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Actualités - Chronologie

Tennis Coupe Davis La France revient, Noah s'en va (photo)

L’équipe de France de tennis a repris sa place dans le groupe mondial de la Coupe Davis, tandis que son capitaine Yannick Noah tirait sa révérence. Les Français, descendus en deuxième division après leur élimination dès le premier tour l’an passé en Australie, ont facilement dominé des Israéliens trop inexpérimentés lors du match de barrage vendredi et samedi à Tel-Aviv. Après les victoires de Cédric Pioline et Guillaume Raoux dans les deux premiers simples, le troisième point décisif a été apporté par la paire Golmard/Raoux qui s’est imposé au duo Eyaln Erlich/Noam Behr 6-1 6-4 6-3. Portant en triomphe l’homme qui les conduisit à la consécration suprême en 1991 à Lyon et en 1996 à Malmoe, les Français ne pouvaient cacher un pincement au coeur au moment de lui faire leurs adieux. «Pour moi, ce fut trois années de joie et je ne suis pas très content que cela soit fini», a commenté Raoux. «J’avais une carrière avant la Coupe Davis et j’en ai eu une autre après et je le dois en partie à Yannick». «Il a dit qu’il continuera à nous suivre de loin, mais je suis certain qu’il va nous suivre de près», a-t-il ajouté. Lui aussi ému de l’ovation qui lui était faite par les joueurs et les quelques supporters français présents dans les gradins du stade de tennis de Tel Aviv, Yannick Noah a seulement souhaité bonne chance à son successeur, Guy Forget. «Je leur souhaite plein de bonnes choses et je suis vraiment content que Guy reprenne ce groupe en première division», a déclaré le capitaine tricolore. Golmard, la relève Après trois années passées à la tête de l’équipe de France «capt’aine Noah» se retire avec le sentiment du devoir accompli et reste, quoi qu’il arrive, comme un possible recours dans les années à venir. L’ancien vainqueur de Roland-Garros, reconverti en sélectionneur, avait offert à la France le saladier d’argent en 1991 à Lyon face à la redoutable équipe des Etats-Unis où figurait déjà Pete Sampras. Quittant ses fonctions, il était revenu en 1995 et avait conduit ses protégés à une nouvelle victoire historique, au terme d’une finale épique remportée 3-2 contre la Suède. «Même si je m’en vais, je continuerai à garder un regard attentif sur leurs résultats», a commenté Noah. «Nous avons passé de bons moments ensemble et nous allons en passer encore quelques-uns car ce n’est pas tout à fait fini». Pour cette ultime rencontre sous le chaud soleil d’Israël, le capitaine tricolore n’a guère eu de soucis à se faire face à des Israéliens trop tendres. «Nos joueurs sont jeunes. Ils ont moins de 20 ans et ils ont encore beaucoup à apprendre», a déclaré Flomo Glickstein. «Nous ne pouvions vraiment espérer battre la France. Nous avons tenté de résister avec nos moyens». Dès vendredi, la France montrait sa supériorité lors des deux simples. Le numéro un français Cédric Pioline ne laissait aucune chance à Amir Hadad (6-2 6-3 6-3) avant que Guillaume Raoux place les siens sur les rails de la victoire face à Harel Levi (7-6 6-2 6-4). Le double, samedi, donnait l’occasion à Raoux de confirmer qu’il était devenu un des piliers de l’équipe de France et au jeune Jérôme Golmard de faire ses grands débuts. «J’avais déjà joué des matches, mais lorsque le résultat était acquis», a expliqué Golmard, représentant de la nouvelle génération. «Cela a été un peu difficile de rentrer dans cette rencontre car c’était la première fois que je jouais un un match qui comptait vraiment». Résultat: 6-1 6-4 6-3. «Je vais en garder une super souvenir» s’est-il exclamé «car c’était vraiment fabuleux de jouer sous les yeux de Yannick». (Reuters)
L’équipe de France de tennis a repris sa place dans le groupe mondial de la Coupe Davis, tandis que son capitaine Yannick Noah tirait sa révérence. Les Français, descendus en deuxième division après leur élimination dès le premier tour l’an passé en Australie, ont facilement dominé des Israéliens trop inexpérimentés lors du match de barrage vendredi et samedi à Tel-Aviv. Après les victoires de Cédric Pioline et Guillaume Raoux dans les deux premiers simples, le troisième point décisif a été apporté par la paire Golmard/Raoux qui s’est imposé au duo Eyaln Erlich/Noam Behr 6-1 6-4 6-3. Portant en triomphe l’homme qui les conduisit à la consécration suprême en 1991 à Lyon et en 1996 à Malmoe, les Français ne pouvaient cacher un pincement au coeur au moment de lui faire leurs adieux. «Pour moi, ce fut...