Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

La diplomatie piétine, la situation humanitaire s'aggrave au Kosovo

La situation humanitaire s’aggrave au Kosovo où les récents combats ont fait fuir des dizaines de milliers de personnes, tandis qu’aucune avancée vers des négociations de paix n’est enregistrée, selon des responsables internationaux. Le médiateur américain Christopher Hill a eu à Belgrade de nouvelles consultations avec le gouvernement serbe, dont rien n’a filtré, après ses entretiens à Pristina (chef-lieu du Kosovo) avec les responsables albanais de la province. Il doit poursuivre sa navette dans les prochains jours, a-t-on indiqué de source diplomatique occidentale. Le président du Kosovo, Ibrahim Rugova, et son équipe de négociateurs ont exclu de discuter avec les représentants de Belgrade tant que les forces serbes poursuivront leurs opérations contre les séparatistes et ne se seront par retirées de la province. M. Hill a estimé néanmoins que le processus devant aboutir à de véritables négociations serbo-albanaises était sur les rails, même si «le chemin à parcourir doit être long» en raison des «désaccords substantiels entre les deux parties». Au stade actuel, «on ne peut encore espérer un accord final» sur le statut futur du Kosovo et «il n’est pas nécessaire que les deux parties se retrouvent face à face», la priorité de l’action diplomatique était d’établir entre elles des mesures de confiance, a estimé un diplomate occidental de haut rang qui a requis l’anonymat. Le problème majeur auquel est confronté l’émissaire américain réside dans le fait que les Albanais «ne parlent pas d’une même voix», l’UCK refusant toujours de reconnaître l’autorité de M. Rugova, selon ce diplomate. Adem Demaçi, le représentant politique de l’UCK, «pense que la lutte armée offre de meilleures chances» aux Albanais que des négociations à l’issue incertaine, a-t-il indiqué. M. Demaci, cité par B-92, une radio serbe indépendante, a déclaré que les Kosovars s’étaient dotés au fil des mois d’une «véritable armée», capable de s’opposer à des forces serbes «armées jusqu’aux dents, de leur infliger des pertes et de les couvrir d’opprobre devant le monde entier». Face aux dernières offensives serbes, l’UCK a dû «abandonner les territoires qu’elle avait conquis mais elle a préservé sa force vive et est en mesure de continuer la guerre», a-t-il affirmé. (AFP)
La situation humanitaire s’aggrave au Kosovo où les récents combats ont fait fuir des dizaines de milliers de personnes, tandis qu’aucune avancée vers des négociations de paix n’est enregistrée, selon des responsables internationaux. Le médiateur américain Christopher Hill a eu à Belgrade de nouvelles consultations avec le gouvernement serbe, dont rien n’a filtré, après ses entretiens à Pristina (chef-lieu du Kosovo) avec les responsables albanais de la province. Il doit poursuivre sa navette dans les prochains jours, a-t-on indiqué de source diplomatique occidentale. Le président du Kosovo, Ibrahim Rugova, et son équipe de négociateurs ont exclu de discuter avec les représentants de Belgrade tant que les forces serbes poursuivront leurs opérations contre les séparatistes et ne se seront par retirées de la...