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Actualités - Chronologie

Football Les bleus étrennent leur titre face à l'Autriche (photo)

Trente-huit jours après le sacre, l’équipe de France de football étrennera mercredi son titre de championne du monde à l’occasion d’un match amical contre l’Autriche qui marquera le début de l’ère Roger Lemerre. Depuis ce jour historique du 12 juillet, bonheur et joie de vivre ne semblent pas avoir quitté les Bleus. «C’est une rentrée des classes, certes au mois d’août, mais qui s’effectue le sourire au lèvres», résume simplement Youri Djorkaeff. Le milieu de terrain de l’Inter de Milan souligne avec humour que «Depuis cette finale gagnée contre le Brésil, peu de choses ont changé dans ma vie mais je n’ai jamais aussi peu payé les additions dans les restaurants». Plaisir, honneur d’avoir un champion du monde à sa table, le Basque Bixente Lizarazu l’a constaté également en vacances où il a pu s’adonner pleinement à son autre passion: le surf. «C’est incroyable, je n’avais jamais vu cela, les autres surfeurs me laissaient la place pour m’engouffrer dans les meilleures vagues», dit-il. Plus sérieusement, le néo-Marseillais Robert Pires a admiré la reconnaissance du public. «On sent dans leurs yeux qu’on leurs a procuré beaucoup de plaisir. C’est beau», raconte-t-il. Et comme les autres joueurs, il a constaté une forte augmentation du courrier reçu dans leurs clubs. Lizarazu a chiffré ses lettres «souvent très émouvantes» à une cinquantaine par jour. Reste maintenant pour les Bleus à se remobiliser à trois semaines du premier match des qualifications pour le championnat d’Europe de l’an 2.000, organisé conjointement par la Belgique et les Pays-Bas. Le premier rendez-vous, fixé le cinq septembre, les emmènera affronter l’Islande à Reykjavik. La préparation débute donc par ce test face à l’Autriche, auteur d’un Mondial relativement modeste puisqu’elle a disparu dès le premier tour sans avoir convaincu ni enthousiasmé les spectateurs. Pour Roger Lemerre, qui souhaite s’inscrire dans «la continuité» d’Aimé Jacquet, la ligne de conduite à adopter est de défendre un savoir-faire. «Les exigences sont plus importantes maintenant, on a à défendre un savoir-faire français. On doit continuer à travailler et à servir d’exemple aux autres», a-t-il déclaré. Tout en s’appuyant sur les 22 champions du monde pour constituer un groupe en vue des futures échéances, l’ancien adjoint de «Mémé» a réaffirmé que la porte n’était fermée pour personne, comme en atteste la première sélection des deux Lensois Tony Vairelles et Frédéric Déhu. «Il faut inscrire l’équipe dans le temps. Vous ne pouvez pas aller contre le vieillissement. Les jeunes manquent de culture et d’expérience. A moi donc de trouver le bon panachage», a ajouté Roger Lemerre qui se dit «sensible» aux performances réalisées par d’autres prétendants, non encore sélectionnés, comme le Lyonnais Vikash Dhorasoo et le Bordelais Sylvain Wiltord. Roger Lemerre a en tout cas trouvé une réponse à son premier gros problème la charnière centrale sera en effet composée en Autriche de Lilian Thuram et de Franck Lebœuf, dans l’optique de préparer au mieux l’Islande où les deux titulaires à ces postes — Laurent Blanc et Marcel Desailly — seront suspendus. «Je n’ai pas trop d’inquiétude pour Lilian qui évolue dans cette configuration à Parme mais il va avoir davantage de pression», pense celui qui fut joueur dans les années 70 avant de s’orienter vers la carrière d’entraîneur puis d’intégrer la direction technique nationale. Les joueurs sont eux unanimes pour reconnaître que la France a désormais un statut, une image, une réputation à défendre et ils ont pu s’en rendre compte lors de ce premier voyage où de nombreux supporters autrichiens arboraient avec fierté le maillot tricolore aux entraînements. (Reuters)
Trente-huit jours après le sacre, l’équipe de France de football étrennera mercredi son titre de championne du monde à l’occasion d’un match amical contre l’Autriche qui marquera le début de l’ère Roger Lemerre. Depuis ce jour historique du 12 juillet, bonheur et joie de vivre ne semblent pas avoir quitté les Bleus. «C’est une rentrée des classes, certes au mois d’août, mais qui s’effectue le sourire au lèvres», résume simplement Youri Djorkaeff. Le milieu de terrain de l’Inter de Milan souligne avec humour que «Depuis cette finale gagnée contre le Brésil, peu de choses ont changé dans ma vie mais je n’ai jamais aussi peu payé les additions dans les restaurants». Plaisir, honneur d’avoir un champion du monde à sa table, le Basque Bixente Lizarazu l’a constaté également en vacances où il a...