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Actualités - Chronologie

Espagne - Elections régionales Les modérés l'emportent au Pays Basque (photo)

Les nationalistes modérés ont remporté les élections régionales de dimanche au Pays Basque espagnol, considérées comme une étape importante sur la voie de la paix, à la suite de la trêve décrétée le 18 septembre dernier par l’Eta. De son côté, la branche basque du Parti populaire, au pouvoir à Madrid, qui est restée sceptique quant à la sincérité de la trêve, devient la deuxième force politique de la région. Selon les résultats officiels, le Parti nationaliste basque (PNV), qui domine la région depuis 18 ans et a joué un rôle déterminant dans l’obtention d’un cessez-le-feu de l’organisation séparatiste Eta, obtient 21 des 75 sièges qui étaient à pourvoir au Parlement régional. Le PNV disposait de 22 sièges dans l’assemblée sortante, élue en 1994. Ce score lui permet de former un autre gouvernement de coalition. Si le PNV a exclu un accord avec Herri Batasuna, branche politique de l’Eta, en raison de son radicalisme, il pourrait renouer avec le Parti socialiste ou bien tenter de gouverner seul. Bénéficiaire de la trêve de l’Eta, Euskal Herritarok («Nous les citoyens Basques») — l’appellation sous laquelle Herri Batasuna a décidé de participer au scrutin — obtient 14 sièges, contre 11 précédemment. Le Parti populaire enregistre aussi une importante progression puisqu’il passe de 11 à 16 sièges et les socialistes remportent deux sièges de plus que dans la précédente législature, avec 14 députés. Les nationalistes Basques se sont vivement opposés aux deux partis au cours de la campagne. Si ceux-ci enregistrent des progrès, ce n’est pas assez pour les inquiéter. Plus de 70% des quelque 1,8 million d’électeurs, un record, se sont rendus aux urnes dimanche malgré une pluie battante au Pays Basque espagnol. Par ce scrutin, les électeurs basques étaient appelés en fait à désigner les futurs négociateurs d’éventuels pourparlers de paix en faveur desquels l’ensemble des nationalistes se sont prononcés en septembre. Le gouvernement espagnol refuse lui d’engager des négociations avec l’Eta tant qu’elle n’aura pas renoncé irrévocablement à la violence. C’est la première fois que les Basques pouvaient voter sans craindre d’attaque de l’Eta. Si elle a renoncé pour l’instant à la violence, l’organisation séparatiste refuse toutefois de s’excuser pour ses actions passées. «C’est l’État espagnol qui devrait demander des excuses» , a déclaré sur la BBC un porte-parole masqué. Nicolas Redondo, secrétaire général du Parti socialiste basque, a appelé l’Eta à respecter le résultat du scrutin et à écouter la voix de la population qui demande «la fin du terrorisme et le commencement d’une paix définitive».
Les nationalistes modérés ont remporté les élections régionales de dimanche au Pays Basque espagnol, considérées comme une étape importante sur la voie de la paix, à la suite de la trêve décrétée le 18 septembre dernier par l’Eta. De son côté, la branche basque du Parti populaire, au pouvoir à Madrid, qui est restée sceptique quant à la sincérité de la trêve, devient la deuxième force politique de la région. Selon les résultats officiels, le Parti nationaliste basque (PNV), qui domine la région depuis 18 ans et a joué un rôle déterminant dans l’obtention d’un cessez-le-feu de l’organisation séparatiste Eta, obtient 21 des 75 sièges qui étaient à pourvoir au Parlement régional. Le PNV disposait de 22 sièges dans l’assemblée sortante, élue en 1994. Ce score lui permet de former un autre...