Du réalisateur Jean-Claude Codsi ce coup de chapeau à un collègue. «C’était le samedi dernier à 20 heures, à l’Empire Sodeco. La salle était pratiquement pleine et nous assistions à la projection du film de Ziad Doueiri: «West Beyrouth». J’ai été réconforté. D’abord par le film: un ensemble léger et cohérent, un ton délicieusement adolescent et rebelle, une libre traversée de la guerre, sans entrave ni complaisance. Et c’est bien. La famille du jeune «Tarek Noueiri» est attachante par la justesse de ses personnages et de leur interprétation (merci Joseph Abou Nassar, merci Carmen Lebbos). Les enfants sont libres, ils ne craignent pas de parler de sexualité et de religion, nous savons combien cela est difficile au Liban, et ils réussissent à naviguer en évitant les écueils. Et la salle réagissait bien: la censure a enfin été compréhensive, elle a laissé passer les savoureuses injures du parler populaire beyrouthin qui, jusque là, étaient prohibées par la Sûreté générale. Aurait-on décidé que le public libanais étiat devenu adulte? Il faut l’espérer. en tout cas samedi soir, il l’a prouvé. Lorsque les enfants se mirent à tenir des propos fougueux et innocents sur la Croix et le Coran, le public se tut certes, attentif à leur propos, mais cela ne provoqua ni commentaie déplaisant, ni réaction déplacée. Allez voir West Beyrouth. Laissez taire vos appréhensions sur la représentation de la guerre: le film réussit à la placer à l’arrière-plan. Il y a certes quelques passages maladroits, notamment au début, mais la fraîcheur et l’innocence des protagonistes nous réconcilient avec nous-mêmes, et la qualité de la facture cinématographique amèneront, j’espère, le public libanais à être encore plus attentif à son cinéma national. Bon vent pour «West Beyrouth»
Du réalisateur Jean-Claude Codsi ce coup de chapeau à un collègue. «C’était le samedi dernier à 20 heures, à l’Empire Sodeco. La salle était pratiquement pleine et nous assistions à la projection du film de Ziad Doueiri: «West Beyrouth». J’ai été réconforté. D’abord par le film: un ensemble léger et cohérent, un ton délicieusement adolescent et rebelle, une libre traversée de la guerre, sans entrave ni complaisance. Et c’est bien. La famille du jeune «Tarek Noueiri» est attachante par la justesse de ses personnages et de leur interprétation (merci Joseph Abou Nassar, merci Carmen Lebbos). Les enfants sont libres, ils ne craignent pas de parler de sexualité et de religion, nous savons combien cela est difficile au Liban, et ils réussissent à naviguer en évitant les écueils. Et la salle réagissait...
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