La mobilisation de dizaines de milliers de lycéens français, qui réclament plus de professeurs et de salles de classes, s’est amplifiée mardi, au lendemain d’une série de manifestations qui ont vu défiler plus de 50 000 jeunes dans les rues des villes de France. Une coordination lycéenne constituée des représentants d’une trentaine d’établissements de Paris et de la région parisienne a lancé un appel à une grande manifestation nationale dans la capitale jeudi. Le mouvement a connu une mobilisation record mardi matin à Bordeaux où une manifestation a réuni 16 000 lycéens, selon la préfecture. Les manifestants ont quitté la place de la Victoire en milieu de matinée et se sont rendus devant le Conseil régional en passant devant le rectorat. «Classes surchargées, ça peut plus durer, ça va péter», proclamait leur banderole. «Classes bourrées» En Bretagne, environ 6 000 lycéens, 5 000 selon la police, se sont rassemblés dans le centre de Rennes pour protester à nouveau contre des classes surchargées et le manque de professeurs. Venus de l’ensemble des lycées de l’agglomération rennaise, ils attendaient leurs camarades de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor), Quimper et de Brest (Finistère) pour défiler jusqu’au rectorat. Les nombreuses pancartes et banderoles émergeant de la manifestation affichaient: «classes bourrées, on en a assez» ou «surcharge des classes=un aller direct à la casse». «Je suis en première littéraire et on est 40 dans la classe, à ce niveau, les profs n’ont pas le temps de s’occuper de nous, que l’on suive ou pas, c’est pareil et c’est chacun pour soi», a expliqué Sophie, 16 ans, élève au lycée Bréquigny. À Lille, des incidents ont marqué la manifestation de mardi matin, des vitrines ayant été brisées et des magasins vandalisés. À Lyon, environ 10 000 lycéens, selon la police, ont défilé en fin de matinée dans les rues du centre, après s’être rassemblés sur la principale place de la ville, Bellecour, au lendemain d’une manifestation qui avait réuni un millier d’entre eux. Le ministre de l’Éducation, Claude Allègre, a annoncé lundi qu’il avait demandé aux recteurs d’engager d’urgence des enseignants contractuels pour combler ces déficits. Il a réaffirmé qu’il «comprenait» le mouvement des lycéens, qu’il trouvait «normal» qu’ils réclament des enseignants, mais il a ajouté qu’il ne pouvait satisfaire d’un coup toutes leurs demandes. Les élèves, qui protestent contre les classes surchargées, le manque de professeurs et la vétusté de certains établissements, ont reçu le soutien du Parti communiste, des Verts et de plusieurs fédérations syndicales. Les manifestants ont également l’appui des syndicats d’enseignants et des parents d’élèves,
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La mobilisation de dizaines de milliers de lycéens français, qui réclament plus de professeurs et de salles de classes, s’est amplifiée mardi, au lendemain d’une série de manifestations qui ont vu défiler plus de 50 000 jeunes dans les rues des villes de France. Une coordination lycéenne constituée des représentants d’une trentaine d’établissements de Paris et de la région parisienne a lancé un appel à une grande manifestation nationale dans la capitale jeudi. Le mouvement a connu une mobilisation record mardi matin à Bordeaux où une manifestation a réuni 16 000 lycéens, selon la préfecture. Les manifestants ont quitté la place de la Victoire en milieu de matinée et se sont rendus devant le Conseil régional en passant devant le rectorat. «Classes surchargées, ça peut plus durer, ça va péter»,...