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Actualités - Chronologie

Arsenal légal pour vider Jérusalem-est des palestiniens

Israël met au point de nouvelles armes légales pour accélérer le bannissement des Palestiniens de Jérusalem-Est occupée, en dépit des promesses du gouvernement de mettre un terme à ces pratiques, ont indiqué des associations de défense des droits de l’homme. Les groupes Betselem et Hamoked ont affirmé, au cours d’une conférence de presse, que le ministère de l’Intérieur faisait appel à l’aide de la sécurité sociale pour repérer les Palestiniens dont les droits de résidence seraient supposés avoir expiré. Un rapport commun des deux groupes indique que les annulations des permis de résidence sont passés d’une moyenne annuelle de 30 par an entre 1987 et 1995 à plus de 600 depuis l’arrivée au pouvoir en mai 1996 du gouvernement nationaliste de droite de M. Benjamin Netanyahu. Le rythme s’est même accéléré au cours des trois premiers mois de cette année, selon le rapport, avec 178 Palestiniens bannis et 500 autres personnes contre lesquelles une procédure a été engagée. La privation des permis de résidence contraint des Palestiniens, dont beaucoup viennent de familles vivant depuis des générations à Jérusalem, à s’en aller en Cisjordanie ou à l’étranger. Ils perdent aussi les avantages de la sécurité sociale israélienne et le droit d’accès aux écoles publiques. Devant les critiques contre cette politique de déportation rampante, M. Netanyahu avait pourtant promis il y a plus d’un an de réviser sa position. «Nous voulons rendre la vie plus facile aux Arabes comme aux juifs» dans la ville, avait-il dit à l’époque. Il avait même affirmé qu’il serait désormais plus facile à des Palestiniens ayant perdu leur permis de résidence de le récupérer. Tracasseries Mais, selon un juriste du groupe Hamoked, M. Eliahou Abram, le gouvernement a fait exactement le contraire. «L’Institut national de l’assurance (l’organisme officiel de sécurité sociale) est devenu partie intégrante de la politique de bannissement tranquille que le ministère de l’Intérieur est en train d’appliquer», a-t-il dit. L’Institut, a-t-il expliqué, demande aux Palestiniens de la partie occupée de Jérusalem de fournir de nombreux documents prouvant leur résidence à chaque fois qu’ils demandent à bénéficier de soins ou de services scolaires. Lorsque ces documents ne sont pas complètement fournis, l’Institut transmet l’information au ministère de l’Intérieur, qui supprime les permis de résidence. Et même lorsqu’ils sont intégralement fournis, il arrive que des demandes soient rejetées, a indiqué M. Abram. Les organisations humanitaires ont contesté cette politique «raciste» devant la Cour suprême, laquelle a demandé au gouvernement de la justifier. La réponse du gouvernement est attendue dans les prochains jours. La politique israélienne vise à bannir systématiquement les Palestiniens qui ont vécu en dehors de Jérusalem pendant au moins 7 ans — par exemple pour des études à l’étranger, ou un travail en Cisjordanie —, même lorsqu’ils sont habitants de la ville depuis des générations. En revanche, des juifs qui n’ont jamais vécu à Jérusalem peuvent venir s’y installer automatiquement. Les Palestiniens soulignent en outre qu’Israël, en refusant de leur délivrer des permis de construire, contraint nombre d’habitants de la partie occupée de la ville à partir lorsque leurs familles s’agrandissent. (AFP)
Israël met au point de nouvelles armes légales pour accélérer le bannissement des Palestiniens de Jérusalem-Est occupée, en dépit des promesses du gouvernement de mettre un terme à ces pratiques, ont indiqué des associations de défense des droits de l’homme. Les groupes Betselem et Hamoked ont affirmé, au cours d’une conférence de presse, que le ministère de l’Intérieur faisait appel à l’aide de la sécurité sociale pour repérer les Palestiniens dont les droits de résidence seraient supposés avoir expiré. Un rapport commun des deux groupes indique que les annulations des permis de résidence sont passés d’une moyenne annuelle de 30 par an entre 1987 et 1995 à plus de 600 depuis l’arrivée au pouvoir en mai 1996 du gouvernement nationaliste de droite de M. Benjamin Netanyahu. Le rythme s’est même...