Depuis quelques années, on voit apparaître une multitude de cafés dans le Grand Beyrouth, mais aussi dans les régions avoisinantes. L’oisiveté a du bon. Et, entre 16 et 19 heures, il est devenu de rigueur de prendre le temps de perdre son temps... autour d’un café, même si au Liban la notion de café est assez variable, et comment dire... décaféinée. Donc, ici, CAFÉ veut plutôt dire resto. De toutes les façons, un café, selon le Grand Larousse Universel, c’est “un établissement où on consomme des boissons”, rien ne nous interdit de boire... et de manger. Mais n’empêche qu’y prendre un café est tout à fait possible. Café à l’orientale, entre deux hommos, café à l’américaine dans un “diner” ou entre hamburgers et chopped salads, café à l’italienne entre pastas et tiramisus ou tout simplement café à la parisienne, en salle ou en terrasse. Eh bien, tout ça, c’est le café à la libanaise. Beaucoup évoquent, il est vrai, le fait de ne pas retrouver l’ambiance des cafés-trottoirs de la capitale française. Les flippers au fond de la salle, et le bar-tabac adjacent, les hot-dogs, les croque-monsieurs ou le Paris-Brest. C’est vrai qu’ils manquent beaucoup à certains d’entre nous. Mais au fond, si on ne trouve pas les mêmes cafés qu’à Paris, c’est tout simplement parce que nous ne sommes pas à Paris, et que, même si le bistro du coin manque à quelques-uns, les cafés libanais nous offrent bien plus que le simple café. Chaque café nous offre son petit plus, que l’on ne retrouvera nulle part ailleurs. Un petit-déjeuner tardif, une glace faite maison, un sandwich au bacon, une terrasse à l’ombre, un petit terrain de basket, une ouverture très matinale ou une formule déjeuner. En bref, les cafés libanais sont à l’image des Libanais, très variés. De Maameltein à Beyrouth, en passant par Broummana, une petite tournée de quelques cafés s’est imposée. D’espressos en cafés turcs, une virée est conseillée à tous les amateurs d’arômes sensuels. Avant, il y avait quelques cafés, parsemés ça et là, aujourd’hui, chaque quartier en possède plusieurs, et il est devenu monnaie courante de s’y rendre, à tout âge et à toute heure. C’est une question d’habitude. Il y a ceux qui s’y rendent avant le bureau, pour manger un croissant, ceux qui y attendent leur douce moitié entre deux cours, il y en a qui aiment y déjeuner, parce que le café c’est aussi rapide qu’un fast-food, mais en plus distingué, il y a ceux qui aiment boire un chocolat chaud pendant les heures creuses avant le dîner, d’autres qui préfèrent une bière, et enfin ceux qui s’y rendent à n’importe quelle heure du jour et de la nuit, parce qu’un café, c’est après tout un second chez-soi... Tout nouveau, tout chaud et tout en fraîcheur Tout nouveau, tout chaud, c’est le Sleep Comfort Café. Ouvert depuis le début du mois d’août, le Sleep Comfort Café est situé au dernier étage de l’immeuble Sleep Comfort à la Quarantaine. De 9 à 19 heures, avec des projets de prolongation tardive à partir du mois d’octobre, “le Sleep Comfort Café sert une carte légère aux clients de la galerie et de la boutique, mais aussi à tous ceux qui ont envie de fraîcheur”, nous explique la propriétaire, mais aussi gérante du café, Karine Ayoub. On peut donc y petit-déjeuner, bruncher, déjeuner et prendre un chocolat chaud ou une bière en fin d’après-midi. Pouvant recevoir jusqu’à cent personnes, le Sleep Comfort Café possède également une aile pour les enfants. C’est donc dans une ambiance chaude et accueillante que le café a décidé de s’établir. Si le décor, pensé et exécuté par Karine Ayoub et la décoratrice des salles d’exposition de Sleep Comfort, est fait de jaune, d’orange et de vert, ce qui est vraiment surprenant et unique c’est la vue. 180 degrés de baies vitrées pour admirer la mer et les montagnes avoisinantes. Le Sleep Comfort Café est un des rares cafés à posséder pareille vue, et ça en vaut le détour, même si de détour, il n’y a pas. A bien réfléchir en fin de compte, où prendre un café entre Zalka et l’entrée de Beyrouth? Nulle part ailleurs qu’au Sleep Comfort Café. Rien de plus commode, donc, que de s’arrêter et changer d’air en plein embouteillage. C’est ce qu’ont compris les gens, de bouche à oreilles, et pas seulement les clients de Sleep Comfort. Parce que si la boutique draine les clients du café, l’inverse est de même possible: prendre un café et ensuite jeter un coup d’œil sur les articles cadeaux. Salades de fruits frais ou tiramisu après ou avant d’avoir acheter un canapé, c’est plutôt nouveau. Et le Sleep Comfort Café, ce n’est pas seulement un accès facile ou une vue imprenable, c’est aussi une excellente carte variée: viennoiseries, omelette aux fines herbes, sandwiches froids et chauds, salades de crevettes ou de crabe, filet sauce au poivre ou blanc de poulet grillé. En bref donc, pour ceux qui n’auraient pas encore été au Sleep Comfort Café: vue imprenable depuis le sixième étage de l’immeuble Sleep Comfort à la Quarantaine, aile pour enfants avec jeux, menu à la fois léger et varié, et surtout accueil chaleureux. Si vous n’y avez pas encore été, n’hésitez plus. “Un peu de fraîcheur dans un monde de brutes”, on ne peut pas refuser. Depuis 1957... et toujours à la page La Gondole est un des plus vieux cafés de Beyrouth. Il a ouvert ses portes en 1957 à Corniche Mazraa, et illustre bien, lui aussi, le côté “home-sweet-home” qu’on attend d’un café. Au départ, ce café célèbre était une pâtisserie-traiteur, puis au fil des années, la pâtisserie s’est agrandie en bistro-café-restaurant-catring. Tenue depuis toujours par les Maroun, aujourd’hui par Nabil et son fils Samer, La Gondole connaît toujours le même succès. Rénovée il y a un an, elle contient maintenant 85 places, sans la terrasse, nous explique son directeur, Alain Khayat. La Gondole a le prestige d’être un vrai café-trottoir. Sa terrasse, à l’ombre des parasols, est très agréable en été. Ouverte de 7 heures du matin à minuit (voire plus selon les événements - comme la finale de la Coupe du monde où 150 personnes sont venues assister au match), La Gondole offre une carte très variée: toujours la même grande gamme de pâtisseries, deux plats du jour tous les midis, des plats locaux occidentalisés, d’excellentes glaces, une formule moules-frites les vendredis soirs et, bien sûr, un parfait petit café. “La Gondole, c’est un peu le melting-pot au niveau de la clientèle. Nous avons des habitués, comme dans tous les cafés, surtout les dimanches, parce que notre brunch est servi jusqu’à 16 heures pour les lève-tard, des hommes d’affaires viennent régulièrement le midi pour des business-lunch, on les appelle les costumes-cravates, l’après-midi et le soir, c’est très varié, il y a des jeunes, des femmes, des familles, bref une clientèle très agréable”, nous confient Samer Maroun et Alain Khayat. “Depuis quarante ans, La Gondole, c’est aussi un service catering, pour les cocktails et les dîners”, ajoute Samer Maroun, “nous faisons tout de A à Z, du dîner aux serveurs, en passant par les chaises, les tables, et tout le service qui s’ensuit”. Mais La Gondole, qui était avant tout une pâtisserie, n’a pas failli à sa réputation. Il est très agréable d’y manger des profiteroles fourrées au chocolat! Seul ou accompagné. L’ambiance y est tout simplement familiale. Les serveurs sont efficaces et très sympathiques, au moins ils ne vous dérangent pas si vous avez simplement demandé un café et que vous lisez votre journal. Parce que La Gondole offre, en plus, une grande variété de presse locale et internationale, mensuelle, hebdomadaire et quotidienne tous les matins, ainsi qu’un grand choix de livres à feuilleter tranquillement. Bar à salades, formules à midi, spécialités comme le Poutine Potato ou le Croc Chix, bar, terrasse, La Gondole a su s’adapter à son temps tout en respectant ses traditions. On s’y sent bien à n’importe quel âge et à n’importe quelle heure de la journée... 20 ans, trois établissements Si ce sont les fraîcheurs qui vous tentent plus, alors vous vous devez de vous rendre à un des plus vieux cafés de Broummana, le Manhattan. Ouvert depuis 1977, le Manhattan reste une des valeurs sûres de Broummana. Sous la direction des Kurban depuis le début, aujourd’hui il est, ainsi que le Rahâba et l’Olivier, sous la gestion de Nicolas Kurban. En tout cas, quand on va à Broummana, on ne peut pas rater le Manhattan et sa terrasse, ainsi que, depuis l’été dernier, sa terrasse orientale et estivale en étage, le Rahâba. Si le dimanche il est de rigueur de manger une mouloukhié en famille, le Manhattan est bondé, en fin de journée, de jeunes venus siroter un soda ou passer du bon temps. Le soir, le Manhattan, qui ouvre ses portes jusqu’à deux heures du matin, retrouve une clientèle variée. Son menu, d’ailleurs, est destiné à toutes sortes de consommateurs. On y sert du hommos, comme des hamburgers, des pâtes, du saumon fumé ou encore des club-sandwiches. “Tout est fait maison chez nous”, nous précise Nicolas Kurban. Idéal pour prendre un petit-déjeuner dans la fraîcheur du Metn. Si, depuis vingt ans, le Manhattan est de pair un restaurant familial et un café branché, c’est parce que depuis vingt ans le Manhattan, qui a changé sa décoration il y a deux ans, offre toujours le même service de qualité à ses clients, un service non-stop de 9 heures à 2 heures du matin. Si une envie de mezzés devient pressante, la terrasse du Rahâba se trouve juste au-dessus du Manhattan. Mezzés, donc, mais aussi carte orientale, narguilé et joueur de oud tous les soirs. Le Rahâba, contrairement au Manhattan qui est ouvert été comme hiver, n’est ouvert que pendant les quatre mois d’été. Le Rahâba, qui peut recevoir jusqu’à 150 personnes à dîner comme pour un café dans l’après-midi, propose une formule sympathique: mezzé-grillades-arak, à 20$, dans un décor rustique. Et comme la formule a réussi, Nicolas Kurban a décidé d’émigrer vers la ville et d’ouvrir en mars dernier, rue Trabaud à Achrafieh, L’Olivier, un bistro libanais. “C’est une cuisine libanaise de grand-mère que vous ne trouverez nulle part ailleurs. On vous sert une salade de betteraves, des haricots à l’huile, des choux-fleurs frits. La formule qui comprend une multitude de plats n’est qu’à 18$ au déjeuner, et à 23$ au dîner, avec, en soirée, un orchestre de oud et de derbaké”. Quoi de mieux pour raconter un petit restaurant qui, depuis son ouverture, ne désemplit pas. L’Olivier est également charmant pour aller prendre un café sous ses voûtes anciennes ou en terrasse. L’esprit famille Si on prend en compte l’ancienneté, un des cafés les plus vieux dans la catégorie des nouveaux établissements d’Achrafieh c’est le Way’s Café. Ouvert depuis 1995 dans le centre Notre-Dame, place Sassine, le Way’s c’est en fait le concept du café-trottoir, sans trottoir, nous explique son propriétaire et gérant André Fayad. Situé, en effet, dans le centre Notre-Dame, le Way’s ne possède pas de terrasse, mais reçoit le soleil toute la journée grâce à sa coupole en verre qui illumine la salle qui peut contenir jusqu’à 120 personnes. A l’heure du déjeuner, il est donc très agréable d’y aller pour profiter de la lumière et des formules que le Way’s propose tous les jours: bar à salade, plat du jour (pizza les vendredis, tartares les jeudis) et dessert pour 10$. C’est ce qu’André Fayad appelle un “menu rapide” étudié pour les gens pressés, c’est-à-dire les hommes d’affaires. Mais si on a envie de prendre son temps, de manger un peu plus tard que pendant les heures de pointe ou dîner tout simplement, la carte du Way’s fera l’affaire. La carte est donc très variée et propose un grand choix de spécialités internationales: salades, brochettes, pâtes, viandes grillées, hamburgers ou sandwiches. “C’est une brasserie où on trouve de tout”. Mais le Way’s, “c’est avant tout une grande famille, c’est l’esprit maison qui a fait notre réputation”, se plaît à dire Fayad. Le Way’s, c’est donc, à côté de la restauration, un café en bonne et due forme. Tout d’abord parce que le Way’s est un importateur de café. On y trouve donc un grand choix de cafés venus de Papouasie, de Jamaïque ou du Brésil, mais aussi une grande variété de thés de l’île de Ceylan, de Chine, de thés parfumés à la mangue, au caramel ou à la vanille; tout ça dans une carte spécialement réservée aux cafés et aux thés. Mais le côté maison, on le retrouve surtout l’après-midi, quand les habitués, sirotant un jus d’orange frais ou un des excellents cafés, prennent du bon temps en jouant aux cartes ou au trictrac. Si le service du Way’s est continu tous les jours de midi à minuit, il ouvrira très prochainement tôt le matin, dès 4 heures, pour un petit-déjeuner copieux. Il est vrai que depuis l’ouverture d’une boîte dans le centre, on voit une grande affluence aux heures les plus indues. Si le Way’s vient de changer le décor, avec l’aide de Nabil Gharzouzi, c’est parce que, selon André Fayad, “après dix ans d’expérience dans le domaine, sur la Côte d’Azur et plusieurs cafés ouverts, les gens ont besoin de changement. C’est pourquoi, nous avons changé les couleurs du Way’s, devenues plus chaudes. Mais le personnel est resté le même depuis l’ouverture, et ça crée des liens avec les clients”. Manger différent Pour ceux qui préféreraient retrouver le charme des cafés californiens comme Ivy, ils doivent se rendre rue du Liban, à l’Atlas Café, qui tient son nom d’une carte datant de 1930, et que les propriétaires ont trouvé sur place. L’Atlas, c’est un café où l’on “mange différent”. Ouvert depuis novembre 1997, l’Atlas, c’est l’idée de trois amies, Paula Acra, Nayla Audi et Glenn Khoury, secondées par leur manager, Corinne Nader. La quête de la qualité se fait ressentir dans ce café cosy, situé au rez-de-chaussée d’un immeuble du début de la rue du Liban. En effet, quoi que vous commandiez, des grissinis aux soupes, des salades aux pommes allumettes, des chips au pain markouk, ainsi que leurs fameux desserts et glaces, tout est fait maison. Et les propriétaires en sont fières. Chacune d’entre elles met la main à la pâte, à sa façon. “Ici, la fête est dans l’assiette”, s’amuse à nous expliquer Nayla Audi, “on vient ici pour manger”. Si les repas coûtent en moyenne entre 15 et 18$, vous en aurez pour votre argent. De belles et grandes portions comme aux Etats-Unis, où Nayla Audi a passé quelques dix années. Corinne Nader se fait un plaisir d’ailleurs de nous montrer les salades de l’Atlas. “Tous les ingrédients sont de premier choix. Rien n’est congelé. Nous n’utilisons pas de conserves. Nous, nos produits sont naturels. Le thon, par exemple, c’est du thon naturel et frais que nous fumons nous-mêmes, à l’Atlas”. Effectivement, tout est naturel. Même les glaces, qui elles aussi sont faites maisons et font la fierté des patronnes, sont 100% naturelles. Elles sont confectionnées à base d’eau minérale, sans colorants ni conservateurs. Ce sont les glaces OSLO aux 26 parfums de l’Atlas. Des parfums, comme: thé Mariage Frères, pétales de rose, pastèque, pamplemousse ou orange sanguine, qu’on peut également acheter au litre. Ces trois femmes n’ont fait aucune étude de marché avant d’ouvrir ce café de 70 personnes qui, depuis huit mois, a ses fervents adeptes. Ouvert de 8 heures à minuit, en service continu, l’Atlas, c’est d’excellents petits-déjeuners, des déjeuners d’affaires, des déjeuners de femmes autour d’une salade chinoise, d’une salade niçoise au vinaigre balsamique ou d’un sandwich printanier, des après-midi bercés de profiteroles au chocolat ou de crème brûlée. Les dîners, quant à eux, plus récents, sont tout aussi agréables. L’Atlas Café, c’est donc l’endroit idéal pour manger un petit bout copieux et naturel, en toute tranquillité, loin de tout brouhaha. “Diner” à l’américaine Pour les fanas de nourriture américaine et de desserts yankees, pour les nostalgiques d’une Amérique fifties, remastérisé à la “Friends” le tout nouveau café à l’américaine, c’est-à-dire, le “diner” (prononcez “day-neur”) typique, c’est le Roadster. Ouvert depuis deux mois à l’avenue Charles Malek à Achrafieh, le Roadster, c’est un décor typiquement américain, comme dans Happy Days, avec un juke box, un bar, un bar à salade et des posters aux murs. Pour les adeptes de pancakes, il faut y aller avant le travail ou l’université, vers huit heures, pour en manger avec un bon jus d’orange frais. Un régal. A la base, un diner, c’était conçu pour recevoir les camionneurs de longues distances, les truckers, et leur servir, alors qu’ils étaient loin de chez eux, des plats faits maisons, le home-made cooking, quoi. Eh bien, le Roadster, c’est ça. Un café, culture américaine. Ouvert de 8 h 30, (7 heures en hiver), à une heure et demie, le Roadster c’est aussi un efficace système de livraison à domicile de 11h30 à 1h30. Mozzarella Sticks, Coleslaw, BLT, Fajita sandwich, Cuban Burger, Caesar Salad, pizzas ou pâtes Route 66, ainsi que brownies, sundaes et milk shakes, c’est le rêve américain à portée de tous. D’ailleurs, la clientèle du Roadster est aussi variée que son menu. “Il n’existe pas une catégorie précise de clientèle, ça va de 7 à 77 ans”, nous explique-t-on au Roadster. “On peut y venir en costume cravate, comme en maillot”. Il est vrai qu’il n’y a pas d’âge pour manger un sandwich au bacon en écoutant Presley ou Jerry Lee Lewis. Le rapport qualité/prix du Roadster est particulièrement alléchant. Un sandwich, des frites et un shake à 10.000 LL... Nous vous laissons juger. Le Roadster, qui n’est ouvert que depuis mai dernier, s’est déjà fait une clientèle. A midi, il croule sous les commandes “delivery” des bureaux et boutiques avoisinants, l’après-midi, c’est une envie de FlapJacks (crêpes) qui poussent les gens à venir, et le soir c’est la ruée vers l’or, sur place ou à la livraison. Et ce n’est pas seulement parce que le Roadster est le premier vrai diner au Liban que les gens se pressent d’y manger, mais c’est simplement parce que c’est bon. De bouche à oreille, le Roadster s’est fait une excellente réputation. Une fois qu’on y a goûté, on ne peut plus s’en passer... 900 m2 de café tonique Toujours sur le continent nord-américain, depuis la fin juillet, un tout nouveau café vient d’ouvrir ses portes. Membre d’une très grande chaîne canadienne, le Sports Café vient enfin de s’établir à Beyrouth. Dédié, comme son nom l’indique, à l’ensemble des sports, le Sports Café, situé au rez-de-chaussée de la tour Bourj Al Ghazal, avenue Fouad Chehab, est un véritable temple pour tous les amoureux de tennis, de football, de basket-ball, de Formule 1, d’équitation etc. A l’image des autres chaînes de café internationales, on trouve également des vêtements, des objets ayant appartenu à des stars internationales, mais aussi à des stars locales. A côté d’une des voitures de Damon Hill, des gants de Cascius Clay Mohammad Ali ou des signatures de l’équipe allemande de football, si chère aux Libanais, on peut trouver le maillot de Rony Seikaly, celui d’Elie Mechantaf ou les accessoires de Karim Fares, Said Boubès ou Siham Asseily, membres de l’équipe équestre libanaise. C’est ce qu’on appelle un memorabilia. Mais le Sports Café, ce n’est pas seulement une visite guidée. C’est 100 postes de télé, ainsi que trois écrans géants disposés un peu partout à travers les trois étages du café. C’est également une piste de danse, 9 play stations rattachées à 9 tables, un mini-terrain de basket, une terrasse immense, 2 bars et une salle pour des soirées privées. Un vrai temple du sport où peuvent se réunir 250 personnes en salle, et quelque cent autres sur la terrasse. Le Sports Café, c’est tout ça. Issal Saleh, l’acquéreur de la franchise pour le Moyen-Orient et Mike Reed, le directeur général ont réussi un excellent travail. Dès les premières heures d’ouverture, le Sports Café a fait salle comble. Si les enfants seront ravis d’arborer T-shirts et casquettes à l’effigie du Sports Café Beirut, les parents seront enchantés par la gigantesque carte qui leur est proposée. Parce que, si le sport est à l’honneur, le menu n’a pas été négligé. Calamars, pain à l’ail, salades, tortillas, BLT, multitude de sandwiches, burgers à volonté, grandes assiettes pour les gourmands, pâtes à l’italienne, pizzas et desserts géants: hot fudge brownies, cheesecakes, glaces et autres sorbets. Un vrai rêve pour les gastronomes de cuisine américaine grandes portions. Le voilà donc le café à l’américaine. Mais ne vous méprenez pas, il y est très agréable de boire un café. Au Sports Café, le café est tonique. En plus, pour les fêtards, le Sports Café est ouvert tard dans la nuit pendant le week-end. De 11 heures à 1 heure en semaine, et fermeture aux alentours de 3 heures en fin de semaine. Alors, un café devant un match de la coupe Davis, où vous pouvez gagner un voyage pour deux à Londres, ou devant un des circuits de Formule 1, c’est tentant, surtout qu’avec une équipe locale et internationale on se sent à l’aise, un peu comme si on était dans son propre salon... Espresso et Pastas alla salsa Maintenant, si après la ville et la montagne, c’est vers la mer que vous jetez votre dévolu, c’est à Maameltein qu’il faut se rendre, et plus particulièrement au Prego Café du Beverly Beach Hotel. Conjuguer l’Italie et la mer, c’est plutôt agréable. Le Prego, sous la supervision du chef Silla depuis deux ans et demi, est célèbre pour sa formule, comme la plupart des restaurants affiliés au groupe Idarat de Béchara Nammour. Pour 26$, le Prego propose un bar à salades italiennes, des pizzas d’hiver, deux ou trois genres de pâtes, du vin, ainsi qu’un dessert (demandez leur tiramisu). A midi, c’est plutôt des business lunchs à 12$ ou à la carte. Si la cuisine, entre 15 et 20 heures, fait une petite pause, le coffee shop du Prego est ouvert 24 heures sur 24. Pratique pour les noctambules et les grands joueurs, puisque le Prego est à quelques minutes du Casino. “Nous accueillons souvent des joueurs, après la fermeture du Casino, surtout quand ils ont gagné”, s’amuse à nous raconter André Chehwane, directeur du Beverly Beach Hotel. Si le focus est mis sur la cuisine italienne, dernièrement le Prego a décidé d’offrir une nouveauté: Pasta alla salsa. C’est, en fait, un groupe de musiciens cubains qui accompagnera les pastas party et, en hiver, le Prego offre une formule brunch à l’italienne les dimanches. Espresso et tutti quanti. Au Prego, on peut donc petit-déjeuner, déjeuner, prendre un café et dîner à l’italienne, en salle ou en terrasse, autour de la piscine. On se croirait presque à Venise. D’ailleurs, c’est peut-être pour ces raisons que le Prego attire autant les Libanais, mais aussi les étrangers. “La clientèle du Prego est très variée, mais ce n’est pas Tintin, ce n’est pas le style 7 à 77 ans, c’est surtout 25 ans et plus”, précise Chehwane. Le Prego organise également des cocktails et des banquets de 250 personnes. Quant au resto, en temps normal, il peut accueillir jusqu’à 140 couverts. Dans l’après-midi, il est fréquent de croiser des ambassadeurs, des hommes d’affaires, des jeunes couples venus boire un espresso, une bière ou un cocktail au bord de la piscine. Si la graine de café appartient à la légende brésilienne, qui ne connaît pas le fameux espresso italien?... Tiramisu du chef Silla et espresso, c’est toute l’Italie au sein de la troisième plus belle baie au monde, celle de Jounieh...
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