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Actualités - Biographies

Zahidi Ngoma : un atout politique pour les mutins

L’opposant Arthur Zahidi Ngoma élu chef de la rébellion des Banyamulengue est un atout politique majeur pour les rebelles. Né le 18 septembre 1947 à Kalima dans la province du Maniema dans l’est de la République démocratique du Congo, Zahidi Ngoma est un Congolais de souche. Considéré comme un modéré, il s’est opposé au régime défunt du maréchal Mobutu Sese Seko et a pris très tôt ses distances vis-à-vis du pouvoir de Laurent-Désiré Kabila. Spécialiste de droit international formé à la faculté de droit d’Orléans et à la Sorbonne en France, fonctionnaire de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation et la culture (UNESCO), cet homme de 1,70 mètre, à la barbe bien taillée, est un excellent orateur. En 1992, il brigue le poste de premier ministre lors de la conférence nationale souveraine qui a consacré l’instauration du multipartisme dans l’ancien Zaïre devenu plus tard République démocratique du Congo après l’arrivée de Kabila au pouvoir en mai 1997. En 1997, il crée son mouvement politique, «Les Forces du futur», pour contrer les visées «dominatrices» de l’AFDL et les risques de retour au monopolitisme politique en RDC. Le 25 novembre 1997, alors qu’il tenait les assises de son mouvement à Kinshasa, Zahidi Ngoma est arrêté sans ménagement par les forces de sécurité dans sa résidence privée de Lingwala à l’ouest de Kinshasa. Officiellement pour avoir violé l’interdiction des activités des partis politiques qui frappe la RDC depuis la prise de pouvoir par Kabila. Solidarité internationale «L’AFDL n’a pas qualité à disposer de tout le pays. C’est un parti autoproclamé, qui ne représente que lui-même», lançait-il à l’ouverture de ces assises. A la suite de cette arrestation, Zahidi Ngoma bénéficie d’une forte solidarité de la part de la communauté internationale. Le directeur général de l’UNESCO, Frederico Mayor, écrit au président Kabila pour réclamer sa libération. Devant l’indifférence du pouvoir de Kinshasa, l’UNESCO gèle sa coopération avec la RDC. Zahidi est ensuite transféré dans la prison de Buluwo dans la province du Katanga au sud-est de la RDC, ainsi qu’un autre opposant, Joseph Olenghakoy, président des Forces novatrices pour l’unité et la solidarité (FONUS) et le commandant Anselme Masasu Nindaga, ancien conseiller spécial du président Kabila. Après une tentative d’évasion avec ses codétenus, Zahidi Ngoma est recherché et vite rattrapé par les forces de l’ordre, puis reconduit à la prison de Buluwo. Le 19 mai, il est condamné à 12 mois de prison avec sursis par la cour d’ordre militaire, tribunal d’exception mis en place par le président Kabila depuis sa prise de pouvoir. En raison de la dégradation de son état de santé, due aux mauvaises conditions de détention, M. Kabila l’autorise à se rendre à l’étranger pour se soigner. En France, Zahidi Ngoma continue de suivre la situation dans son pays. Dans une interview publiée en juillet par le quotidien «La Libre Belgique», Zahidi fait une mise en garde contre les risques d’implosion de la RDC, ajoutant que «tous les éléments sont réunis pour l’implosion du territoire». Il s’oppose aussi à toute partition du pays et à un éventuel référendum d’autodétermination sur le Kivu, berceau de la rébellion banyamulengue. (AFP)
L’opposant Arthur Zahidi Ngoma élu chef de la rébellion des Banyamulengue est un atout politique majeur pour les rebelles. Né le 18 septembre 1947 à Kalima dans la province du Maniema dans l’est de la République démocratique du Congo, Zahidi Ngoma est un Congolais de souche. Considéré comme un modéré, il s’est opposé au régime défunt du maréchal Mobutu Sese Seko et a pris très tôt ses distances vis-à-vis du pouvoir de Laurent-Désiré Kabila. Spécialiste de droit international formé à la faculté de droit d’Orléans et à la Sorbonne en France, fonctionnaire de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation et la culture (UNESCO), cet homme de 1,70 mètre, à la barbe bien taillée, est un excellent orateur. En 1992, il brigue le poste de premier ministre lors de la conférence nationale souveraine qui...