Grève d'avertissement des 20.000 employés de l'UNRWA au Moyen-Orient
le 16 septembre 1998 à 00h00
Quelque 20.000 employés de l’Office des Nations Unies en charge des réfugiés palestiniens ont observé hier un arrêt de travail de deux heures au Moyen-Orient pour réclamer des augmentations de salaire, ont indiqué des responsables de l’agence. Les employés ont prévenu que si leurs revendications n’étaient pas satisfaites, ils cesseraient complètement le travail à partir du 28 septembre dans les camps gérés par l’Office de secours et de travaux des Nations Unies (UNRWA) dans les territoires palestiniens, en Jordanie, au Liban et en Syrie. Un millier d’employés ont observé un sit-in au siège de l’UNRWA à Gaza, soulignant que leurs salaires n’avaient pas été ajustés en fonction de l’inflation depuis 1995. Ils ont également réclamé la levée du gel des embauches décrété par la direction de l’UNRWA. Quelque 3,5 millions de réfugiés palestiniens sont enregistrés auprès de l’UNRWA au Moyen-Orient et bénéficient des divers services offerts par l’Office (écoles, dispensaires et services sociaux). La direction de l’UNRWA fait valoir que ses employés gagnent déjà, en moyenne, 30% de plus que les employés du secteur public dans les pays où ils travaillent. Elle souligne également que ses problèmes financiers lui interdisent toute marge de manœuvre. «Nous avons un déficit cumulé de 85 millions de dollars US et un problème de trésorerie qui affecte l’ensemble de notre travail», a expliqué M. Sami Moushasha, un porte-parole de l’UNRWA. «La seule solution serait que les pays donateurs fournissent plus d’argent», a-t-il ajouté. Selon des responsables de l’Office, les versements des pays donateurs ont diminué de 30% depuis six ans alors qu’au même moment, la croissance démographique palestinienne entraînait un accroissement de la demande. L’arrêt de travail de mardi a affecté 640 écoles où étudient un demi-million d’élèves, 122 dispensaires et d’autres bureaux, a indiqué M. Moushasha. L’UNRWA a été fondée en 1949 pour s’occuper des réfugiés palestiniens chassés de leurs terres par la création, l’année précédente, de l’Etat d’Israël. Il y a un an, les réfugiés s’étaient déjà plaints de la volonté de l’UNRWA de faire payer certains services scolaires pour améliorer ses finances. La direction de l’Office y avait renoncé après des manifestations de rues et des protestations. La nouvelle grève prévue à la fin du mois doit coïncider avec une réunion des pays donateurs, ont indiqué des employés de l’UNRWA. (AFP)
Quelque 20.000 employés de l’Office des Nations Unies en charge des réfugiés palestiniens ont observé hier un arrêt de travail de deux heures au Moyen-Orient pour réclamer des augmentations de salaire, ont indiqué des responsables de l’agence. Les employés ont prévenu que si leurs revendications n’étaient pas satisfaites, ils cesseraient complètement le travail à partir du 28 septembre dans les camps gérés par l’Office de secours et de travaux des Nations Unies (UNRWA) dans les territoires palestiniens, en Jordanie, au Liban et en Syrie. Un millier d’employés ont observé un sit-in au siège de l’UNRWA à Gaza, soulignant que leurs salaires n’avaient pas été ajustés en fonction de l’inflation depuis 1995. Ils ont également réclamé la levée du gel des embauches décrété par la direction de...
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