Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Les milieux financiers estiment que le G7 n'est pas allé assez loin

La réunion du G7 ce week-end à Washington n’a pas donné le signal fort espéré pour enrayer la chute de confiance sur les Bourses et écarter le risque d’une récession mondiale, ont estimé lundi les analystes financiers de la City de Londres. La timidité des sept puissances ne constitue toutefois pas une surprise, ont-ils noté, ce qui explique la réaction modérée des marchés lundi matin. Les ministres des Finances et les gouverneurs des Banques centrales du G7 ont une nouvelle fois exprimé leur volonté de soutenir la croissance dans leurs pays et de renforcer le système financier international mais sans annoncer de mesure concrète. «La réunion du G7 n’a guère donné de résultat en terme d’initiatives susceptibles de soutenir l’économie mondiale et de rétablir la confiance sur les marchés d’actions», a estimé David Coleman, économiste à la Banque impériale de commerce du Canada (CIBC). Le communiqué des Sept insiste davantage sur ce que peut faire chaque pays pour sa propre économie que sur une action concertée, a-t-il remarqué. Or, «comme le montre la réaction à la baisse des taux par la Réserve fédérale américaine la semaine dernière, il est peu probable que cela soit suffisant», a jugé l’analyste. Le G7 s’est gardé de décider ou de promettre une baisse coordonnée des taux d’intérêt dans les pays industrialisés, considérée par beaucoup comme le seul signal fort à même de rétablir la confiance, même si plusieurs responsables ont individuellement souligné l’importance d’un assouplissement monétaire. Plusieurs économistes estiment ainsi que la pression s’est accrue sur la Banque d’Angleterre pour réduire ses taux dès cette semaine. Faute de mesure vigoureuse et de grande ampleur, les perspectives économiques restent sombres, estiment les analystes. «Nous pensons que le ralentissement économique mondial va se poursuivre, que c’est l’économie américaine qui va souffrir le plus parmi les grands pays et que la crise financière va s’aggraver», écrit lundi Nick Parsons, responsable de la stratégie sur le marché des changes pour Paribas. Face à ces perspectives, la réunion du G7 n’a débouché que sur «une routine prévisible», a-t-il jugé, qualifiant d’«idéalistes naïfs» ceux qui espéraient un «Bretton Woods 2», du nom de la réunion qui a défini la nouvelle architecture du système financier international à la fin de la Deuxième Guerre mondiale. Le Premier ministre britannique Tony Blair avait lui-même évoqué le besoin d’une initiative de ce type. Pour Malcom Roberts, chef économiste international chez ING Barings, «les marchés n’attendaient rien de concret de la réunion» mais les grandes puissances ont toutefois montré qu’elles étaient «de plus en plus préoccupées par les conséquences que va avoir la crise du système financier sur les économies du G7». Plus sévère, Rita Schuhmacher, économiste chez Nikko Europe, note que les réunions du G7 et du Fonds monétaire international ce week-end ont produit «beaucoup de paroles et de commentaires mais rien qui puisse soutenir le moral de la Bourse». «Il est encore trop tôt pour dire si nous avons touché le fond», a-t-elle ajouté. Pour Robert Prior-Wandesforde, chez HSBC, la réunion est «décevante pour le long terme» et, malgré une réaction lundi matin, «les marchés vont rester sous pression». «Je ne pense pas que l’on en ait fini (avec la crise). Cela va s’aggraver», a-t-il ajouté. (AFP)
La réunion du G7 ce week-end à Washington n’a pas donné le signal fort espéré pour enrayer la chute de confiance sur les Bourses et écarter le risque d’une récession mondiale, ont estimé lundi les analystes financiers de la City de Londres. La timidité des sept puissances ne constitue toutefois pas une surprise, ont-ils noté, ce qui explique la réaction modérée des marchés lundi matin. Les ministres des Finances et les gouverneurs des Banques centrales du G7 ont une nouvelle fois exprimé leur volonté de soutenir la croissance dans leurs pays et de renforcer le système financier international mais sans annoncer de mesure concrète. «La réunion du G7 n’a guère donné de résultat en terme d’initiatives susceptibles de soutenir l’économie mondiale et de rétablir la confiance sur les marchés d’actions», a...