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Actualités - Chronologie

"Les caprices d'un fleuve" ou l'éloge de la différence (photo)

«Les caprices d’un fleuve» est le dernier film de Bernard Giraudeau, acteur et comédien de théâtre à succès qui passe volontiers de l’autre côté de la caméra lorsqu’une histoire le séduit. Celle de Jean-François de la Plaine, un aristocrate français du XVIIIe siècle, exilé en Afrique pour avoir tué en duel l’ami du roi, avait en l’occurrence tout pour lui plaire. Grand amateur de femmes, esthète, raffiné, disciple des philosophes en ce Siècle des Lumières, de la Plaine, confronté à une autre culture, au trafic et à la traite des esclaves ainsi qu’aux guerres tribales, se découvrira humaniste et tolérant. 1787: nommé gouverneur du Cap-Vert, une minuscule colonie, un comptoir de sable livré aux caprices d’un fleuve Jean-François de la Plaine, au départ réticent, finit par s’attacher à l’Afrique. Alors qu’en France grondent les prémices de la révolution, l’aristocrate français, en s’enfonçant dans les méandres du fleuve africain vivra ses propres bouleversements. Un film-voyage au cœur d’un continent ancestral, chargé d’histoire. De superbes images servies par un texte intelligent et fin et une musique aux accents envoûtants. Abonné aux personnages de séducteurs, Giraudeau, en plus du scénario et de la réalisation, s’est réservé le rôle principal du film. Il s’est aussi entouré d’une pléiade d’acteurs de renoms: Richard Bohringer, Jean-Claude Brialy, Pierre Arditi, Lambert Wilson. Et pour la production, il s’est adressé à Jean-François Lepetit, qui a à son actif notamment «Trois hommes et un couffin» et sa version américaine, «Paradise» (avec Mélanie Griffith et Don Johnson), «Le Brasier» (avec Jean-Marc Barre), «Tonka». Le tournage au Sénégal de ce film d’aventures a été «une grande aventure qui a nécessité des capitaux internationaux», indique le producteur présent à Beyrouth. «Il a fallu réécrire plusieurs fois le scénario, puis gérer de grosses scènes comme celles des 400 chevaux. On a également dû construire à Dakar des voiliers (des plates-formes sans quilles)». Sortie en salles en 1995 et distribuée dans plusieurs pays (Belgique, Suisse, Allemagne, Italie), cette coproduction franco-italo-allemande n’a pas intéressé les distributeurs libanais. «Les Caprices d’un fleuve a pourtant fait un million d’entrées rien qu’en France», signale M. Lepetit. «Ce qui n’est pas si mal», estime-t-il. «On m’a toutefois affirmé qu’il est disponible ici en vidéo». Aussi, lorsque les organisateurs du Festival du film de Beyrouth l’ont invité, Jean-François Lepetit a choisi sans hésiter de présenter ce film,« qui est un éloge de la différence et dont le thème historique est en fin de compte si actuel!». A voir donc. Même en vidéo…
«Les caprices d’un fleuve» est le dernier film de Bernard Giraudeau, acteur et comédien de théâtre à succès qui passe volontiers de l’autre côté de la caméra lorsqu’une histoire le séduit. Celle de Jean-François de la Plaine, un aristocrate français du XVIIIe siècle, exilé en Afrique pour avoir tué en duel l’ami du roi, avait en l’occurrence tout pour lui plaire. Grand amateur de femmes, esthète, raffiné, disciple des philosophes en ce Siècle des Lumières, de la Plaine, confronté à une autre culture, au trafic et à la traite des esclaves ainsi qu’aux guerres tribales, se découvrira humaniste et tolérant. 1787: nommé gouverneur du Cap-Vert, une minuscule colonie, un comptoir de sable livré aux caprices d’un fleuve Jean-François de la Plaine, au départ réticent, finit par s’attacher à...