôt repoussant, toujours surprenant. Né en 1948 à Moscou, Yuri Tsvetaev avait exposé une première fois au Liban, toujours chez Noah’s Ark, en 1995.
La galerie Maraya Reflets d’Art accueille une exposition plastique de Salah Saouli intitulée «Greetings from Beyrouth». Né à Beyrouth en 1962, Salah Saouli est installé à Berlin depuis 1984. Depuis 1986, il est membre des deux associations des peintres et sculpteurs libanais et allemands. À la galerie Maraya, il propose aujourd’hui une réflexion à travers une trentaine d’huiles et une vingtaine de mixed médias. Dans des sortes de boîtes en plexiglas et bois, Salah Saouli aborde les thèmes du temps, de la guerre et de la mémoire dans des agencements et des assemblages «philosophiques» de collages, de photos et de coupures de presse . La reconstruction, l’infrastructure, les monuments symboles… une vision très personnelle de la capitale. Les huiles grand format de Salah Saouli montrent pour leur part les...