La justice italienne a négocié avec des mafieux la libération d'Alessandra Sgarella
le 09 septembre 1998 à 00h00
La libération vendredi dernier d’Alessandra Sgarella, après neuf mois de captivité aux mains de la mafia calabraise, a été négociée par les enquêteurs avec des mafieux en échange de «bénéfices judiciaires». Alberto Nobili, magistrat milanais coordonnant l’enquête sur l’enlèvement de Mme Sgarella, a indiqué dimanche à la presse que des contacts avaient été établis avec des membres importants de la mafia calabraise, la N’Drangheta, actuellement détenus. Ces contacts ont favorisé la libération de l’otage, avec la médiation d’un avocat et en échange de «bénéfices judiciaires prévus et consentis par la loi», selon le magistrat. M. Nobili n’a pas fourni plus de détails mais a répété qu’aucune rançon n’avait été versée aux ravisseurs de Mme Sgarella qui dirige avec son époux une entreprise de transport près de Milan (nord). La déclaration de M. Nobili est intervenue après la publication dimanche, par le quotidien II Corriere della Sera, d’extraits d’une note adressée, selon le journal, vendredi au ministre italien de l’Intérieur, Giorgio Napolitano, par le chef de la police, Ferdinando Masone. Ces extraits indiquent que la libération de Mme Sgarella aurait été «liée à la possibilité de la part des personnes arrêtées ou sous enquête d’obtenir des bénéfices judiciaires». La presse avait évoqué dès samedi le versement de 4 ou 5, voire 10 milliards de lires. Les ravisseurs de Mme Sgarella avaient demandé initialement 50 milliards de lires (environ 28,5 millions de dollars) avant d’abaisser leurs exigences à 4 milliards de lires. En juin, sept personnes, tous de la même famille et membres d’un clan de la N’Drangheta, avaient été arrêtées. Elles avaient accepté, peu après, de lancer un appel à la télévision pour la libération de Mme Sgarella. En Italie, une loi, régulièrement remise en cause, impose le gel des biens des familles des otages pour éviter la paiement d’une rançon. (AFP)
La libération vendredi dernier d’Alessandra Sgarella, après neuf mois de captivité aux mains de la mafia calabraise, a été négociée par les enquêteurs avec des mafieux en échange de «bénéfices judiciaires». Alberto Nobili, magistrat milanais coordonnant l’enquête sur l’enlèvement de Mme Sgarella, a indiqué dimanche à la presse que des contacts avaient été établis avec des membres importants de la mafia calabraise, la N’Drangheta, actuellement détenus. Ces contacts ont favorisé la libération de l’otage, avec la médiation d’un avocat et en échange de «bénéfices judiciaires prévus et consentis par la loi», selon le magistrat. M. Nobili n’a pas fourni plus de détails mais a répété qu’aucune rançon n’avait été versée aux ravisseurs de Mme Sgarella qui dirige avec son époux une...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.