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Actualités - Chronologie

Congo : la rébellion rejette l'appel au cessez-le-feu du sommet africain

Le sommet des six pays belligérants de la crise en RDCongo s’est achevé hier sur un échec, se soldant par un double appel à une «cessation immédiate des hostilités» et à l’ouverture d’un dialogue intercongolais, rejetés par la rébellion. Les représentants de la rébellion congolaise ont quitté les lieux avant même la fin des travaux, furieux d’en avoir été exclus: «Nous ne sommes pas liés par un accord passé entre chefs d’Etat et dont nous avons été exclus», a expliqué Bizima Karaha, ancien ministre des Affaires étrangères congolais qui assume désormais les mêmes fonctions au sein de la rébellion. «Ils ne savent que nous n’existons que lorsque nous nous battons». Mais les présidents des six pays impliqués dans la guerre — RDCongo, Zimbabwe, Angola, Namibie d’une part, Rwanda et Ouganda d’une autre — réunis sous l’égide de l’OUA et la présidence zambienne de Frederick Chiluba ont été eux-mêmes incapables de signer un accord qui paraisait pourtant, selon les ministres namibien et rwandais des Affaires étrangères, en bonne voie hier matin avant la reprise du sommet. A l’issue de nouvelles discussions plus longues que prévues et qui ont donné lieu à d’innombrables navettes entre délégations, le communiqué final s’est borné à un appel à cesser immédiatement les hostilités. Les participants ont renvoyé leurs débats à jeudi à Addis Abeba, laissant aux ministres de la Défense le soin de «définir les modalités» d’un cessez-le-feu et du retrait des troupes étrangères de RDCongo. Ce dernier point dans l’esprit du président zimbabwéen Robert Mugabe quand il avait annoncé la tenue du sommet la semaine dernière à Durban (Afrique du Sud), devait pourtant se trouver au centre des débats. L’évolution de la situation militaire semble avoir été à l’origine du renversement de tendance, intervenu brutalement mardi matin lors de ce qui devait être la signature de l’accord. Le président de RDCongo Laurent-Désiré Kabila a accusé l’Ouganda d’avoir envoyé des chars à Kisangani (est de la RDC) pour soutenir les rebelles face à une contre-offensive congolaise. «Comment renforcer sa présence sur le terrain et réclamer en même temps un cessez-le-feu!», s’est exclamé le conseiller militaire de M. Kabila, François Olenga. «Il n’y aura pas de cessez-le-feu, il n’y a plus rien à négocier», confiait-il quelques minutes avant la fin du sommet. De son côté, la rébellion a accusé lundi, jour de l’ouverture des travaux, l’aviation angolaise d’avoir bombardé Kalémié (sud-est de la RDC) tuant 25 personnes et en blessant 40. Ce bombardement, selon une source ougandaise, a ulcéré le président Yoweri Museveni. L’Angola a dénoncé l’attitude du Rwanda qui a persisté à Victoria Falls à nier tout engagement militaire en RDC: «Que devons-nous faire alors des Rwandais que nous avons capturés entre Kinshasa et Kitona (sud-ouest de la RDC)», s’est demandé un diplomate angolais. «Nous aurions dû en amener quelques-uns pour les exhiber». Malgré les efforts du Rwanda pour associer les délégués rebelles aux discussions, les chefs d’Etat présents se sont refusés à tout contact direct avec eux. Officiellement «invités» par le président Mugabe, ils ont été traités comme des pestiférés, enfermés dans leur chambre gardée par des militaires et privés de téléphone. (AFP, Reuters)
Le sommet des six pays belligérants de la crise en RDCongo s’est achevé hier sur un échec, se soldant par un double appel à une «cessation immédiate des hostilités» et à l’ouverture d’un dialogue intercongolais, rejetés par la rébellion. Les représentants de la rébellion congolaise ont quitté les lieux avant même la fin des travaux, furieux d’en avoir été exclus: «Nous ne sommes pas liés par un accord passé entre chefs d’Etat et dont nous avons été exclus», a expliqué Bizima Karaha, ancien ministre des Affaires étrangères congolais qui assume désormais les mêmes fonctions au sein de la rébellion. «Ils ne savent que nous n’existons que lorsque nous nous battons». Mais les présidents des six pays impliqués dans la guerre — RDCongo, Zimbabwe, Angola, Namibie d’une part, Rwanda et Ouganda...