Klaus Kinkel, l'ancien de la diplomatie européenne, va tirer sa révérence
le 30 septembre 1998 à 00h00
Klaus Kinkel, le plus ancien ministre des Affaires étrangères de l’Union européenne en exercice, va quitter le pouvoir, entraîné par la défaite électorale du chancelier allemand Helmut Kohl dimanche. Sa formation, le Parti libéral (FDP), perd un portefeuille qu’elle détenait sans interruption depuis 1969. Aux Affaires étrangères, Klaus Kinkel, 62 ans, s’est distingué sur certains dossiers, comme celui des Balkans, par son opiniâtreté à réclamer un siège de membre permanent du Conseil de Sécurité de l’ONU pour l’Allemagne mais aussi par ses innombrables communiqués de presse. Ses détracteurs lui reprochaient une diplomatie sans lustre et «administrative». Il avait essuyé son plus grand revers en novembre 1995 lorsque le Parlement l’avait désavoué sur l’invitation à une conférence à Bonn du ministre iranien des Affaires étrangères, Ali Akbar Velayati. Le président iranien Hachemi Rafsandjani venait de voir dans l’assassinat du premier ministre israélien Yitzhak Rabin la «vengeance de Dieu». L’homme a grandi dans l’ombre de son illustre prédécesseur aux Affaires étrangères, Hans-Dietriech Genscher, qui a conduit pendant 18 ans la diplomatie allemande (1974 à 1992), succédant lui-même à une autre figure du FDP, Walter Scheel. Klaus Kinkel avait fait d’abord une brillante carrière dans la fonction publique. Juriste, il devient en 1970 conseiller personnel de Hans-Dietrich Genscher, qui le fit venir au ministère de l’Intérieur. Il suivit son mentor aux Affaires étrangères, puis fut nommé en 1979 à la tête du service d’espionnage (BND), qu’il parvient à redresser après une série de scandales et d’échecs retentissants. En 1982, lorsque le FDP décide d’abandonner son allié social-démocrate pour former une coalition avec M. Kohl, Klaus Kinkel est nommé secrétaire d’Etat au ministère de la Justice. Klaus Kinkel n’a adhéré au FDP qu’en février 1991, après la chute du Mur de Berlin. Il sort alors de l’anonymat pour devenir ministre de la Justice, poste traditionnellement dévolu aux libéraux, puis est promu en 1992 aux Affaires étrangères. En 1993, le FDP le porte à sa présidence. Deux ans plus tard toutefois, Klaus Kinkel jette l’éponge après une série de déroutes électorales. Il est marié et père de trois filles et d’un garçon. (AFP)
Klaus Kinkel, le plus ancien ministre des Affaires étrangères de l’Union européenne en exercice, va quitter le pouvoir, entraîné par la défaite électorale du chancelier allemand Helmut Kohl dimanche. Sa formation, le Parti libéral (FDP), perd un portefeuille qu’elle détenait sans interruption depuis 1969. Aux Affaires étrangères, Klaus Kinkel, 62 ans, s’est distingué sur certains dossiers, comme celui des Balkans, par son opiniâtreté à réclamer un siège de membre permanent du Conseil de Sécurité de l’ONU pour l’Allemagne mais aussi par ses innombrables communiqués de presse. Ses détracteurs lui reprochaient une diplomatie sans lustre et «administrative». Il avait essuyé son plus grand revers en novembre 1995 lorsque le Parlement l’avait désavoué sur l’invitation à une conférence à Bonn du...
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