Arnaud Di Pasquale, 82e joueur mondial, n’a pas raté son entrée parisienne en salle lundi, à l’occasion du premier tour du 13e tournoi de Bercy. L’étonnant jeune homme, champion du monde junior en 1997 mais encore 572e au début de l’année, a en effet battu l’Australien Richard Fromberg (42e), 6-3, 6-4, en 1 heure et 14 minutes. D’une assurance incroyable pour ses 19 ans, il a notamment fait admirer la puissance de ses revers. Toutefois, Fromberg, joueur de terre battue un peu fruste, n’avait gagné qu’un seul match au cours de ses cinq derniers tournois en salle. Et Di Pasquale a commis 8 doubles fautes et 28 fautes directes, ce que son prochain adversaire, le Britannique Tim Henman, tête de série No 9, lui pardonnera difficilement dès mardi. D’autre part, il lui a fallu quatre balles de match avant de conclure. Éliminé au premier tour au cours de ses cinq derniers tournois, Sébastien Grosjean (88e), champion du monde junior un an plus tôt, ne pouvait guère se faire d’illusions face à Thomas Johansson (19e), l’un des joueurs actuellement les plus dangereux sur surface rapide. Le Suédois, qui s’est affirmé cette saison, dut pourtant batailler pour le battre 7-6 (7/4), 6-7 (3/6), 6-4, après 2 heures et 31 minutes d’effort. Il est vrai qu’il était handicapé par des ennuis gastriques et appela le soigneur à la fin du premier set. En partie requinqué, il devait prendre les choses sérieusement en main dans le troisième. Paris n’est plus Paris pour son compatriote Thomas Enqvist (21e mondial), éliminé par Gianluca Pozzi (58e), 6-3, 6-3, en 1 heure et 13 minutes. Vainqueur du Russe Evgueni Kafelnikov en finale, en 1996, il venait pourtant d’accéder aux demi-finales du tournoi d’Ostrava, voici quinze jours. Mais à 33 ans, le vétéran italien, dont le meilleur classement fut une place de 53e en 1992, a de beaux restes qui en font plus qu’un esthète attardé dans un monde de brutes. Un monde dans lequel l’Australien Mark Philippoussis (18e), qui a servi 20 aces pour battre le Tchèque Daniel Vacek (43e) 7-6 (7/5), 7-6 (8/6), en 1 heure et 48 minutes, devrait se sentir à l’aise. Il n’a pourtant pas réussi à prendre une seule fois le service de son adversaire, logé en conséquence à la même enseigne. Sorti des qualifications, le Suisse Marc Rosset (41e), autre bombardier qui fut finaliste en 1994, n’a totalisé pour sa part que 8 aces. Mais il a battu le Sud-Africain Wayne Ferreira (27e), imprécis et mal inspiré, 6-3, 6-4, en à peine plus d’une heure. Déclarations Arnaud Di Pasquale (vainqueur de Richard Fromberg) : «J’étais un peu crispé avant d’entrer sur le court. C’est quand même normal, non ! Le dernier jeu a été terrible. J’ai fait des doubles fautes au mauvais moment et j’ai un peu saccagé le jeu. Je l’avais vu jouer une ou deux fois et je savais qu’il avait un bon coup droit et un bon service. J’ai pas mal joué en contre-pied sur son coup droit. Fallait le bouger, car il se déplace un peu difficilement. Henman ? Je l’ai vu jouer une dizaine de fois, dont neuf fois à la télévision. Je le connais très peu, mais je sais qu’il est très performant sur cette surface. Je n’ai rien à perdre et je chercherai à me faire plaisir. On ne sait jamais». Sébastien Grosjean (battu par Thomas Johansson) : «J’ai été assez irrégulier au service. Je l’ai breaké à trois reprises sans avoir pu confirmer. Mais je suis content de mon match. Il y avait une bonne ambiance et le public était derrière moi. La transition avec le monde des juniors est un peu difficile. Cette sixième défaite au premier tour ne m’inquiète pas trop. J’ai en effet perdu contre des joueurs de haut niveau, à une exception près. Et je n’étais pas très loin à chaque fois. J’attends le déclic». Mexico : victoire du Tchèque Jiri Novak Le Tchèque Jiri Novak a battu le Belge Xavier Malisse, 6-3, 6-3, dimanche en finale du tournoi de tennis sur terre battue de Mexico, épreuve de l’ATP Tour dotée de 350 000 dollars. Simple messieurs (finale): Jiri Novak (Tch) bat Xavier Malisse (Bel) 6-3, 6-3.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Arnaud Di Pasquale, 82e joueur mondial, n’a pas raté son entrée parisienne en salle lundi, à l’occasion du premier tour du 13e tournoi de Bercy. L’étonnant jeune homme, champion du monde junior en 1997 mais encore 572e au début de l’année, a en effet battu l’Australien Richard Fromberg (42e), 6-3, 6-4, en 1 heure et 14 minutes. D’une assurance incroyable pour ses 19 ans, il a notamment fait admirer la puissance de ses revers. Toutefois, Fromberg, joueur de terre battue un peu fruste, n’avait gagné qu’un seul match au cours de ses cinq derniers tournois en salle. Et Di Pasquale a commis 8 doubles fautes et 28 fautes directes, ce que son prochain adversaire, le Britannique Tim Henman, tête de série No 9, lui pardonnera difficilement dès mardi. D’autre part, il lui a fallu quatre balles de match avant de...