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Actualités - Opinion

En gros plan Remakes à Hollywood (suite)

Sur nos écrans, présentement, City of Angels, de Brad Silberling, qui est un remake du film allemand de Wim Wenders, Les Ailes du Désir. Un exemple parmi tant d’autres: Hollywood ne semble pas se lasser de mettre en chantier remake après remake. Avec des résultats généralement peu brillants. Il n’y a pas lieu de le regretter lorsque le corps du «délit» est, à l’origine, banal et/ou sans qualités particulières. On peut tout de même s’étonner quand on voit un Steven Spielberg décider de produire le remake d’une comédie aussi «hexagonale» que Le Dîner de Cons, filmée par Francis Veber d’après sa propre pièce. Après tout, un tel divertissement est essentiellement bâti sur les dialogues et servi par des comédiens très «franchouillards» (Thierry Lhermitte, Jacques Villeret, Francis Huster). Enfin, il se pourrait que Veber dirige lui-même le remake américain (il a l’habitude des studios des «majors»). Question subsidiaire: à quelle version allons-nous avoir droit au Liban? À l’originale française? ou à l’américaine?... ou aux deux (c’est arrivé avec La Cage aux Folles)?! Il y a autrement plus grave. Ces messieurs d’Hollywood s’attaquent maintenant – il faudrait dire: osent s’attaquer – à des cinéastes (disparus) réputés, et même géniaux, dont l’œuvre est souvent considérée comme classique. Premier cas: Gloria, de John Cassavetes (1980), refait par Sidney Lumet, avec Sharon Stone reprenant le rôle de Gena Rowlands (!). Deuxième cas: c’est Hitchcock qui est revisité, mais oui! Nous allons voir A Perfect Murder, d’Andrew Davis, remake (avec Michael Douglas et Gwyneth Paltrow) de Dial M For Murder (1954); et, plus fort encore, un remake – par Gus Van Sant – d’un autre chef-d’œuvre d’Hitchcock, Psycho (1960). Sans autre commentaire. Sauf celui-ci: à quand le retour de l’imagination à Hollywood?
Sur nos écrans, présentement, City of Angels, de Brad Silberling, qui est un remake du film allemand de Wim Wenders, Les Ailes du Désir. Un exemple parmi tant d’autres: Hollywood ne semble pas se lasser de mettre en chantier remake après remake. Avec des résultats généralement peu brillants. Il n’y a pas lieu de le regretter lorsque le corps du «délit» est, à l’origine, banal et/ou sans qualités particulières. On peut tout de même s’étonner quand on voit un Steven Spielberg décider de produire le remake d’une comédie aussi «hexagonale» que Le Dîner de Cons, filmée par Francis Veber d’après sa propre pièce. Après tout, un tel divertissement est essentiellement bâti sur les dialogues et servi par des comédiens très «franchouillards» (Thierry Lhermitte, Jacques Villeret, Francis Huster). Enfin, il se...