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Actualités - Chronologie

Peggy's Cove, un paradis brutalement plongé dans l'horreur (photo)

Le tout petit village de Peggy’s Cove, en Nouvelle-Ecosse au Canada, l’enfant chéri des touristes pour son calme et son pittoresque, se retrouve envahi de policiers et de journalistes, au bord d’une mer sur laquelle flottent encore des débris d’avion et des cadavres. «C’est tellement étrange, rien ne se passe jamais ici, c’est juste une communauté d’artistes et de pêcheurs», racontait Eleanor McMahon, venue passer ses vacances dans cette région de Nouvelle-Ecosse vantée par tous les guides touristiques, à une quarantaine de kilomètres au sud-ouest d’Halifax, où l’on vient observer les hérons bleus, les phoques ou les rorquals communs. Avec son phare de carte postale enserré de rochers de granit arrondis par la mer et ses bateaux qui se balancent paisiblement dans le port, Peggy’s Cove, 50 habitants en hiver, a été fondé il y a 200 ans au bord de la baie St Margaret’s. Un bureau de poste a été installé dans le phare, symbolique de l’amour des Néo-Ecossais pour la mer, et l’on dit que c’est un des endroits les plus photographiés du Canada. Non loin, un village s’est octroyé le titre de «capitale mondiale de l’industrie des arbres de Noël». Jeudi dès avant l’aube, le village avait été transformé en no man’s land. La rue principale avait été fermée par la police, et les avions et les bateaux étaient tenus à l’écart pour trois jours. Des voitures de pompiers et de police et des ambulances encombraient toutes les rues et le quartier général des secours était installé sur le parking d’un hôtel. Sur les bords de l’eau, armé d’une grosse lampe, un hélicoptère cherchait désespérément d’éventuels survivants. La police fédérale demandait aux curieux de remettre aux enquêteurs les moindres débris, quels qu’ils soient, qui pourraient échouer sur le bord de mer, fouillé systématiquement par les pompiers. Seule la morgue provisoire était installée à distance, dans une base militaire éloignée d’une cinquantaine de kilomètres. Signe de la solidarité des pêcheurs avec les perdus en mer, nombre d’entre eux sont allés à bord de leurs barques prêter main forte aux secouristes, pour essayer de sortir de l’eau d’éventuels survivants. Ils ont d’ailleurs commencé par annoncer qu’ils avaient trouvé des blessés, avant de reconnaître que les corps découverts étaient sans vie. Craig Sanford, un marin qui emmène généralement les touristes voir les baleines au large, a été un des premiers sur les lieux. «C’est vraiment horrible, avec des morceaux de bois et des corps flottant ici ou là», racontait le marin. «Non, vraiment, ce n’est pas une scène agréable à voir», ajoutait-il. (AFP)
Le tout petit village de Peggy’s Cove, en Nouvelle-Ecosse au Canada, l’enfant chéri des touristes pour son calme et son pittoresque, se retrouve envahi de policiers et de journalistes, au bord d’une mer sur laquelle flottent encore des débris d’avion et des cadavres. «C’est tellement étrange, rien ne se passe jamais ici, c’est juste une communauté d’artistes et de pêcheurs», racontait Eleanor McMahon, venue passer ses vacances dans cette région de Nouvelle-Ecosse vantée par tous les guides touristiques, à une quarantaine de kilomètres au sud-ouest d’Halifax, où l’on vient observer les hérons bleus, les phoques ou les rorquals communs. Avec son phare de carte postale enserré de rochers de granit arrondis par la mer et ses bateaux qui se balancent paisiblement dans le port, Peggy’s Cove, 50 habitants en...