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Actualités - Chronologie

L'Iran offre dialogue à Washington et négociations aux Taliban (photo)

L’Iran a cherché lundi aux Nations Unies à donner l’image d’un pays désireux de normaliser ses relations avec les Etats-Unis et de trouver une solution pacifique à son conflit avec les Taliban afghans. Le président iranien Mohammad Khatami a renouvelé lundi son appel au dialogue avec toutes les nations, du haut de la tribune de l’Assemblée générale. Il a également appelé toutes les parties impliquées dans le conflit afghan à négocier sous les auspices des Nations Unies et de la Conférence islamique, alors qu’une vive tension oppose l’Iran aux miliciens fondamentalistes au pouvoir à Kaboul. «L’Iran est déterminé à poursuivre sa politique équilibrée d’expansion des relations avec ses voisins et d’autres pays», a dit M. Khatami, sans toutefois citer explicitement les Etats-Unis. Cette normalisation doit se faire «sur la base du respect de l’indépendance et de l’égalité des droits», a ajouté le dirigeant iranien. Premier président iranien à venir à l’ONU depuis douze ans, M. Khatami a été applaudi par les délégués à l’Assemblée générale, mais la salle était à moitié vide. Il s’est adressé aux délégués quelques heures après le président américain Bill Clinton, qui avait appelé la communauté internationale à s’unir pour combattre le terrorisme. L’Iran fait toujours officiellement figure de parrain du terrorisme pour les Etats-Unis. Les relations entre les Etats-Unis et l’Iran ont été rompues en 1980 après la prise d’otages à l’ambassade américaine de Téhéran, au début de la révolution islamique. Mais depuis l’élection à la présidence du modéré Mohammad Khatami en 1997, les deux pays ont entrepris un prudent processus de rapprochement fondé sur des «petits pas». Une réunion «6+2» Ils ont ainsi multiplié récemment les échanges de délégations sportives, touristiques ou universitaires. Ces gestes illustrent le désir de l’ancien propagandiste de la révolution islamique mondiale de se réinsérer dans le concert des nations et à retrouver un rang de puissance régionale. Dans un long discours de près de 45 minutes, le président iranien a ainsi développé son idée du «dialogue des civilisations», comme il l’avait déjà fait la veille devant quelque 800 représentants de la communauté iranienne. Il a notamment proposé que les Nations Unies désignent l’année 2001 comme celle de «l’année du dialogue entre civilisations» afin de réaliser «la justice universelle et la liberté». Américains et Iraniens se sont d’ailleurs retrouvés face à face lundi après-midi au siège de l’ONU, à l’occasion d’une réunion dite «6+2» sur l’Afghanistan. Cette réunion était destinée à éviter un conflit entre l’Iran et les Taliban, la milice fondamentaliste qui contrôle 90% du pays et qui a assassiné huit diplomates et un journaliste iraniens lors de la prise de la ville de Mazar-i-Sharif au mois d’août. Il s’est agi du contact direct au niveau le plus élevé entre les Etats-Unis, représentés par le secrétaire d’Etat Madeleine Albright, et l’Iran, représenté par le vice-ministre des Affaires étrangères, Javad Zarif. Dans son discours devant l’Assemblée générale, le président Khatami a plaidé pour des négociations en Afghanistan et affirmé que celles-ci devaient viser à former «un gouvernement largement représentatif, composé de tous les groupes ethniques, communautés et tendances dans ce pays». «Il s’agit de la seule manière de rétablir la tranquillité en Afghanistan», a-t-il assuré. Au moment où le président iranien parlait aux Nations Unies, environ un millier d’opposants ont manifesté à proximité du siège de l’ONU pour dénoncer les «crimes» du régime iranien, à l’appel du mouvement d’opposition armée des Moudjahidine du peuple. (AFP)
L’Iran a cherché lundi aux Nations Unies à donner l’image d’un pays désireux de normaliser ses relations avec les Etats-Unis et de trouver une solution pacifique à son conflit avec les Taliban afghans. Le président iranien Mohammad Khatami a renouvelé lundi son appel au dialogue avec toutes les nations, du haut de la tribune de l’Assemblée générale. Il a également appelé toutes les parties impliquées dans le conflit afghan à négocier sous les auspices des Nations Unies et de la Conférence islamique, alors qu’une vive tension oppose l’Iran aux miliciens fondamentalistes au pouvoir à Kaboul. «L’Iran est déterminé à poursuivre sa politique équilibrée d’expansion des relations avec ses voisins et d’autres pays», a dit M. Khatami, sans toutefois citer explicitement les Etats-Unis. Cette normalisation...