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Actualités - Chronologie

La fin d'une époque l'avènement d'une nouvelle ère (photo)

La triomphale mission de John Glenn à bord de la navette Discovery marque avec panache la fin de l’ère des pionniers et l’avènement de celle des laborantins de l’espace. Le lancement de la navette le 29 octobre était à lui seul le symbole de ce passage de relais. Discovery s’est élevée du pas de tir «B», non loin de la dalle de béton à partir de laquelle John Glenn s’était élancé dans Friendship 7 en 1962. Et à quelques centaines de mètres, une autre navette, Endeavour, était déjà dressée pour engager début décembre la construction de la Station spatiale internationale (ISS). Il y a trente-six ans, lors du premier vol de John Glenn, il s’agissait «d’abord de vérifier si l’on pouvait le faire», a souligné l’astronaute. Désormais, et le second voyage du premier Américain en orbite à 77 ans l’a montré, l’espace est domestiqué et appartient aux laborantins qui s’installeront en l’an 2000 à bord d’ISS. Plus de 390 hommes et femmes venant de plus de 20 pays ont voyagé dans l’espace depuis le premier vol humain, celui du Soviétique Youri Gagarine le 12 avril 1961. Ils ont pavé la voie à une colonisation qui a commencé avec la station orbitale russe Mir. Avec l’ISS, les scientifiques disposeront d’un laboratoire leur permettant de poursuivre leurs études sur la physiologie humaine, la biologie ou la physique des matériaux pendant de longues périodes. Leurs recherches, espèrent-ils, auront entre autres des retombées sur la médecine, la production de nouveaux médicaments ou la mise au point de nouveaux alliages. Une loterie de l’espace Avec le lancement de Discovery et d’un «équipage de six héros astronautes et d’une légende américaine», selon la formule du commentateur de la Nasa Lisa Malone, l’agence spatiale a cherché à relancer l’intérêt des Américains pour l’espace à la veille de la construction de l’ISS. Le pari a réussi. Le président Bill Clinton lui-même avait assisté sur place à l’événement et des millions de téléspectateurs l’avaient suivi en direct. Le premier élément de ce projet pharaonique, très décrié aux États-Unis mêmes, doit être lancé par la Russie le 20 novembre et le deuxième par les Américains le 3 décembre. Mais l’aspect purement technique de ces missions a peu de chances d’enthousiasmer les foules. Pour soutenir l’engouement du public pour l’espace, proposait récemment un lecteur du quotidien américain USA Today, l’agence spatiale devrait organiser une loterie internationale à chaque lancement de la navette, avec comme prix un voyage à bord. La Nasa a mieux dans ses cartons: l’implantation au siècle prochain d’une colonie sur la Lune et une expédition humaine vers Mars. Alors, a lancé samedi M. Holloway, «nous pourrons vraiment dire que l’esprit de l’Amérique est vivace et bien portant». Le temps des pionniers sera de retour.
La triomphale mission de John Glenn à bord de la navette Discovery marque avec panache la fin de l’ère des pionniers et l’avènement de celle des laborantins de l’espace. Le lancement de la navette le 29 octobre était à lui seul le symbole de ce passage de relais. Discovery s’est élevée du pas de tir «B», non loin de la dalle de béton à partir de laquelle John Glenn s’était élancé dans Friendship 7 en 1962. Et à quelques centaines de mètres, une autre navette, Endeavour, était déjà dressée pour engager début décembre la construction de la Station spatiale internationale (ISS). Il y a trente-six ans, lors du premier vol de John Glenn, il s’agissait «d’abord de vérifier si l’on pouvait le faire», a souligné l’astronaute. Désormais, et le second voyage du premier Américain en orbite à 77 ans...