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Actualités - Opinion

Opinion Quelques priorités

Maintenant que nous sommes à l’aube d’une nouvelle présidence et à la veille d’un nouveau gouvernement et que plusieurs mois ont déjà été perdus pour ce qui est de l’amélioration du paysage économique et social, il convient de formuler ces quelques remarques: – Il est utile que le futur gouvernement, à travers des rencontres avec les organismes, des séminaires, définisse le futur visage économique du Liban. Quels secteurs faudra-t-il développer? On ne peut être premier en tout et qui trop embrasse mal étreint: on ne peut être un pays à la fois touristique, industriel, commercial, financier et agricole. Il convient de procéder donc à une étude approfondie en tenant compte de nos capacités matérielles, humaines, technologiques, et peut-être réinstituer un ministère du Plan qui prendrait à sa charge de réaliser nos ambitions. – Le gouvernement, dans ses projets futurs (zones franches, amélioration du port, etc.) doit tenir compte des progrès réalisés par les autres pays arabes et surtout des prix appliqués dans ces pays. Il est malsain, en effet, de persister à vivre sur un îlot isolé, à l’aube de la mondialisation et des frontières économiques ouvertes. – Il faut que le gouvernement hâte la reconstruction de l’infrastructure, spécifiquement les routes, car les entreprises ne peuvent écouler leurs produits ou envisager un chiffre d’affaires supérieur sans avoir les moyens de leurs politiques. – Il faut que les ministres donnent l’exemple aux citoyens, en matière de train de vie: dans nul pays en cours de reconstruction ou qui a besoin d’aides et, d’investissements énormes, on ne voit autant de voitures de luxe, d’escortes, de réceptions somptueuses. L’étranger ne peut pas être convaincu du bien-fondé de notre cause devant de tels comportements; de même, le citoyen libanais n’est pas prêt à réduire son train de vie, à consentir des sacrifices, lorsque l’exemple ne vient pas d’en-haut. – Il faudrait que le gouvernement améliore le contact avec les Libanais résidant à l’extérieur car ces derniers constituent une richesse pour le Liban, surtout à la lumière des dernières crises mondiales. Il faudrait, en gros, que le futur gouvernement fasse un bilan des erreurs ou des échecs passés pour essayer d’améliorer le futur.
Maintenant que nous sommes à l’aube d’une nouvelle présidence et à la veille d’un nouveau gouvernement et que plusieurs mois ont déjà été perdus pour ce qui est de l’amélioration du paysage économique et social, il convient de formuler ces quelques remarques: – Il est utile que le futur gouvernement, à travers des rencontres avec les organismes, des séminaires, définisse le futur visage économique du Liban. Quels secteurs faudra-t-il développer? On ne peut être premier en tout et qui trop embrasse mal étreint: on ne peut être un pays à la fois touristique, industriel, commercial, financier et agricole. Il convient de procéder donc à une étude approfondie en tenant compte de nos capacités matérielles, humaines, technologiques, et peut-être réinstituer un ministère du Plan qui prendrait à sa charge de...