Les deux cosmonautes russes de Mir ont découvert une «écume» d’origine inconnue à l’extérieur de la station, lors d’une sortie dans l’espace de plus de six heures, a indiqué un porte-parole du Centre de contrôle des vols spatiaux (TSOUP). Le commandant de bord Talgat Moussabaïev et l’ingénieur Nikolaï Boudarine devaient notamment, au cours de cette sortie, poser un couvercle étanche sur une soupape servant à expulser de l’hydrogène, afin de pouvoir ensuite la démonter depuis l’intérieur de Mir. En examinant la soupape, les cosmonautes ont découvert ce qu’ils ont décrit comme «une substance blanchâtre, écumeuse mais dure», selon le porte-parole Valeri Lyndine. En accord avec les techniciens au sol, ils ont alors décidé de ne pas procéder à la pose du couvercle, le temps «d’analyser la situation». «Pour l’instant, personne ne peut dire de quoi il s’agit», a affirmé M. Lyndine. Selon lui, il pourrait s’agir d’impuretés mêlées à l’hydrogène expulsé, solidifiées au contact du vide. Les cosmonautes n’ont pas indiqué s’ils avaient pris un échantillon de cette substance pour la ramener à bord de Mir. Les deux cosmonautes, a ajouté le porte-parole, ont également démonté un moteur sur le module Kvant. Ce moteur qui sert à orienter la station a été installé en 1992 sur Mir et son remplacement était prévu. Le moteur usé a été largué dans l’espace. Selon le TSOUP, il devrait orbiter pendant environ un an avant de retomber dans les couches denses de l’atmosphère et de brûler. Boudarine et Moussabaïev ont refermé le sas de Mir derrière eux après six heures et 25 minutes dans l’espace. Un seul incident, relativement banal, a marqué cette mission, lorsque le scaphandre de Moussabaïev a cessé de transmettre ses données télémétriques vers la terre. En temps normal, les contrôleurs au sol reçoivent en effet en permanence des données sur la pression, la température à l’intérieur du scaphandre, ainsi que sur la température corporelle, le rythme cardiaque ou respiratoire des cosmonautes. Alors que la liaison du scaphandre vers la terre était coupée, les données étaient reçues normalement par la station Mir. C’est donc le troisième homme d’équipage, l’Américain Andrew Thomas, resté à bord de la station, qui s’est chargé du contrôle des données de son commandant de bord. Cette sortie était la troisième du mois d’avril pour les deux Russes, qui consacrent actuellement l’essentiel de leurs forces aux réparations et à la maintenance de la vieille station, âgée de 12 ans. La prochaine sortie est prévue le 17 avril, à 11h50 heure de Moscou, pour une durée de six heures. (AFP)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Les deux cosmonautes russes de Mir ont découvert une «écume» d’origine inconnue à l’extérieur de la station, lors d’une sortie dans l’espace de plus de six heures, a indiqué un porte-parole du Centre de contrôle des vols spatiaux (TSOUP). Le commandant de bord Talgat Moussabaïev et l’ingénieur Nikolaï Boudarine devaient notamment, au cours de cette sortie, poser un couvercle étanche sur une soupape servant à expulser de l’hydrogène, afin de pouvoir ensuite la démonter depuis l’intérieur de Mir. En examinant la soupape, les cosmonautes ont découvert ce qu’ils ont décrit comme «une substance blanchâtre, écumeuse mais dure», selon le porte-parole Valeri Lyndine. En accord avec les techniciens au sol, ils ont alors décidé de ne pas procéder à la pose du couvercle, le temps «d’analyser la...