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Actualités - Interviews

Nasrallah : Israël a besoin d'acquis politiques pour se retirer

«Si Israël pense se retirer c’est qu’il se sent épuisé par les coups de boutoir que la résistance lui assène depuis des années, c’est une issue à laquelle il se voit contraint mais il ne passera jamais à l’exécution sans avoir réalisé des acquis politiques autrement ce retrait constituerait un vrai cataclysme politique qu’il ne peut se permettre car il ternirait l’image de son armée, prétendument invincible, et qui inspirerait certaines idées notamment aux Palestiniens». C’est le secrétaire général du Hezbollah sayed Hassan Nasrallah qui tient ces propos dans une interview qui sera publiée ce matin par «AL-Mouharrer News» qui paraît à Londres. Sayed Nasrallah ne considère pas l’acceptation israélienne de la 425 comme une simple manœuvre, mais comme une vraie capitulation dont le mérite revient essentiellement à la résistance. «Ceux qui prétendent que le recours de l’ennemi à la résolution 425 du Conseil de Sécurité est une simple manœuvre se trompent sur toute la ligne, car si on admet cette thèse on ne reconnaît aucun mérite à la résistance. Saigné à blanc, l’ennemi trouve dans cette résolution une issue de secours et tente d’obtenir un minimum de garanties pour ne pas perdre complètement la face», a précisé le dignitaire religieux chiite. Sayed Nasrallah a réitéré la position de son parti qui se montre intraitable sur ce chapitre des «garanties» ou des «arrangements». Harcèlement «Nous refusons de reconnaître à l’ennemi tout droit à des garanties ou à des arrangements de quelque nature qu’ils soient. Bien au contraire, l’Etat libanais se doit d’intenter aux généraux ennemis des procès devant des juridictions internationales pour les crimes qu’ils ont commis durant toutes ces années d’occupation et notre pays doit pouvoir obtenir des indemnités pour toutes les pertes, en hommes et en biens, qu’il a subies», a ajouté le secrétaire général du Hezbollah. «Un minimum de logique et de dignité est à observer de la part des autorités officielles libanaises et nous autres au parti demandons clairement un retrait inconditionnel de la part d’Israël autrement nous allons continuer à le harceler jusqu’à le contraindre à se retirer», a dit Nasrallah. Interrogé sur l’avenir de son parti dans le cas d’un retrait israélien, sayed Nasrallah a préféré ne rien dire afin que «l’ennemi ne puisse pas se servir de ses déclarations pour d’éventuelles manœuvres sournoises». Enfin le secrétaire général du Hezbollah a nié que son parti veuille lier tout possible retrait du sud à un éventuel retrait du Golan. «C’est une énorme confusion qu’il s’agit de clarifier: à aucun moment le Hezbollah n’a lié le retrait inconditionnel israélien du Sud à un éventuel retrait du Golan. Il serait absurde qu’on n’accepte pas un tel retrait du Sud sous prétexte qu’il n’est pas concomitant avec un retrait du Golan. C’est le président syrien Hafez el-Assad qui a lui-même précisé cela le jour où il a déclaré que la Syrie sera heureuse le jour où Israël se retirera du sud du Liban», a indiqué sayed Nasrallah avant d’ajouter: «La résistance se bat pour libérer les territoires libanais, tous les autres territoires, y compris le Golan et les territoires palestiniens, que nous considérons toujours comme occupés, font partie du dossier régional, et tous les pays arabes sont appelés à conjuguer leurs efforts pour les libérer». Quant à savoir si son parti irait se battre sur le Golan ou dans les territoires palestiniens qu’ils considèrent toujours comme occupés, sayed Nasrallah a préféré réserver sa réponse à plus tard «au jour où cette question sera réellement posée». Enfin le secrétaire général du Hezbollah a affirmé que «sa guerre n’est pas du tout menée contre la communauté juive mais bien contre l’impérialisme israélien» et cite à ce propos le cas des juifs iraniens qui «jouissent de tous leurs droits civiques et qui ont leur représentant à la Chambre».
«Si Israël pense se retirer c’est qu’il se sent épuisé par les coups de boutoir que la résistance lui assène depuis des années, c’est une issue à laquelle il se voit contraint mais il ne passera jamais à l’exécution sans avoir réalisé des acquis politiques autrement ce retrait constituerait un vrai cataclysme politique qu’il ne peut se permettre car il ternirait l’image de son armée, prétendument invincible, et qui inspirerait certaines idées notamment aux Palestiniens». C’est le secrétaire général du Hezbollah sayed Hassan Nasrallah qui tient ces propos dans une interview qui sera publiée ce matin par «AL-Mouharrer News» qui paraît à Londres. Sayed Nasrallah ne considère pas l’acceptation israélienne de la 425 comme une simple manœuvre, mais comme une vraie capitulation dont le mérite revient...