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Actualités - Conferences Et Seminaires

Débat à plusieurs voix sur la mémoire (photos)

Déconstruction, reconstruction de la mémoire, un thème qui a réuni hier cinq intervenants au Beyrut Hall lors d’une table ronde organisée dans le cadre du Salon Lire en Français et en Musique. Les intervenants commencent les discussions en évoquant le grand rôle qu’a joué la maison d’édition «Librairie Orientaliste Paul Geuthner» pour faire revivre l’histoire de l’Orient ancien. Cette maison d’édition qui a fait faillite il y a dix mois, a été rachetée par un groupe de Libanais, et a désormais pour raison sociale La «Société Nouvelle Orientaliste Paul Geuthner». Mme Fayza Khazen, présidente de cette société, ouvre la séance en introduisant les intervenants. M. Fouad el-Saad, ancien député, prend la parole pour livrer une biographie de M. Geuthner et parler de son grand rôle dans la mémoire de l’Orient, tout l’Orient. Il n’a pas oublié de citer les publications archéologiques et historiques prestigieuses de cette maison d’édition telles que Syria, Le Journal Asiatique... Mme Myra Prince, directrice du bureau des éditions à Paris, démontre l’importance d’une reconstruction de la mémoire surtout au Liban. Dans le cadre des fouilles de Beyrouth, Dr Layla Badr, archéologue, montre au public intéressé les méthodes de déconstruction et reconstruction en archéologie. Ces procédés permettent de retirer le maximum d’informations sur un site. L’exemple type qu’elle a pris est le chantier du Tell Ancien. A la fin de son intervention, le Dr Badr s’adresse au Dr Hareth Boustany , archéologue responsable des fouilles de Beyrouth à Solidere , pour l’interroger sur les méthodes utilisées pour aménager le site. M. Boustany précise alors le sens des mots «déconstruction» et «reconstruction» tout en parlant des mémoires collectives et individuelles d’un peuple. M Guy Abella ajoute un brin de poésie aux discussions. Il affirme et assure que les mémoires sont des instants glanés selon les états d’âme. M. Voisin, directeur du Centre culturel francais, clôture le débat en posant la question des mémoires orales qui peuvent rayer des civilisations et des peuples par simple oubli. Comme c’est le cas de certains villages libanais. En conclusion, M Ghassan Tueini prend la parole à la demande de Mme Khazen, pour rappeler qu’on ne peut pas choisir une strate du passé et décider de lui appartenir.
Déconstruction, reconstruction de la mémoire, un thème qui a réuni hier cinq intervenants au Beyrut Hall lors d’une table ronde organisée dans le cadre du Salon Lire en Français et en Musique. Les intervenants commencent les discussions en évoquant le grand rôle qu’a joué la maison d’édition «Librairie Orientaliste Paul Geuthner» pour faire revivre l’histoire de l’Orient ancien. Cette maison d’édition qui a fait faillite il y a dix mois, a été rachetée par un groupe de Libanais, et a désormais pour raison sociale La «Société Nouvelle Orientaliste Paul Geuthner». Mme Fayza Khazen, présidente de cette société, ouvre la séance en introduisant les intervenants. M. Fouad el-Saad, ancien député, prend la parole pour livrer une biographie de M. Geuthner et parler de son grand rôle dans la mémoire de...