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Actualités - Opinion

En gros plan Problèmes

L’incident, disons plutôt le malentendu, qui faillit empêcher la sortie du film d’Ethan et Joel Coen, The Big Lebowski, donne une idée des problèmes qu’affronte l’exploitation cinématographique dans notre pays. Attendue depuis assez longtemps déjà, plusieurs fois reportée, cette sortie fut bloquée au dernier moment, la semaine dernière, et on commençait à se demander si on verrait un jour ledit film au Liban (The Big Lebowski est sur nos écrans – en principe! – aujourd’hui même, vendredi 20). Explication résumée. Les censeurs de service, s’ils avaient vraiment visionné le film(?), avaient cru y déceler ce qui, de toute évidence, ne s’y trouvait absolument pas. À moins que des noms comme «Lebowski» et «Coen» n’aient éveillé leurs soupçons: d’autant moins fondés, ces soupçons, que le Lebowski en question et ses coreligionnaires sont drôlement maltraités dans le film, présentés comme débiles, déjantés, drogués, etc.! Quant aux cinéastes «responsables», rappelons simplement qu’on a déjà vu au Liban plusieurs films signés «Coen Bros». (En dernier lieu, le remarquable Fargo). Bref, quelques rares et brèves coupures permirent d’en terminer avec «l’affaire Lebowski»... et au film de sortir, enfin [1]. Sauf imprévu... Il n’empêche qu’il y a là de quoi rester perplexe. Parce que, alors que se poursuit ce «travail» de la censure, les Libanais (du moins ceux qui peuvent se le permettre) reçoivent à domicile des films – échappant à tout contrôle! – diffusés par câble, satellite, etc. Sans parler des chaînes T.V. qui passent tout et n’importe quoi (selon quels critères de censure??), dont des films venant juste d’être exploités en salles, quand ce n’est pas en même temps (ou même avant, cela s’est vu!). Tout cela est-il logique? Si personne ne réagit – comme c’est semble-t-il le cas – nos distributeurs et exploitants n’auront pas à protester. Encore moins à se lamenter. [1]: ce qui nous donne une nouvelle occasion de souligner les progrès de notre censure, devenue, dans l’ensemble, plus compréhensive et plus libérale.
L’incident, disons plutôt le malentendu, qui faillit empêcher la sortie du film d’Ethan et Joel Coen, The Big Lebowski, donne une idée des problèmes qu’affronte l’exploitation cinématographique dans notre pays. Attendue depuis assez longtemps déjà, plusieurs fois reportée, cette sortie fut bloquée au dernier moment, la semaine dernière, et on commençait à se demander si on verrait un jour ledit film au Liban (The Big Lebowski est sur nos écrans – en principe! – aujourd’hui même, vendredi 20). Explication résumée. Les censeurs de service, s’ils avaient vraiment visionné le film(?), avaient cru y déceler ce qui, de toute évidence, ne s’y trouvait absolument pas. À moins que des noms comme «Lebowski» et «Coen» n’aient éveillé leurs soupçons: d’autant moins fondés, ces soupçons, que le...