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Actualités - Reportage

Exploitation sexuelle et prostitution

Une étude préliminaire a été menée dès août 1996, à la demande de la Fédération abolitionniste internationale, par un groupe d’experts libanais. Cette étude avait été rapportée dans Chroniques Sociales en 1997: «... Nous avons repéré des centres sociaux (ONG et structures étatiques) opérant dans différentes régions du Liban: Beyrouth (Nabaa, Manara, Chyah, Bourj-Brajneh, Khaldé); Liban-Sud (Saïda, Tyr); le Mont-Liban (Metn-Kesrouan); le Liban-Nord (Tripoli)... Nous avons repéré 193 cas d’exploitation sexuelle d’enfants». «... Les infractions sexuelles, intra-familiales occupent le premier rang de la gamme de pratique d’exploitation sexuelle identifiée par les interviewés. Ainsi et malgré la difficulté de confirmation habituelle du diagnostic, 11 répondants signalent l’inceste sans autant préciser le nombre de cas. Toutefois, la majorité des victimes s’avère être des filles entre 7 et 17 ans. À ce niveau on remarque que la “règle du silence” règne toujours, très peu d’enfants parlent de cela... Le taux d’inceste le plus élevé se trouve à Beyrouth». «Dans la catégorie de pratiques d’exploitation sexuelle extrafamiliale des enfants, la pédophilie et la prostitution des mineurs sont les deux infractions évoquées presque à égalité. La pédophilie concerne les délits à majorité homosexuelle à l’égard du sexe masculin (7-15 ans). La prostitution implique une exploitation plutôt organisée qui gère les services sexuels de jeunes filles de 12-17 ans dans les grandes villes de Beyrouth, Saïda, Tripoli». «Les agressions sexuelles telles que le viol sont également identifiées (10 répondants) sans signaler l’utilisation ou non d’armes, de menaces, avec ou sans inflexion de lésions corporelles. Ces cas ont été signalés dans toutes les régions considérées dans l’étude». L’incitation à des contacts appelés communément par les répondants «harcèlement sexuel» n’a pas permis de comprendre si dans ce genre de pratique les infractions sont directes ou indirectes, si l’enfant se trouve invité, engagé, ou incité à se toucher ou à toucher une tierce personne. Les interviewés ont inclus dans cette catégorie la poursuite répétitive d’une personne plus âgée vers un enfant moins âgé. Deux personnes ont répondu en avoir rencontré sans pouvoir donner le nombre. Le sexe est mixte, l’âge se situe entre 5 et 17 ans. «Enfin certaines actions indécentes conduites à l’égard des enfants sont repérées telles que le voyeurisme, le propos et les images obscènes». «La corruption d’enfants telle que la sorcellerie et l’exorcisme ont été également signalés. Deux jeunes filles de moins de 17 ans ont été exploitées sexuellement par des “sorciers” qui étaient supposés conjurer un envoûtement». «Les facteurs à la base de cette exploitation sont principalement liés aux causes parentales et familiales». Ces causes sont liées au milieu et à l’environnement. Elles sont socio-économiques dans la mesure où la pauvreté constitue une «toile de fond». «L’enfant étant exploité par sa propre famille», le profit devient un atout alléchant. La non-scolarisation et le travail précoce en font une «cible» facile.
Une étude préliminaire a été menée dès août 1996, à la demande de la Fédération abolitionniste internationale, par un groupe d’experts libanais. Cette étude avait été rapportée dans Chroniques Sociales en 1997: «... Nous avons repéré des centres sociaux (ONG et structures étatiques) opérant dans différentes régions du Liban: Beyrouth (Nabaa, Manara, Chyah, Bourj-Brajneh, Khaldé); Liban-Sud (Saïda, Tyr); le Mont-Liban (Metn-Kesrouan); le Liban-Nord (Tripoli)... Nous avons repéré 193 cas d’exploitation sexuelle d’enfants». «... Les infractions sexuelles, intra-familiales occupent le premier rang de la gamme de pratique d’exploitation sexuelle identifiée par les interviewés. Ainsi et malgré la difficulté de confirmation habituelle du diagnostic, 11 répondants signalent l’inceste sans autant...