NBA - Situation critique Le championnat professionnel ne démarre toujours pas
le 14 octobre 1998 à 00h00
Jamais la situation n’a été aussi critique en NBA: il y a désormais de très fortes probabilités pour que le 53e championnat de l’histoire ne démarre pas à la date prévue le 3 novembre prochain et soit purement et simplement annulé. Les choses n’ont en effet pas du tout évolué depuis le début du lock-out décrété le 1er juillet dernier par les propriétaires des franchises qui souhaitent renégocier le contrat global de travail. À l’issue d’une deuxième entrevue, la semaine dernière, entre les patrons des équipes et les représentants du syndicat des joueurs, le vice-président de la NBA, Russ Granik, a fait part de son pessimisme. La prochaine étape de ce conflit salarial devrait intervenir en fin de semaine, quand le médiateur chargé du dossier dira si oui ou non les propriétaires doivent verser les salaires des joueurs toujours sous contrat pendant la durée du lock-out. La réponse à cette question valant 800 millions de dollars, les deux parties ont déjà indiqué qu’elles feraient appel en cas de décision défavorable. La situation ne devrait donc guère se décanter et il deviendra alors matériellement impossible en quelques jours de conclure les transferts souhaités – actuellement toute négociation est interdite – et de mettre sur pied les camps d’entraînements avant la date fatidique du 3 novembre. Trésors de guerre Tous les matches de pré-saison et les camps réservés aux rookies – débutants dans la Ligue – ont d’ailleurs d’ores et déjà été annulés. D’autres signes montrent également que les protagonistes sont prêts à camper de longues semaines encore sur leurs positions. D’une part, le syndicat des joueurs aurait amassé auprès de ses riches membres un «trésor de guerre» d’environ 100 millions de dollars pour mener ses actions futures. Les propriétaires peuvent également voir venir puisqu’ils sont assurés de toucher, même si le championnat est annulé, la première partie de l’énorme contrat signé pour quatre ans entre la NBA et plusieurs chaînes de télévisions. Soit près de 23 millions de dollars par équipe. Les propriétaires des franchises ont décrété ce lock-out, le troisième de l’histoire, afin de négocier l’abaissement progressif de 57% à 48% de la part des revenus de la NBA allant directement dans la poche des joueurs en dépit du plafonnement salarial imposé à chaque équipe. Ils souhaitent également la suppression de «l’exception Larry Bird», qui permet pour l’instant à une équipe de résilier à n’importe quel prix ses meilleurs joueurs en fin de contrat. Michael Jordan et les Bulls en ont largement usé la saison dernière. Aujourd’hui, le premier nommé attend de connaître l’issue de ce conflit salarial pour savoir quelle suite donner à sa carrière.
Jamais la situation n’a été aussi critique en NBA: il y a désormais de très fortes probabilités pour que le 53e championnat de l’histoire ne démarre pas à la date prévue le 3 novembre prochain et soit purement et simplement annulé. Les choses n’ont en effet pas du tout évolué depuis le début du lock-out décrété le 1er juillet dernier par les propriétaires des franchises qui souhaitent renégocier le contrat global de travail. À l’issue d’une deuxième entrevue, la semaine dernière, entre les patrons des équipes et les représentants du syndicat des joueurs, le vice-président de la NBA, Russ Granik, a fait part de son pessimisme. La prochaine étape de ce conflit salarial devrait intervenir en fin de semaine, quand le médiateur chargé du dossier dira si oui ou non les propriétaires doivent verser les...
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