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Actualités - Chronologie

"Rester à l'écart des dérives sectaires et partisanes" (photos)

Durant les neuf années qu’il a passées à la tête de l’armée libanaise, le général Émile Lahoud a défini à différentes occasions les grandes options qui ont dicté sa ligne de conduite en tant que commandant en chef. Évoquant le déploiement de la troupe au Liban-Sud et dans la Békaa-Ouest, s’agissant d’Israël, le général Lahoud avait déclaré un jour: «Nous nous rendons au Sud car le Liban s’est affaibli lorsque l’armée a tourné le dos aux frontières du Sud. La Syrie demeure notre meilleure alliée, ne reculant devant aucun sacrifice pour nous venir en aide. La coordination entre nos deux armées a atteint aujourd’hui des niveaux sans précédents. Les résultats sont probants: une assistance en équipement militaire importante, un soutien militaire au niveau du maintien de la stabilité et de la sécurité nationale, et la formation des militaires». Le général Lahoud a ainsi établi une nouvelle doctrine au niveau de l’armée pour tout ce qui a trait aux rapports du Liban avec la Syrie et Israël. Il estime ainsi que «l’agression israélienne vise à rompre les liens de coordination politique et diplomatique entre le Liban et la Syrie». Lors d’un discours prononcé le 2 avril 1995 devant des officiers et soldats, il avait notamment déclaré à ce propos: «À travers ses agressions quotidiennes contre les villages libanais pacifiques et ses menaces politiques, l’ennemi israélien entreprend d’affaiblir les positions syriennes et libanaises. En essayant de les isoler, Israël vise à nous imposer ses conditions comme elle l’a fait avec d’autres pays arabes. Mais cette tactique de pressions et d’agressions ne réussira jamais tant que nous poursuivrons notre coopération avec la Syrie». Préserver les libertés Au plan strictement interne, le général Lahoud a souvent souligné que «le devoir de l’armée est de défendre l’unité et la légitimité de la nation et de protéger les citoyens». Se montrant plus explicite à ce propos, le général Lahoud déclare: «L’armée est tenue de défendre les principes nationaux de la démocratie, de la liberté, de la justice, de la souveraineté et de l’unité nationale. Nous devons respecter notre serment dans nos tâches quotidiennes. L’expérience a montré que les hommes consciencieux et responsables se tiennent mieux à l’écart des dérives sectaires et partisanes. Nous appartenons à un pays fondé sur la démocratie parlementaire. Nous devons la protéger et préserver les libertés en nous conformons aux directives de l’autorité civile constitutionnelle». Il reste que le général Lahoud a pris soin de souligner, lors des dernières élections législatives, que «les expériences passées ont appris à l’armée que le parti pris politique de l’armée n’engendrait que destruction et anarchie dont les résultats sont encore visibles pour tous». «C’est pourquoi nous insistons sur le respect de la discipline militaire en s’élevant au-dessus des intérêts mesquins pour ne regarder que l’intérêt de la nation», a précisé le général Lahoud.
Durant les neuf années qu’il a passées à la tête de l’armée libanaise, le général Émile Lahoud a défini à différentes occasions les grandes options qui ont dicté sa ligne de conduite en tant que commandant en chef. Évoquant le déploiement de la troupe au Liban-Sud et dans la Békaa-Ouest, s’agissant d’Israël, le général Lahoud avait déclaré un jour: «Nous nous rendons au Sud car le Liban s’est affaibli lorsque l’armée a tourné le dos aux frontières du Sud. La Syrie demeure notre meilleure alliée, ne reculant devant aucun sacrifice pour nous venir en aide. La coordination entre nos deux armées a atteint aujourd’hui des niveaux sans précédents. Les résultats sont probants: une assistance en équipement militaire importante, un soutien militaire au niveau du maintien de la stabilité et de la...