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Actualités - Chronologie

Zhu Rongji attend l'appui de l'UE pour résister à la crise asiatique

Le nouveau premier ministre chinois Zhu Rongji, qui va effectuer sa première sortie internationale début avril au sommet Europe-Asie (ASEM) de Londres, attend de l’Union européenne (UE) qu’elle soutienne ses efforts pour résister à la crise financière asiatique. La Chine, seule puissance de la région à avoir été tant bien que mal épargnée par la tourmente financière des neuf derniers mois, apparaît renforcée par rapport à ses voisins. Elle n’en a pas moins besoin du soutien de la communauté internationale pour rétablir la stabilité dans la région, estime un diplomate européen en poste à Pékin. «Même si elle n’est pas affectée au premier chef, la Chine souhaite que la crise asiatique figure en tête de l’ordre du jour» du sommet des 2 et 3 avril, indique le diplomate. Selon lui, la Chine «est favorable à ce que la déclaration finale proclame sa confiance à l’égard des mesures déjà prises pour résoudre la crise», notamment le maintien de la parité du yuan chinois. «La Chine mettra en avant la non-dévaluation du yuan qu’elle considère comme sa contribution au rétablissement de la stabilité financière en Asie», prévoit ce diplomate. La Chine, dont le yuan n’est pas entièrement convertible et dont les marchés boursiers restent embryonnaires, est parvenue à maintenir la parité de sa devise, malgré la chute des monnaies des pays voisins. Mais cette politique pénalise les exportations chinoises, dont la croissance devrait revenir à moins de 10% cette année, contre plus de 20% en 1997. Pékin explique qu’une chute du yuan relancerait la spirale des dévaluations compétitives en Asie et finirait par se retourner contre l’économie chinoise. Confrontée au ralentissement de sa croissance et des investissements étrangers, la Chine espère que le sommet de Londres annonce de nouvelles mesures d’aide aux économies asiatiques, en plus des plans de sauvetage du Fonds monétaire international (FMI) auxquels elle a pris part en faveur de la Thaïlande, de l’Indonésie et de la Corée du Sud. La candidature chinoise à l’OMC Les ministres des Affaires étrangères de l’UE ont déjà évoqué au début du mois la mise en place d’un fonds destiné à financer l’envoi d’experts pour aider les pays asiatiques à restructurer leur secteur bancaire. Zhu Rongji pourra se prévaloir face à eux d’avoir engagé la Chine dans une réforme du système bancaire afin de lui éviter un scénario à la thaïlandaise. Il espère que la stabilité chinoise engage les investisseurs européens à renforcer leur présence sur le terrain. Le nouveau chef du gouvernement, qui rencontrera les représentants de l’UE pour un sommet sino-européen le 4 avril en marge de l’ASEM, pourrait leur demander d’appuyer une nouvelle fois la candidature de Pékin à l’Organisation mondiale du commerce (OMC), toujours en butte à l’hostilité des Etats-Unis. «La Chine voit dans l’ASEM l’occasion de renforcer le côté faible du triangle que l’Asie compose avec l’Europe et l’Amérique», commente un diplomate. Selon lui, l’ASEM offre en outre à la Chine un cadre diplomatique plus convivial que le Forum Asie-Pacifique (APEC) en raison de l’absence de Taïwan et des Etats-Unis. A la différence de l’APEC, l’ASEM traite cependant des questions politiques en plus de l’économie, un point qui gêne traditionnellement les dirigeants chinois. La question des droits de l’homme devrait être laissée de côté, les Quinze s’étant mis d’accord pour ne pas mettre cette année la Chine en accusation devant la commission des droits de l’homme de l’ONU. (AFP)
Le nouveau premier ministre chinois Zhu Rongji, qui va effectuer sa première sortie internationale début avril au sommet Europe-Asie (ASEM) de Londres, attend de l’Union européenne (UE) qu’elle soutienne ses efforts pour résister à la crise financière asiatique. La Chine, seule puissance de la région à avoir été tant bien que mal épargnée par la tourmente financière des neuf derniers mois, apparaît renforcée par rapport à ses voisins. Elle n’en a pas moins besoin du soutien de la communauté internationale pour rétablir la stabilité dans la région, estime un diplomate européen en poste à Pékin. «Même si elle n’est pas affectée au premier chef, la Chine souhaite que la crise asiatique figure en tête de l’ordre du jour» du sommet des 2 et 3 avril, indique le diplomate. Selon lui, la Chine «est...