Le Centre culturel français, rue de Damas, a annoncé hier son programme annuel au cours d’une conférence de presse à deux voix : Jean-Claude Voisin pour les activités culturelles en général et Dominique Chastre pour l’audio-visuel. Précisant que l’année culturelle du C.C.F. commence avec la rentrée scolaire, en automne, et se termine début septembre, Jean-Claude Voisin a dressé un bilan rapide de la saison écoulée, retenant trois idées principales : l’importante présence d’artistes français au Liban ; la coopération avec les autres ambassades installées à Beyrouth et la place de choix accordée à la création, notamment à travers les deux événements clé de l’été : «Le Mois de la Photographie» et le spectacle «Nuits guerrières» de Gilles Zaepfel, préparé et présenté à Saïda. Pour la saison qui démarre, Jean-Claude Voisin a d’emblée souligné les priorités du C.C.F. : renforcer la coopération franco-libanaise et favoriser l’approche de nouvelles pratiques culturelles, autrement dit sortir les spectacles des salles, aller vers le public, se produire «en extérieur». Il a ensuite cité, chapitre par chapitre, les objectifs principaux du centre. Entre autres : — Arts plastiques : développer la politique d’aide aux jeunes talents, en organisant notamment des expositions (peinture, mode, photographie ou installations), au C.C.F. ou ailleurs. Sans oublier quelques expositions d’artistes français, ainsi qu’une ouverture sur l’Europe, en particulier sur l’Allemagne. — Théâtre : ouverture avec la pièce d’André Roussin «Lorsque l’enfant paraît», mise en scène par Nadine Makdessi et jouée salle Montaigne. Le 12 novembre, Jean Piat redonnera à l’hôtel Al-Bustan son spectacle «De Sacha à Guitry». Le 13 novembre, il fera une lecture de poèmes de Georges Schehadé au théâtre Monnot. Et côté «jeune création libanaise», une pièce a été commandée, pour le début de la nouvelle année 1999, à Joe Kodeih, «un des jeunes espoirs libanais francophones les plus méritants d’aujourd’ hui», dit M. Voisin. Il s’agit d’une pièce originale, interprétée par une actrice seule, un «one woman show» donc intitulé «Matâr (aéroport) Charles-de- Gaulle». Une sorte de critique de la société libanaise contemporaine, moulée dans un dialogue franco-libanais. En février, le théâtre Monnot accueillera un atelier spécial : pendant trois semaines, un groupe d’étudiants de différentes universités libanaises travailleront, en collaboration avec des professionnels français, au montage d’une œuvre d’un jeune dramaturge français contemporain. Au mois de mai, un «gros spectacle, très lourd» mis en scène par Irina Brook, fille de Peter Brook, qui concerne surtout la communauté arménienne. Présentée à Avignon, cette pièce sera jouée (en français) une dizaine de fois au théâtre Monnot . Une coproduction Ministère français des Affaires étrangères-Théâtre Monnot. Et encore, en collaboration avec l’Université libanaise, le C.C.F. prépare pour le printemps un festival du mime et du geste : une animation d’extérieur qui déambulera dans les rues de la capitale.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le Centre culturel français, rue de Damas, a annoncé hier son programme annuel au cours d’une conférence de presse à deux voix : Jean-Claude Voisin pour les activités culturelles en général et Dominique Chastre pour l’audio-visuel. Précisant que l’année culturelle du C.C.F. commence avec la rentrée scolaire, en automne, et se termine début septembre, Jean-Claude Voisin a dressé un bilan rapide de la saison écoulée, retenant trois idées principales : l’importante présence d’artistes français au Liban ; la coopération avec les autres ambassades installées à Beyrouth et la place de choix accordée à la création, notamment à travers les deux événements clé de l’été : «Le Mois de la Photographie» et le spectacle «Nuits guerrières» de Gilles Zaepfel, préparé et présenté à Saïda. Pour la...