Italie - La crise politique se prolonge Prodi jette l'éponge (photo)
le 16 octobre 1998 à 00h00
Le président du Conseil italien démissionnaire Romano Prodi a annoncé jeudi qu’il renonçait à former un nouveau gouvernement à l’issue d’un entretien avec le président de la République Oscar Luigi Scalfaro. «Ma tâche s’est révélée impossible. L’unique condition, inacceptable pour moi, aurait été de détruire la coalition de l’Olivier» (centre-gauche), a déclaré Romano Prodi après s’être entretenu pendant environ 20 minutes avec M. Scalfaro au palais du Quirinal. La présidence de la République a annoncé que M. Scalfaro allait entamer un nouveau «bref» tour de consultations dès jeudi après-midi. Romano Prodi avait été «prédésigné» mardi soir par Oscar Luigi Scalfaro pour le poste de président du Conseil, à condition qu’il retrouve une majorité à la Chambre des députés. M. Prodi a donc échoué dans sa tentative, pris en tenaille entre les communistes dissidents d’Armando Cossuta et les centristes de droite de l’ancien président de la Répu blique démocrate-chrétien Francisco Cossiga. Ce dernier, devenu l’arbitre de la crise politique avec les voix des 29 députés de son petit parti de centre-droit, l’Union démocratique pour la République (UDR), a rejeté mercredi soir la tentative de M. Prodi de former un gouvernement-bis, près d’une semaine après la chute de sa première équipe. Romano Prodi a été mis en minorité vendredi 9 octobre d’une seule voix par la Chambre des députés lors d’un vote de confiance, malgré le ralliement des communistes dissidents regroupés autour d’Armando Cossutta. Le centre-gauche, les communistes et le président de la République veulent éviter à tout prix des élections anticipées. Jeudi le nom du secrétaire national des Démocrates de gauche (DS), le principal parti de la coalition de l’Olivier, Massimo D’Alema, était avancé par une partie de la presse italienne et par les communistes dissidents. M. D’Alema, formé à l’école de l’ancien Parti communiste italien, a fermement ancré son parti dans la social-démocratie en disant adieu au marxisme. Il est un des personnages clés de la politique italienne et est considéré comme l’architecte du succès de la gauche aux élections législatives d’avril 1996. Durant toute la crise il s’est prononcé pour un élargissement de la coalition aux centristes de droite de Francesco Cossiga et a toujours maintenu le dialogue avec ce dernier. Les cossutistes ont annoncé jeudi qu’ils appuieraient un gouvernement nommé par Massimo D’Alema. Mais il n’est pas sûr que ce dernier accepte une aventure politique risquée. Reste toujours la solution d’un gouvernement de techniciens dirigé par le ministre de l’Économie Carlo Azglio Ciampi, le ministre des Affaires étrangères Lamberto Dini ou encore par le président du Sénat Nicola Mancino.
Le président du Conseil italien démissionnaire Romano Prodi a annoncé jeudi qu’il renonçait à former un nouveau gouvernement à l’issue d’un entretien avec le président de la République Oscar Luigi Scalfaro. «Ma tâche s’est révélée impossible. L’unique condition, inacceptable pour moi, aurait été de détruire la coalition de l’Olivier» (centre-gauche), a déclaré Romano Prodi après s’être entretenu pendant environ 20 minutes avec M. Scalfaro au palais du Quirinal. La présidence de la République a annoncé que M. Scalfaro allait entamer un nouveau «bref» tour de consultations dès jeudi après-midi. Romano Prodi avait été «prédésigné» mardi soir par Oscar Luigi Scalfaro pour le poste de président du Conseil, à condition qu’il retrouve une majorité à la Chambre des députés. M. Prodi a donc...
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