Vainqueur de l’Espagnol Albert Costa (N°16), 3-6, 7-5, 7-5, en 1 heure 52 minutes, Jérôme Golmard (49e mondial), dernier qualifié français, espère que cette victoire, mercredi, au deuxième tour du 13e tournoi en salle de Bercy, va enfin lui permettre de se faire un nom. «Vous allez enfin parler de moi !», a-t-il claironné à la face des journalistes, qui agitaient devant lui l’épouvantail américain Pete Sampras, qui l’attend en huitièmes de finale. Un N°1 mondial dont le Suédois Thomas Johansson (19e) a montré les limites relatives actuelles en le malmenant dans le premier set avant de s’incliner 7-6 (9/7), 6-1. Pour l’heure, le Dijonnais n’est pas peu satisfait d’avoir remporté deux matches de suite à Bercy, où il n’avait mis les pieds qu’une seule fois, en 1993, pour se faire éliminer illico par Guy Forget. Il n’y a pourtant pas de quoi pavoiser, Costa n’ayant pas gagné un seul match sur le circuit ATP depuis ses débuts en salle, voici cinq ans! Au reste, Golmard fut bien près d’être la première victime sous un toit de l’Espagnol, qui ne commit pourtant pas moins de 64 fautes directes. En difficulté dès que son service ne passait pas, il concéda un break au 8e jeu du premier set à la suite de deux doubles fautes. Dans la deuxième manche, il servit pour le match à 5-3 et ne dut qu’à un deuxième break dans le dernier jeu de sauver les meubles. Fabrice Santoro (44e), qui avait su jouer au plus fin avec le Marocain Hicham Arazi (36e) la veille, a cette fois-ci été pris à son propre jeu par le Slovaque Karol Kucera (N°7), 6-2, 3-6, 6-0. «On ne sait pas trop comment le prendre, ni dans son jeu ni dans ses déplacements. C’est vraiment un beau joueur! Tout est contrôlé chez lui, tout est parfaitement réalisé et il est difficile de le déborder», a-t-il déclaré à propos de cet adversaire insaisissable qui ne bafouilla son tennis qu’au début du deuxième set pour être mené 3-0 après avoir perdu deux fois son service. Contre Santoro, le Tchèque Petr Korda (N°10) avait remporté sa seule victoire au cours de ses sept derniers tournois, depuis l’US Open inclus. Pas étonnant que l’Australien Mark Philippoussis (18e) lui ait fait mordre la poussière, 2-6, 6-4, 6-4. Plus étonnant: il ne totalisa que 9 aces contre 13 et ne commit que 26 fautes directes contre 31 pour obtenir cette victoire. Le monde à l’envers ! De match entre un autre Australien, Patrick Rafter (N°3) et Nicolas Escudé (32e), il n’y eut pas. Si vaillant face à l’Allemand Boris Becker, la veille, le jeune Français fut en effet handicapé par une épaule douloureuse et capitula 6-3, 6-1 en rase campagne en 58 minutes. Leipzig : Sidot surprend Sanchez La Française Anne-Gaëlle Sidot, 74e joueuse mondiale, a signé mercredi l’exploit du tournoi WTA de Leipzig en battant en 8es de finale 6-1, 4-6, 6-2 l’Espagnole Arantxa Sanchez-Vicario, 4e du classement WTA et tête de série N°1 de cette épreuve dotée de 450 000 dollars. C’est encore une autre ancienne meilleure joueuse mondiale, l’Allemande Steffi Graf, qui attend à présent la Française de 19 ans en quart de finale. Graf, qui effectue son retour à la compétition après une opération du poignet et qui, pour la première fois depuis 14 ans, n’est pas tête de série, s’est en effet tirée du piège tendu par la Japonaise Ai Sugiyama, tête de série N°6, battue 4-6, 3-6. «Ce bras de fer (contre Ai Sugiyama) me donne confiance pour le prochain match», a confié Graf : «J’aurais bien aimé jouer contre Sanchez, mais celle qui arrive à battre Sanchez est forcément dangereuse, je crois quand même avoir de bonnes chances».
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Vainqueur de l’Espagnol Albert Costa (N°16), 3-6, 7-5, 7-5, en 1 heure 52 minutes, Jérôme Golmard (49e mondial), dernier qualifié français, espère que cette victoire, mercredi, au deuxième tour du 13e tournoi en salle de Bercy, va enfin lui permettre de se faire un nom. «Vous allez enfin parler de moi !», a-t-il claironné à la face des journalistes, qui agitaient devant lui l’épouvantail américain Pete Sampras, qui l’attend en huitièmes de finale. Un N°1 mondial dont le Suédois Thomas Johansson (19e) a montré les limites relatives actuelles en le malmenant dans le premier set avant de s’incliner 7-6 (9/7), 6-1. Pour l’heure, le Dijonnais n’est pas peu satisfait d’avoir remporté deux matches de suite à Bercy, où il n’avait mis les pieds qu’une seule fois, en 1993, pour se faire éliminer illico par...