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Actualités - Chronologie

Désarmement : l'émissaire de l'ONU regagne Bagdad aujourd'hui

L’émissaire de l’ONU à Bagdad, Prakash Shah, doit regagner aujourd’hui mercredi son poste après avoir rendu compte à New York de l’échec de sa tentative de régler la crise avec l’Irak, a-t-on appris hier auprès de l’ONU. «M. Shah doit revenir à Bagdad pour y poursuivre son travail en tant que représentant spécial du secrétaire général de l’ONU Kofi Annan», a indiqué une source de l’ONU, sans autres précisions. Le diplomate s’était rendu le 19 août à New York pour informer le Conseil de Sécurité des résultats de ses discussions à Bagdad, où il a échoué à persuader les responsables irakiens de reprendre leur coopération avec les inspecteurs en désarmement suspendue le 5 août. Bagdad exige, pour reprendre sa coopération, une recomposition de la Commission spéciale de l’ONU chargée du désarmement irakien (UNSCOM) afin de la soustraire à l’influence des Etats-Unis ainsi que la levée de l’embargo pétrolier en vigueur depuis huit ans. M. Shah, un diplomate indien de 58 ans, avait pris en mars ses fonctions à Bagdad. Il a pour mission «d’améliorer la communication» entre le gouvernement irakien et l’ONU mais n’a pas autorité sur l’UNSCOM. Son retour à Bagdad intervient alors que le Conseil de Sécurité discute d’un projet de résolution américano-britannique qui prévoit l’annulation des révisions des sanctions jusqu’à ce que l’Irak revienne sur sa décision. Bagdad a déjà averti qu’il prendrait des «mesures décisives», sans préciser leur nature, si le Conseil de Sécurité adoptait ce projet de résolution. Le quotidien officiel al-Iraq a prévenu hier le Conseil de Sécurité que «l’adoption de tout projet de résolution ignorant les demandes irakiennes signifiera clairement que le Conseil participe au génocide contre le peuple d’Irak». Par ailleurs, l’opposition irakienne en exil a appelé hier les deux factions rivales kurdes en Irak à se joindre à elle pour tenter de renverser le président Saddam Hussein. «Nous aimerions que le Parti démocratique du Kurdistan (PDK) et que l’Union patriotique du Kurdistan (UPK) interrompent leurs pourparlers avec Saddam et se joignent à nous», a déclaré au téléphone depuis Londres un porte-parole du Congrès national irakien (CNI), qui regroupe la plupart des mouvements d’opposition au régime irakien. «Nous voudrions qu’ils prennent part à nos efforts pour mettre fin au règne de Saddam», a ajouté ce responsable. Cet appel intervient après que le chef du PDK Massoud Barzani eut rejeté vendredi à Ankara toute idée de se mêler à un complot contre le président irakien, à la veille d’une visite aux Etats-Unis. «Notre politique consiste à ne permettre à aucune personne de nous utiliser dans ce genre de projets», avait-il dit. Le PDK est en conflit sporadique depuis 1994 avec l’UPK pour le contrôle du nord de l’Irak qui échappe à Bagdad depuis la fin de la guerre du Golfe en février 1991. Les affrontements ont fait près de 3.000 morts dans leurs rangs. (AFP)
L’émissaire de l’ONU à Bagdad, Prakash Shah, doit regagner aujourd’hui mercredi son poste après avoir rendu compte à New York de l’échec de sa tentative de régler la crise avec l’Irak, a-t-on appris hier auprès de l’ONU. «M. Shah doit revenir à Bagdad pour y poursuivre son travail en tant que représentant spécial du secrétaire général de l’ONU Kofi Annan», a indiqué une source de l’ONU, sans autres précisions. Le diplomate s’était rendu le 19 août à New York pour informer le Conseil de Sécurité des résultats de ses discussions à Bagdad, où il a échoué à persuader les responsables irakiens de reprendre leur coopération avec les inspecteurs en désarmement suspendue le 5 août. Bagdad exige, pour reprendre sa coopération, une recomposition de la Commission spéciale de l’ONU chargée du...