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Actualités - Chronologie

La classe politique turque ébranlée par ses liens présumés avec un mafieux

La récente arrestation en France du criminel turc le plus recherché, qui s’est vanté que ses liens avec les services de renseignements turcs (MIT) et des hommes politiques le protégerait, a ébranlé la classe politique turque, rapport la presse d’Ankara. Alaatin Cakici, 45 ans, qui est accusé d’être impliqué dans les meurtres de son ancienne femme, d’hommes d’affaires et d’un autre parrain du crime, a été arrêté le 17 août dans un hôtel de luxe à Nice (sud de la France) sur la base de deux mandats d’arrêt émis par Interpol à la demande de la Turquie. Au cours de conversations téléphoniques enregistrées divulguées par la presse turque, Alaattin Cakici, dont Ankara réclame l’extradition, a déclaré avoir des liens avec plusieurs responsables du gouvernement, les services de renseignement turcs et des hommes politique de premier plan. «Je suis un personnage très important pour la Turquie, j’ai des relations, et l’Etat turc devrait me protéger», a affirmé Alaattin Cakici au cours d’une conversation téléphonique avec un ami, cité par le quotidien d’Istanbul «Sabah». Le criminel, âgé de 45 ans, qui aurait quitté la Turquie il y a six ans, a selon la presse turque voyagé en Europe avec un passeport diplomatique falsifié retrouvé en sa possession qui lui a été procuré par un agent du MIT. Le premier ministre Mesut Yilmaz a qualifié les activités mafieuses de troisième grande menace à laquelle doit faire face la Turquie, mais la presse a révélé que Alaattin Cakici avait des liens avec des hommes politiques du Parti de la mère partie du chef de gouvernement. Selon les journaux, l’enquête sur les liens du mafieux s’inscrit dans le cadre de l’«affaire Susurluk», un énorme scandale politico-financier qui avait révélé l’existence de liens occultes entre des éléments de la police, de la classe politique et d’une certaine pègre liée aux milieux d’extrême-droite. Suite à ce scandale, qui avait été déclenché par un accident de voiture survenu fin 1996 près de la localité de Susurluk (ouest de la Turquie), un rapport officiel a établi que des groupes clandestins avaient été formés au sein de l’Etat et avaient commis des crimes au nom de la défense de l’Etat. A ce jour, ces groupes n’ont pas été démantelés. (AFP)
La récente arrestation en France du criminel turc le plus recherché, qui s’est vanté que ses liens avec les services de renseignements turcs (MIT) et des hommes politiques le protégerait, a ébranlé la classe politique turque, rapport la presse d’Ankara. Alaatin Cakici, 45 ans, qui est accusé d’être impliqué dans les meurtres de son ancienne femme, d’hommes d’affaires et d’un autre parrain du crime, a été arrêté le 17 août dans un hôtel de luxe à Nice (sud de la France) sur la base de deux mandats d’arrêt émis par Interpol à la demande de la Turquie. Au cours de conversations téléphoniques enregistrées divulguées par la presse turque, Alaattin Cakici, dont Ankara réclame l’extradition, a déclaré avoir des liens avec plusieurs responsables du gouvernement, les services de renseignement turcs et des...