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Actualités - Opinion

Pour une poignée de dollars

L’incident de dimanche dernier à l’AIB est consternant. Il y eut heureusement des milieux d’affaires pour s’offusquer du traitement barbare infligé par un factionnaire borné à un émigré infirme venu investir dans son pays d’origine. Hélas! Cet épisode ne fait que s’ajouter aux milliers d’autres d’une interminable saga qu’on pourrait intituler: Liban-Myopie. Les multiples incidents qui entachent notre réputation de peuple hospitalier nous font douter quelquefois de ce fameux sens des affaires dont nous nous glorifions depuis six mille ans. Pas plus tard que l’été dernier, de nombreux touristes du Golfe se plaignaient déjà de la cherté de vie au Liban et doutaient d’y revenir l’an prochain. Et pour cause : leurs pétrodollars étaient pompés à tour de bras par des affairistes sans scrupules. Il y a des cas plus révoltants que l’on signale ici et là, des handicapés interdits de plage parce qu’ils ne cadrent pas avec le décor des bronzé(e)s musculeux et siliconnées; un Camerounais jeté à la porte d’une boîte de nuit parce qu’il n’est pas blanc et blond, comme nous autres Norvégiens. S’il est vain de faire appel aux sentiments humains de ce genre de personnes, qu’en est-il de leur fibre mercantile? Un raisonnement élémentaire s’impose à ce niveau : si les touristes et les émigrés nostalgiques, considérés comme autant de poules aux œufs d’or, ont été dupes une fois, ils ne le seront pas une deuxième fois. Ils iront plutôt dépenser leur argent sous d’autres cieux, et feront profiter de leur manne des commerçants plus prévoyants. Prudence donc! Car ce n’est plus seulement la renommée du pays qui est en jeu. C’est aussi et surtout le portefeuille des affairistes eux-mêmes! José JAMHOURI
L’incident de dimanche dernier à l’AIB est consternant. Il y eut heureusement des milieux d’affaires pour s’offusquer du traitement barbare infligé par un factionnaire borné à un émigré infirme venu investir dans son pays d’origine. Hélas! Cet épisode ne fait que s’ajouter aux milliers d’autres d’une interminable saga qu’on pourrait intituler: Liban-Myopie. Les multiples incidents qui entachent notre réputation de peuple hospitalier nous font douter quelquefois de ce fameux sens des affaires dont nous nous glorifions depuis six mille ans. Pas plus tard que l’été dernier, de nombreux touristes du Golfe se plaignaient déjà de la cherté de vie au Liban et doutaient d’y revenir l’an prochain. Et pour cause : leurs pétrodollars étaient pompés à tour de bras par des affairistes sans scrupules. Il y a...