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Actualités - Chronologie

Cyclisme - Dopage (Affaire Festina) Richard Virenque persiste et signe (photo)

Richard Virenque, leader de Festina, a réaffirmé jeudi n’avoir jamais pris de produits dopants en connaissance de cause, à l’issue d’une confrontation à Lille avec les anciens soigneur et médecin de son équipe, Willy Voet et Eric Ryckaert. «Je ne suis pas coupable et sanctionnable mais victime», a déclaré Richard Virenque, lors d’une conférence de presse à l’aéroport de Lille-Lesquin. «Pour les aveux que vous attendez, de dire si j’ai pris ou non des produits positifs, non je n’en ai pas pris», a-t-il affirmé. «On a discuté longuement et il n’y a rien qui a changé vraiment par rapport aux déclarations précédentes», a poursuivi le coureur. Richard Virenque a regretté, avec son avocat Me Gilbert Collard, que l’ancien soigneur de l’équipe, Willy Voet, arrêté le 8 juillet à la frontière franco-belge en possession de produits dopants, n’ait pas apporté ses carnets. Menaces de mort À son arrivée au Palais de justice, avant la confrontation qui a débuté à 09h30, l’avocat de Willy Voet avait déclaré que son client était l’objet de menaces anonymes au sujet de ces carnets où il notait entre autres les prises de produits dopants des coureurs. On lui a dit «tu es un homme mort si tu les donnes», a indiqué Me Jean-Louis Bessis. Lors de la confrontation, qui a duré près de trois heures, le juge Patrick Keil a demandé à Willy Voet de lui remettre ses carnets, principe que l’ancien soigneur a accepté, a indiqué à l’AFP Gérald Vinsonneau, premier procureur adjoint à Lille. Ce qui est inscrit sur celui qui a été saisi en juillet est «suffisamment éloquent» avec des noms de coureurs dont celui de Richard Virenque et les doses concernant chacun d’entre eux, a-t-il ajouté. «Mais des doses de quoi, cela reste à établir», a dit M. Vinsonneau. «Aujourd’hui cette instruction n’a pas fait avancer le dossier. Il n’y a aucune accusation de dopage contre Richard Virenque, même Willy Voet n’articule pas cette accusation, dans le bureau du juge du moins», a déclaré Me Collard en ajoutant: «On attend avec impatience ces carnets parce que cela va être le moyen peut-être de démontrer qu’il y a eu une manipulation médiatique, cela va être grave de conséquences». L’avocat de Willy Voet, Me Bessis, a indiqué pour sa part qu’il portait plainte pour dénonciation calomnieuse contre Richard Virenque, en affirmant que le coureur avait accusé Willy Voet d’être un «dealer» et d’avoir tiré profit du trafic de produits interdits. «Je ne l’ai jamais accusé d’être un trafiquant», a rétorqué Richard Virenque. Faire cesser le dopage «À partir de maintenant, a indiqué Me Collard, notre souci c’est de faire tout ce qu’on pourra pour que le dopage, qui est une institution dans le sport, cesse parce que l’on sait qu’au bout du compte c’est le coureur qui est détérioré, abîmé, assassiné». L’avocat a menacé de rendre public le dossier: «On ne peut pas accepter qu’il y ait des accusations portées contre quelqu’un sur des bases qui ne figurent pas dans la procédure». Il a indiqué par ailleurs avoir demandé au juge de convoquer deux autres coureurs de Festina qu’il défend, Pascal Hervé, qui nie s’être dopé et Laurent Brochard, qui a reconnu avoir pris des produits interdits. Richard Virenque, partie civile dans l’affaire, a par ailleurs indiqué avoir précisé au juge Keil le rôle du docteur Ryckaert, écroué depuis le 17 juillet. «J’ai dit que quand il me faisait les récupérations, il cassait les ampoules devant moi et préparait les préparations et me les injectait». «Les ampoules, je les connais», a souligné le coureur. Le leader de Festina s’est déclaré «très motivé» pour la dernière course de la saison, le Tour de Lombardie, samedi en Italie. «On essaie de me salir à tous les niveaux (....) mais j’essaie de tenir le cap (...) la meilleure réponse que j’aurai à tout cela c’est de gagner la course».
Richard Virenque, leader de Festina, a réaffirmé jeudi n’avoir jamais pris de produits dopants en connaissance de cause, à l’issue d’une confrontation à Lille avec les anciens soigneur et médecin de son équipe, Willy Voet et Eric Ryckaert. «Je ne suis pas coupable et sanctionnable mais victime», a déclaré Richard Virenque, lors d’une conférence de presse à l’aéroport de Lille-Lesquin. «Pour les aveux que vous attendez, de dire si j’ai pris ou non des produits positifs, non je n’en ai pas pris», a-t-il affirmé. «On a discuté longuement et il n’y a rien qui a changé vraiment par rapport aux déclarations précédentes», a poursuivi le coureur. Richard Virenque a regretté, avec son avocat Me Gilbert Collard, que l’ancien soigneur de l’équipe, Willy Voet, arrêté le 8 juillet à la frontière...