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Actualités - Chronologie

L'affaire Lewinsky va empoisonner la vie publique américaine pendant des mois (photos)

L’affaire Lewinsky va empoisonner la vie publique américaine pendant des mois, les parlementaires se préparant à quitter Washington sans avoir décidé de l’avenir du président Bill Clinton. La Chambre des représentants, chargée en premier lieu de statuer sur sa destitution, devrait approuver le 8 ou le 9 octobre l’ouverture, par sa commission judiciaire, d’une enquête officielle sur les accusations de parjure, subornation de témoins et abus de pouvoir avancées contre M. Clinton par le procureur Kenneth Starr, selon le président de la commission, Henry Hyde. Mais la Chambre a déjà prévu d’achever sa session parlementaire le 9 octobre, les élus devant rentrer chez eux pour faire campagne pour les élections du 3 novembre qui renouvelleront l’ensemble de la Chambre et le tiers du Sénat. La Chambre sera appelée à autoriser la commission judiciaire «à enquêter et puis à voter l’adoption d’articles de destitution», a déclaré jeudi M. Hyde à la presse. Mais ce processus pourrait prendre des semaines, voire des mois, malgré l’engagement de M. Hyde d’aller aussi vite que possible. «Il s’agit de ne pas aller trop vite, ce qui nous vaudrait d’être accusés de précipitation et de ne pas aller trop lentement, ce qui nous vaudrait d’être accusés d’obstruction», a affirmé le président républicain de la commission. Le «speaker» (président) de la Chambre, Newt Gingrich, proposera vraisemblablement d’ajourner la session le 9 octobre, permettant ainsi aux élus de quitter la capitale et à la commission de poursuivre ses travaux dans l’attente de la rentrée des parlementaires nouvellement élus en janvier. Session d’urgence En cas de nécessité, M. Gingrich se réserverait le droit de rappeler la Chambre sortante pour une session d’urgence avant janvier. Mais il apparaissait hautement improbable qu’une telle assemblée puisse se prévaloir de la légitimité nécessaire pour décider de l’avenir de Bill Clinton. Il appartiendrait alors au prochain Congrès — le 106e — de recevoir en janvier les conclusions de la commission judiciaire sortante et d’approuver ou non ses recommandations. Si la Chambre devait se prononcer en faveur de la destitution, il appartiendrait au Sénat, sous la présidence du président de la Cour suprême, de juger le président et décider de son éventuelle déchéance. L’adoption d’articles de destitution contre le président se fait à la majorité des voix à la Chambre, et la destitution est prononcée à la majorité des deux tiers au Sénat. L’ancien président démocrate Jimmy Carter a estimé cette semaine que la Chambre voterait pour la destitution, mais que le Sénat ne la suivrait pas. Bien que rien ne soit spécifiquement prévu à cet effet dans la Constitution, le Sénat pourrait éventuellement décider d’une sanction autre que la destitution, par exemple, le vote d’une réprimande, associée à une amende de 4,4 millions de dollars, soit le coût de l’enquête dans l’affaire Lewinsky. «Nous sommes en territoire inconnu», reconnaissait mercredi M. Hyde, relevant le manque de précédents historiques qui pourraient aider à décider de la question. Une fois seulement, en 1868, la Chambre a voté pour la destitution d’un président. Andrew Johnson, accusé d’avoir renvoyé un de ses ministres contre la volonté du Congrès, avait échappé à la destitution à une voix près au Sénat. En 1974, le président Richard Nixon, impliqué dans le scandale du Watergate, avait été acculé à la démission après que la commission judiciaire de la Chambre eut voté en faveur de sa destitution.
L’affaire Lewinsky va empoisonner la vie publique américaine pendant des mois, les parlementaires se préparant à quitter Washington sans avoir décidé de l’avenir du président Bill Clinton. La Chambre des représentants, chargée en premier lieu de statuer sur sa destitution, devrait approuver le 8 ou le 9 octobre l’ouverture, par sa commission judiciaire, d’une enquête officielle sur les accusations de parjure, subornation de témoins et abus de pouvoir avancées contre M. Clinton par le procureur Kenneth Starr, selon le président de la commission, Henry Hyde. Mais la Chambre a déjà prévu d’achever sa session parlementaire le 9 octobre, les élus devant rentrer chez eux pour faire campagne pour les élections du 3 novembre qui renouvelleront l’ensemble de la Chambre et le tiers du Sénat. La Chambre sera...