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Actualités - Chronologie

Le Titanic à Cherbourg, quatre-vingt-six ans après

Une exposition sur l’escale du «Titanic» à Cherbourg (ouest), le 10 avril 1912, doit être inaugurée vendredi dans le port qui s’apprête à revivre, au jour et à l’heure près, un épisode de son histoire maritime passé inaperçu à l’époque. Le 10 avril 1912 à 18h30, le «Titanic» en provenance de Southampton (Angleterre) fait son unique escale en Europe continentale, à Cherbourg. Le port est en plein essor. Les transatlantiques de la White Star Line y accostent depuis 1907. Le «Titanic» est à ce moment-là «un paquebot parmi d’autres, dans un port qui en accueille jusqu’à trois par jour», note l’historien maritime Gérard Destrais, auteur du livre «Le «Titanic» à Cherbourg» (Editions Isoete) et conseiller de l’exposition. Vendredi, à 18h30, l’exposition «Le «Titanic» et Cherbourg» doit ouvrir ses portes au musée Thomas-Henry. Jusqu’au 3 mai, sur 100 mètres carrés seront retracés la construction, le voyage et le naufrage du «Titanic», mais surtout «l’histoire des gens qui se trouvaient à bord», selon Pascal Hennebert, l’initiateur d’un projet né en avril 1997. L’exposition, riche en décors, reconstitutions et objets d’époque, suit les pas de Marie Bouet, une Normande de 27 ans qui embarque à Cherbourg en compagnie d’un riche couple de Tessy-sur-Vire. La jeune femme sera sauvée de la noyade en étant récupérée par les cheveux. «Jusqu’à sa mort dans les années 60, Marie Bouet refusera de se couper ces cheveux auxquels elle devait la vie», raconte Pascal Hennebert. Les héritiers de Marie Bouet ont confié à l’exposition une paire de jumelles d’hippodrome et une brosse à habits que la gouvernante avait sur elle la nuit du naufrage. L’exposition présente également la liste des 274 passagers qui ont embarqué à Cherbourg. Certains sont connus, comme le richissime John Astor ou «l’insubmersible Molly Brown», épouse au grand cœur d’un découvreur de mine d’or et l’une des héroïnes du film de James Cameron. Gérard Destrais a eu plus de difficultés à retrouver les noms des 102 passagers de troisième classe ainsi que des domestiques voyageant en 1ère «qui, au même titre que les bagages, n’étaient pas enregistrés». On peut voir certains de ces passagers sur les photos prises par Francis Brown, un prêtre qui a fait la traversée de Southampton à Queenstown, en Irlande, en passant par Cherbourg. Les photos de la collection Brown ont inspiré James Cameron, notamment pour les décors de la salle à manger des 1ères ou de la salle de sport. Présentées à l’exposition à côté de cartes postales, de partitions de musique et de journaux d’époque, elles sont pour Pascal Hennebert un «formidable outil documentaire» sur la vie à bord du Titanic. (AFP)
Une exposition sur l’escale du «Titanic» à Cherbourg (ouest), le 10 avril 1912, doit être inaugurée vendredi dans le port qui s’apprête à revivre, au jour et à l’heure près, un épisode de son histoire maritime passé inaperçu à l’époque. Le 10 avril 1912 à 18h30, le «Titanic» en provenance de Southampton (Angleterre) fait son unique escale en Europe continentale, à Cherbourg. Le port est en plein essor. Les transatlantiques de la White Star Line y accostent depuis 1907. Le «Titanic» est à ce moment-là «un paquebot parmi d’autres, dans un port qui en accueille jusqu’à trois par jour», note l’historien maritime Gérard Destrais, auteur du livre «Le «Titanic» à Cherbourg» (Editions Isoete) et conseiller de l’exposition. Vendredi, à 18h30, l’exposition «Le «Titanic» et Cherbourg» doit...