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Actualités - Reportage

Les hôpitaux américains lancent le tourisme bonne santé (photo)

La santé avant tout... Ce dicton populaire, impliquant que tout le reste (gloire, fortune, beauté) est secondaire, serait aujourd’hui un bon slogan pour accéder à l’un de ces superflus, l’argent. En effet, les hôpitaux américains, et non les moindres, sont en train d’utiliser cet adage pour battre le rappel de la clientèle où qu’elle soit. Ils vont aller la chercher aux quatre coins du monde. Les hôpitaux, les centres médicaux et les cliniques, qui sont nombreux à posséder un matériel de pointe et un bataillon de spécialistes, n’arrivent pas toujours à travailler à plein rendement. C’est ce qui leur a donné l’idée d’aller vers les malades qui ne viennent pas à eux et qui sont hors de leurs frontières. Et ils ont trouvé plusieurs viviers où opérer. Il y a d’abord les pays en guerre où les grands blessés ne trouvent pas toujours sur place les soins adéquats. On leur propose donc une chirurgie sophistiquée, des prothèses perfectionnées et une technique de réhabilitation toujours en progrès. Les Etats du Golfe (où pourtant les soins sont gratuits pour tous les citoyens) qui ont grande foi dans la médecine américaine ne résistent pas au «package deal» pour des pontages coronaires, des opérations à cœur ouvert, des greffes et autres interventions et traitements délicats. En bonne voisine, l’Amérique du Sud peut difficilement refuser les formules séduisantes mises au point à son intention. Les hôpitaux de Floride ont des programmes «bonne santé» qui combinent le golf, le tennis, l’échographie et toute une batterie d’examens médicaux. Il y a mieux encore, certains instituts américains ont établi des antennes à l’étranger destinées à faciliter les premiers contacts. Au Chili, la Mayo Clinic a créé un comité formé de conseillers locaux influents, chargés de canaliser les clients vers elle. Un système appliqué pour des continents plus lointains. Le Centre médical de Stanford est en train de mettre sur pied à Singapour un grand département d’I.R.M. (imagerie par résonance magnétique) qui pourra retransmettre les radiographies par Internet au centre afin que les dossiers des patients soient prêts à leur arrivée en Californie. A noter que les soins médicaux américains ont attiré depuis toujours les richards étrangers. Aujourd’hui, des efforts sont déployés pour élargir ce cercle, notamment aux pays asiatiques qui gardent quelques beaux restes de leur précédente croissance économique. Tous ces clients venus d’ailleurs payent des avances en cash et règlent les factures de la même manière. Ce qui évite aux hôpitaux les interminables négociations et autres conflits avec les sociétés d’assurances. «Check-up» et partie de golf En général ce nouveau business est si payant à plus d’un égard (renflouement des caisses et étude de cas propres à d’autres environnements), que les hôpitaux sont prêts à tout pour satisfaire la clientèle étrangère. Ainsi l’hôpital méthodiste de Houston, qui cible la clientèle arabe, a fait construire dans son enceinte une mosquée, selon les normes de l’Islam: orientée vers La Mecque. Ailleurs, on engage des interprètes pour faciliter le contact. On ne joue pas uniquement sur le mélange soins médicaux, environnement culturel adéquat et espaces de loisirs mais aussi sur les prix qui sont très concurrentiels. Certains fixent à 25.000 dollars un pontage coronaire (chirurgie, hospitalisation, anesthésie, honoraires des médecins). D’autres le font pour 10 % de moins, d’autres encore vont jusqu’à 20 % de remise. Il n’y a pas que les grands malades qui rapportent. Les «check-up» routiniers sont une bonne source de rentrées. Pour 5.000 dollars une clinique cardiologique de Miami vous accueille à l’aéroport en limousine, vous fait le lendemain une série d’examens puis vous emmène passer une journée de relax dans une île avoisinante avant de vous remettre dans l’avion. Autre variante d’un hôpital de Floride: on y vient en famille. Pendant que papa ou maman contrôle son taux de cholestérol et de glucose, les enfants sont invités à faire un tour à Disney World. Ce n’est pas tout, dans le très chic quartier des ambassades à Washington, on a vu s’ouvrir un bureau d’information médicale où l’on donne régulièrement des conférences portant sur la prévention des maladies qui guettent les personnes approchant le troisième âge, tels le cancer de la prostate et les accidents cardiovasculaires. Une nouvelle manière de dire, à l’heure de la mondialisation, à votre bonne santé, que vous ayez 7 ou 77 ans.
La santé avant tout... Ce dicton populaire, impliquant que tout le reste (gloire, fortune, beauté) est secondaire, serait aujourd’hui un bon slogan pour accéder à l’un de ces superflus, l’argent. En effet, les hôpitaux américains, et non les moindres, sont en train d’utiliser cet adage pour battre le rappel de la clientèle où qu’elle soit. Ils vont aller la chercher aux quatre coins du monde. Les hôpitaux, les centres médicaux et les cliniques, qui sont nombreux à posséder un matériel de pointe et un bataillon de spécialistes, n’arrivent pas toujours à travailler à plein rendement. C’est ce qui leur a donné l’idée d’aller vers les malades qui ne viennent pas à eux et qui sont hors de leurs frontières. Et ils ont trouvé plusieurs viviers où opérer. Il y a d’abord les pays en guerre où les grands...