Maintenant que le président Bill Clinton est passé aux aveux sur sa liaison «coupable» avec Monica Lewinsky, le sort du président dépendra davantage du jugement de l’opinion publique que du grand jury qui l’a entendu. Que le président n’ait pas dit toute la vérité, cela pourrait avoir de graves conséquences aux yeux d’une opinion pourtant lassée par l’affaire et désireuse d’en voir l’épilogue. Officiellement, l’interrogatoire du président par le procureur spécial Kenneth Starr visait à permettre aux 23 membres du grand jury d’aller au fond de l’affaire Lewinsky. Il n’est cependant pas prévu que le procureur sollicite l’avis d’aucun des 23 jurés sur la question de savoir si le locataire de la Maison-Blanche devrait être mis en accusation par le Congrès. C’est à lui qu’il appartiendra de soumettre un rapport au Congrès sur son enquête dans le «Monicagate» et notamment sur la question de savoir si Bill Clinton a menti sous serment sur la nature de ses rapports avec l’ancienne stagiaire, s’il a fait pression sur d’autres pour les inciter au parjure et s’il a fait obstruction au cours de la justice. Tiédeur du Congrès L’affaire se déplace alors sur la scène politique, où républicains et démocrates sont plus enclins à suivre les avis des experts en matière d’opinion publique que les arcanes du droit. L’une des raisons essentielles de la tiédeur du Congrès à débattre d’une éventuelle mise en accusation du président est la façon dont l’opinion américaine a réagi depuis que l’affaire a éclaté en janvier dernier. Dans les jours qui ont précédé son audition par le «grand jury», les sondages d’opinion montraient clairement que la plupart des Américains étaient convaincus depuis le début que Clinton avait menti à propos de ses rapports avec Monica — sans pour autant qu’ils émettent un avis défavorable sur son rôle présidentiel. Quelle sera la réaction de l’opinion après ses aveux? «Je pense sincèrement que le peuple américain en sera l’ultime juge, davantage que les gens qui travaillent à la Maison-Blanche», a déclaré le porte-parole de la présidence, Mike McCurry.
Maintenant que le président Bill Clinton est passé aux aveux sur sa liaison «coupable» avec Monica Lewinsky, le sort du président dépendra davantage du jugement de l’opinion publique que du grand jury qui l’a entendu. Que le président n’ait pas dit toute la vérité, cela pourrait avoir de graves conséquences aux yeux d’une opinion pourtant lassée par l’affaire et désireuse d’en voir l’épilogue. Officiellement, l’interrogatoire du président par le procureur spécial Kenneth Starr visait à permettre aux 23 membres du grand jury d’aller au fond de l’affaire Lewinsky. Il n’est cependant pas prévu que le procureur sollicite l’avis d’aucun des 23 jurés sur la question de savoir si le locataire de la Maison-Blanche devrait être mis en accusation par le Congrès. C’est à lui qu’il appartiendra de...
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