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Actualités - Chronologie

Les USA frustrés par l'ouverture aux étrangers du secteur pétrolier iranien

L’Iran ouvre de plus en plus son secteur pétrolier aux étrangers, alimentant la frustration des firmes américaines tenues à l’écart des contrats juteux en raison des sanctions imposées par Washington. «Les protestations s’élèvent de la part des compagnies américaines, contrariées de perdre ces occasions au profit de leurs concurrents étrangers», affirme une experte britannique sur le Proche-Orient, Rosemary Hollis, lors d’une conférence sur le pétrole et le gaz qui se tient cette semaine à Dubai. Dans la «bataille des contrats», les sanctions imposées à l’Iran par les Etats-Unis jouent en faveur des entreprises européennes, ajoute Mme Hollis, directrice du programme Proche-Orient au Royal Institute of Foreign Affairs de Londres. «Si les Etats-Unis réalisent que leur politique ne marche pas et que les développements internes en Iran justifient un changement d’orientation, les européens commenceront immédiatement à s’inquiéter de la concurrence américaine dans la bataille des contrats», souligne-t-elle. L’Iran a annoncé au cours de la conférence de Dubai son intention d’offrir prochainement de nouveaux contrats de prospection et de développement aux firmes étrangères, onshore et offshore, et les a invitées à s’associer à des projets en aval, comme le raffinage, la liquéfaction de gaz et la construction de gazoducs. Les réserves pétrolières iraniennes à découvrir vont de 20 à 30 milliards de barils, a affirmé le directeur du département d’exploration à la compagnie étatique, National Iranian Oil Company (NIOC), S.M. Mohaddes. Des entreprises américaines ont exprimé leur disposition à s’implanter en Iran, qui dispose de près de 9% des réserves mondiales avec 90 milliards de barils. Mais la loi américaine leur interdit toute transaction avec ce pays, accusé par Washington de soutenir le terrorisme. La compagnie américaine Syntroleum Corporation, spécialisée dans la conversion du gaz en produits pétroliers liquides comme le diesel, est intéressée par les réserves gazières de l’Iran, estimées à 23.000 milliards de mètres cubes, plaçant le pays au deuxième rang après la Russie. «La technologie de la conversion du gaz en liquide peut être précieuse pour l’Iran à cause de ses vastes ressources», affirme M. Mark A. Agee, président de la compagnie basée dans l’Oklahoma. «Une normalisation entre les Etats-Unis et l’Iran nous permettrait de travailler ensemble», ajoute-t-il. La firme américaine Conoco Inc. a pour sa part demandé la levée des sanctions contre l’Iran. «L’usage unilatéral des sanctions comme instrument de politique étrangère est une politique qu’il faut changer», a déclaré le PDG de Conoco Archive W. Dunham, ajoutant que sa compagnie était «prête à revenir en Iran dès que les sanctions seront levées». Première firme occidentale à avoir été admise en Iran depuis la révolution islamique de 1979, Conoco a dû renoncer à un accord pour développer le champ pétrolier offshore de Sirri en 1995 à cause des sanctions. La firme française Total s’est vue confier le contrat. La loi américaine dite d’Amato, punissant les firmes étrangères investissant plus de 40 millions de dollars par an dans le secteur pétrolier en Iran ou en Libye, n’a pas empêché Total de pousser son avantage. Associée au géant russe Gasprom et à la malaisienne Petronas, Total a décroché l’année dernière un deuxième contrat pour développer le champ gazier de South Pars pour un coût de deux milliards de dollars. Les trois partenaires ne semblent pas inquiets outre mesure de la menace de sanctions qui pèsent sur eux. «Nous ne nous retirerons pas», a affirmé le vice-président de Petronas, Mohammad Idris Mansor. (AFP)
L’Iran ouvre de plus en plus son secteur pétrolier aux étrangers, alimentant la frustration des firmes américaines tenues à l’écart des contrats juteux en raison des sanctions imposées par Washington. «Les protestations s’élèvent de la part des compagnies américaines, contrariées de perdre ces occasions au profit de leurs concurrents étrangers», affirme une experte britannique sur le Proche-Orient, Rosemary Hollis, lors d’une conférence sur le pétrole et le gaz qui se tient cette semaine à Dubai. Dans la «bataille des contrats», les sanctions imposées à l’Iran par les Etats-Unis jouent en faveur des entreprises européennes, ajoute Mme Hollis, directrice du programme Proche-Orient au Royal Institute of Foreign Affairs de Londres. «Si les Etats-Unis réalisent que leur politique ne marche pas et que les...