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Actualités - Chronologie

Prisonniers politiques Les palestiniens protestent contre la libération de criminels

L’Autorité palestinienne a exigé jeudi que les 250 prisonniers qu’Israël doit libérer, conformément à l’accord de Wye Plantation, soient des détenus politiques et non de simples criminels. «Nous n’avons pas été à Wye River et le président américain Bill Clinton n’est pas intervenu (dans les négociations) pour qu’une bande de criminels soit libérée», a affirmé M. Ahmed Tibi, conseiller du président Yasser Arafat. «La partie palestinienne a demandé aux États-Unis d’intervenir pour régler cette affaire et obliger Israël à respecter ses engagements», a-t-il dit. Le ministre palestinien chargé des prisonniers, M. Hisham Abdelrazek, a rencontré jeudi matin le ministre israélien de la Sécurité intérieure, Avigdor Kahalani, mais aucun résultat n’a été obtenu. «La partie israélienne s’en tient à sa volonté de relâcher un grand nombre de criminels et refuse de libérer le moindre prisonnier de Jérusalem-Est, ce à quoi nous objectons vivement», a déclaré M. Abdelrazek à la presse. M. Kahalani a, pour sa part, affirmé qu’Israël ne libérera que des Palestiniens ne faisant pas partie «du front du refus et n’ayant pas du sang d’Israéliens sur les mains». «En appliquant ces deux critères, cela limite forcément le nombre de Palestiniens concernés», a déclaré M. Kahalani à la radio israélienne. Une question difficilement acceptée Selon la radio, l’administration pénitentiaire israélienne a mis au point une liste comprenant 150 détenus de droit commun et 100 prisonniers politiques qui doivent être libérés. Israël s’est engagé dans le cadre de l’accord de Wye Plantation à libérer en trois étapes 750 Palestiniens sur quelque 3 500 détenus actuellement. Pour M. Tibi, ceux qui doivent être libérés sont «des prisonniers palestiniens qui ont été arrêtés en raison de leur lutte pour la libération de leur peuple». Le maintien en détention en Israël de plusieurs milliers de Palestiniens est l’une des questions les plus difficilement acceptées par l’opinion publique palestinienne. Une série de manifestations ont eu lieu dans les territoires pendant les négociations de Wye Plantation pour réclamer l’élargissement des détenus. Les accords sur l’autonomie conclus en 1993 et 1995 prévoyaient qu’Israël devait relâcher des prisonniers, mais ne précisait pas combien. L’État hébreu a depuis libéré plusieurs milliers de détenus, mais en garde toujours quelque 3 500.
L’Autorité palestinienne a exigé jeudi que les 250 prisonniers qu’Israël doit libérer, conformément à l’accord de Wye Plantation, soient des détenus politiques et non de simples criminels. «Nous n’avons pas été à Wye River et le président américain Bill Clinton n’est pas intervenu (dans les négociations) pour qu’une bande de criminels soit libérée», a affirmé M. Ahmed Tibi, conseiller du président Yasser Arafat. «La partie palestinienne a demandé aux États-Unis d’intervenir pour régler cette affaire et obliger Israël à respecter ses engagements», a-t-il dit. Le ministre palestinien chargé des prisonniers, M. Hisham Abdelrazek, a rencontré jeudi matin le ministre israélien de la Sécurité intérieure, Avigdor Kahalani, mais aucun résultat n’a été obtenu. «La partie israélienne s’en...