La population angolaise semble perplexe devant l’intervention de son armée en République démocratique du Congo, alors qu’au même moment, sur le plan intérieur, l’insécurité s’accroît et que le processus de paix engagé depuis 1994 entre le gouvernement et l’ex-rébellion de l’UNITA semble une nouvelle fois menacé. Résumant un sentiment largement partagé, un jeune universitaire s’interroge sur la contradiction entre une armée efficace sur les terrains d’opérations extérieures et apparemment impuissante à réduire une rébellion, qui depuis vingt ans a ruiné le pays, faisant des centaines de milliers de morts (plus de 500.000 entre 1991 et 1994, selon les estimations gouvernementales). Depuis 1997, l’Angola est intervenue à trois reprises dans des pays voisins: une première fois en mai 1997 dans l’ex-Zaïre aux côtés de Laurent Désiré Kabila pour renverser Mobutu Sese Seko, une deuxième fois en octobre de la même année au Congo-Brazzaville pour soutenir Denis Sassou Nguesso contre Pascal Lissouba et enfin, depuis dix jours, en RDC, pour contrer la rébellion banyamulengue qui menaçait le régime de Kabila. «A chaque fois, l’Angola débarque et en deux jours, l’affaire est réglée», s’étonne cet universitaire, l’un des rares Angolais de la rue à accepter de s’exprimer, même sous couvert de l’anonymat. «Quand on voit ça, on se demande vraiment si les militaires ici veulent la fin de la guerre!», s’exclame une jeune femme. Son compagnon renchérit: «C’est sans doute qu’au MPLA (Mouvement pour la libération de l’Angola, ex-parti unique au pouvoir) comme à l’UNITA (Union nationale pour l’indépendance totale de l’Angola), certains ont des intérêts personnels dans la guerre. Nous, on souffre et eux gagnent de l’argent, font des affaires», assure-t-il. (AFP)
La population angolaise semble perplexe devant l’intervention de son armée en République démocratique du Congo, alors qu’au même moment, sur le plan intérieur, l’insécurité s’accroît et que le processus de paix engagé depuis 1994 entre le gouvernement et l’ex-rébellion de l’UNITA semble une nouvelle fois menacé. Résumant un sentiment largement partagé, un jeune universitaire s’interroge sur la contradiction entre une armée efficace sur les terrains d’opérations extérieures et apparemment impuissante à réduire une rébellion, qui depuis vingt ans a ruiné le pays, faisant des centaines de milliers de morts (plus de 500.000 entre 1991 et 1994, selon les estimations gouvernementales). Depuis 1997, l’Angola est intervenue à trois reprises dans des pays voisins: une première fois en mai 1997 dans...
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