Le retour sur les tatamis de Djamel Bouras a pris un goût amer : le champion olympique français dans la catégorie des 81 kg a perdu, samedi, à Abensberg (sud), pour passivité, ses deux premiers combats officiels après environ un an d’arrêt pour une affaire de dopage et essuyé les huées du public de la Coupe d’Europe des clubs. Pour ajouter à son malheur, sa défaite en finale a sonné le glas des espoirs de son club: dans un environnement hostile, le Paris Saint-Germain était alors déjà mené 0-3 par les Néerlandais du Kenamju Haarlem Amsterdam, en conséquence assurés du titre. Bouras, 27 ans, provisoirement requalifié quelques jours plus tôt seulement, avait prévenu son monde par avance : «On ne va pas me juger sur un combat de reprise». Une précaution qui s’imposait. Si les 1 500 spectateurs serrés dans une salle comble saluaient ses coéquipiers, ils le conspuaient. Ses infortunes ne faisaient que commencer. Contre le club allemand du TSV Abensberg, tenant du titre en 1996 et 97, et l’Autrichien Patrick Reiter, qui n’est pas le premier venu, l’arbitre lui décernait trois avertissements pour «passivité». Avant de lui signifier sa disqualification au quatrième. Bouras fataliste En finale, scénario identique face au Néerlandais Martin Arens : cette fois, l’arbitre se contentait de lui infliger pour passivité un keikoku, mais cette sanction était synonyme de seconde défaite. En demi-finale, à la suite de la défaite de Bouras, le PSG, victorieux en 95 et finaliste en 97 mais privé du champion olympique et double champion du monde des poids lourds David Douillet, blessé, avait rétabli la situation après avoir été mené 1-3 pour l’emporter 4-3 au prix d’un spectaculaire revirement. Pour sa part, Bouras s’est montré fataliste : les sifflets, «il fallait les accepter, ça m’a motivé encore plus», alors que la motivation était déjà «énorme». Quant à la disqualification, «le jury était contre moi». D’une manière générale, les judokas parisiens ont d’ailleurs contesté à de nombreuses occasions les décisions du jury hongrois, en particulier en finale. Pas de motif d’inquiétude donc : «Je me sens en excellente forme», disait-il, «ce dont j’ai besoin à présent, ce sont des combats et encore des combats». L’objectif demeure inchangé : la défense du titre aux Jeux olympiques de Sydney. Prudence cependant : la levée de la sanction infligée pour absorption de nandrolone, révélée par un contrôle pratiqué le 2 octobre 1997, «n’est que provisoire, il faut encore attendre», a souligné Djamel Bouras. Mais il a réaffirmé une innocence qu’il proclame depuis des mois.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le retour sur les tatamis de Djamel Bouras a pris un goût amer : le champion olympique français dans la catégorie des 81 kg a perdu, samedi, à Abensberg (sud), pour passivité, ses deux premiers combats officiels après environ un an d’arrêt pour une affaire de dopage et essuyé les huées du public de la Coupe d’Europe des clubs. Pour ajouter à son malheur, sa défaite en finale a sonné le glas des espoirs de son club: dans un environnement hostile, le Paris Saint-Germain était alors déjà mené 0-3 par les Néerlandais du Kenamju Haarlem Amsterdam, en conséquence assurés du titre. Bouras, 27 ans, provisoirement requalifié quelques jours plus tôt seulement, avait prévenu son monde par avance : «On ne va pas me juger sur un combat de reprise». Une précaution qui s’imposait. Si les 1 500 spectateurs serrés dans...