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Actualités - Reportage

Mortalité infantile : l'origine étrangère prime sur les inégalités sociales

La mortalité infantile en France relève moins des inégalités sociales, qui d’ailleurs s’estompent, que de l’origine étrangère des parents, indique l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) dans le dernier numéro d’«Economie et Statistique». Depuis le début des années cinquante, la mortalité infantile a considérablement régressé, passant de 50 pour mille à 5 pour mille (chiffre de 1995). La nationalité semble «plus discriminante» que l’origine sociale, indique l’INSEE: quand le père est étranger, la mortalité infantile est (sur la période 1984-1989) de 8,2 pour mille, au lieu de 7 pour mille (1984-89) quand le père est français. Quand le père est malien ou sénégalais, le taux passe à 10,7 pour mille, quand il est d’origine maghrébine à 8,5 et à 9,8 s’il est yougoslave ou turc. Il n’est que de 6,2 s’il est d’origine espagnole, portugaise ou italienne. Des variations similaires se vérifient en examinant la nationalité de la mère. L’INSEE rappelle que parmi les naissances de parents étrangers, «70% sont d’origine ouvrière». (AFP)
La mortalité infantile en France relève moins des inégalités sociales, qui d’ailleurs s’estompent, que de l’origine étrangère des parents, indique l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) dans le dernier numéro d’«Economie et Statistique». Depuis le début des années cinquante, la mortalité infantile a considérablement régressé, passant de 50 pour mille à 5 pour mille (chiffre de 1995). La nationalité semble «plus discriminante» que l’origine sociale, indique l’INSEE: quand le père est étranger, la mortalité infantile est (sur la période 1984-1989) de 8,2 pour mille, au lieu de 7 pour mille (1984-89) quand le père est français. Quand le père est malien ou sénégalais, le taux passe à 10,7 pour mille, quand il est d’origine maghrébine à 8,5 et à 9,8 s’il est...