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Actualités - Conferences Et Seminaires

Rotary : conférence de Desmazière sur la coopération culturelle (photo)

Au cours de la réunion statutaire du Rotary Club de Beyrouth, qui s’est tenue hier midi à l’hôtel Carlton, M. Jean-François Desmazière, conseiller culturel près l’ambassade de France, a donné une causerie sur la coopération franco-libanaise culturelle, scientifique et technique. Qui représente, précise-t-il, une enveloppe annuelle de quelque 100 millions de FF de subvention . «La moitié de ces subventions, dit M. Desmazière, est allouée à la Mission culturelle française responsable de la plupart des actions de coopération. Une trentaine de millions vont aux six lycées français conventionnés. Il y a également des crédits pour les instituts de recherche (CERMOC, IFAPO…) et des crédits exceptionnels qui servent à lancer certains projets, comme l’ESA, l’Institut des finances, des projets pour l’UL, l’USJ…». Affirmant que le Liban est, proportionnellement au nombre d’habitants, le plus richement doté par la République française en matière de coopération, M. Desmazière a estimé que «pour le Quai d’Orsay, c’est sans doute la sixième enveloppe. Le service culturel à Beyrouth a deux fois plus de moyens que celui du Caire ou celui d’Ankara », a-t-il souligné . «La coopération française finance essentiellement des opérations d’expertise et de matière grise, a poursuivi M. Desmazière. Nous prenons en charge des personnels français pour les lycées, les centres culturels, les universités, des experts chargés de missions de courte durée. Pendant la guerre nous avions accentué les programmes de bourses d’études et de stages en France. Mais pour éviter l’exode des cerveaux qui commence à poser problème, nous allons désormais privilégier le travail de co-tutelle (entendre la formation) qui se fera sur place à Beyrouth avec deux ou trois déplacements par an». M. Desmazière a indiqué qu’«au Liban, nous travaillons finalement très peu avec les institutions publiques. Soixante-dix pour cent de nos actions se font avec des institutions privées, avec toutefois l’accord des autorités. A vrai dire, ce cas de figure pose quand même quelques difficultés de transparence et de cohérence, vu la multiplicité des partenaires…». Il a ensuite exposé les trois créneaux de la coopération: projets (ex. l’ESA ou la formation des fonctionnaires du ministère des Finances); procédures ( mise en place du CEDR: Comité pour l’évaluation, le développement et la recherche…) et produits (cours de langue, certifications…). Il a également retracé brièvement les structures de coopération et leur fonctionnement et a rappelé l’existence des quatre antennes du service culturel en province (Tripoli, Zahlé, Deir el Kamar et Saïda) avant d’aborder les divers objectifs de la coopération. «Les instructions que nous recevons de Paris sont relativement simples: il nous faut travailler avec les élites, prendre en compte les intérêts économiques de la République française et veiller également à ses intérêts linguistiques. Ce qui se traduit par quatre actions: maintenir un réseau français structuré, développer une coopération universitaire rénovée, coordonner nos opérations avec les bailleurs de fonds internationaux et enfin entretenir un flux d’activités et d’échanges indispensables au maintien des relations bilatérales fortes aussi bien dans le domaine privé que public…».
Au cours de la réunion statutaire du Rotary Club de Beyrouth, qui s’est tenue hier midi à l’hôtel Carlton, M. Jean-François Desmazière, conseiller culturel près l’ambassade de France, a donné une causerie sur la coopération franco-libanaise culturelle, scientifique et technique. Qui représente, précise-t-il, une enveloppe annuelle de quelque 100 millions de FF de subvention . «La moitié de ces subventions, dit M. Desmazière, est allouée à la Mission culturelle française responsable de la plupart des actions de coopération. Une trentaine de millions vont aux six lycées français conventionnés. Il y a également des crédits pour les instituts de recherche (CERMOC, IFAPO…) et des crédits exceptionnels qui servent à lancer certains projets, comme l’ESA, l’Institut des finances, des projets pour l’UL,...