Me Moghrabi explique les raisons de sa renonciation à défendre Keitel Hayeck
le 27 mars 1998 à 00h00
Dans un communiqué publié hier, Me Mohamed Moghrabi a précisé les raisons qui l’avaient poussé, mercredi, à renoncer à défendre le commandant de réserve Keitel Hayeck devant la Cour de justice dans l’affaire Karamé. Me Moghrabi a ainsi estimé qu’il lui était impossible d’accomplir sa mission selon sa conscience professionnelle dans cette affaire. Il a relevé plusieurs points qui lui paraissent suspects et en contradiction avec la Charte internationale des droits civils et politiques. Il a ainsi évoqué le fait que le délai qu’il a demandé pour étudier le dossier ne lui a pas été accordé. Il s’est ensuite insurgé contre le fait que les jugements de la Cour de justice sont sans recours, ce qui, selon lui, est incompatible avec les dispositions de la Charte précitée. Il a aussi parlé du fait que son ex-client avait été déjà jugé par un tribunal militaire syrien qui aurait siégé à la frontière libano-syrienne, ce qui est aussi contraire à la même Charte internationale des droits politiques et civils. Enfin, Me Moghrabi a protesté contre le fait que le commandant Hayeck soit détenu à Yarzé, sous le contrôle des services de renseignements de l’armée libanaise, ce qui le place à la merci de contraintes physiques et psychologiques et il a critiqué l’atmosphère dans laquelle se sont déroulées les deux audiences auxquelles il a assisté en partie avant de se retirer. Pour toutes ces raisons, il a préféré renoncer à défendre Hayeck, tout en se déclarant surpris par la rapidité avec laquelle la cour lui a trouvé un remplaçant.
Dans un communiqué publié hier, Me Mohamed Moghrabi a précisé les raisons qui l’avaient poussé, mercredi, à renoncer à défendre le commandant de réserve Keitel Hayeck devant la Cour de justice dans l’affaire Karamé. Me Moghrabi a ainsi estimé qu’il lui était impossible d’accomplir sa mission selon sa conscience professionnelle dans cette affaire. Il a relevé plusieurs points qui lui paraissent suspects et en contradiction avec la Charte internationale des droits civils et politiques. Il a ainsi évoqué le fait que le délai qu’il a demandé pour étudier le dossier ne lui a pas été accordé. Il s’est ensuite insurgé contre le fait que les jugements de la Cour de justice sont sans recours, ce qui, selon lui, est incompatible avec les dispositions de la Charte précitée. Il a aussi parlé du fait que son...
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