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Actualités - Chronologie

Japon : le mystère s'épaissit autour de l'empoisonnement de Niigata

Le mystère s’est épaissi lundi sur les causes d’un empoisonnement collectif dans la ville de Niigata, la police revenant sur ses premières constatations pour exclure, après une analyse approfondie, la présence de cyanure qu’elle avait auparavant détectée. Dix employés d’une petite entreprise de Niigata ont été hospitalisés en urgence après avoir bu du thé vert lundi matin. Ces employés de la société XYENCE, qui fabrique des préservatifs, ont été hospitalisés et des traces de cyanure ont été découvertes dans l’estomac de quatre d’entre eux, avaient indiqué les médecins. «Les tests initiaux réalisés par un laboratoire de la préfecture montrent des traces de cyanure», avait également déclaré un porte-parole de la police annonçant la mobilisation d’une centaine d’enquêteurs sur cette affaire. «Mais un examen approfondi a montré par la suite qu’il n’y avait pas de telles traces», a annoncé ultérieurement ce porte-parole. De nouveaux tests seront conduits par le laboratoire de la police nationale à Tokyo. «Nous avons envoyé des prélèvement stomacaux, du thé et d’autres objets au laboratoire à Tokyo car une analyse plus poussée est impossible à Niigata», a ajouté le porte-parole. Au hasard «Certains ont vomi mais leur pression sanguine est stable. Les patients présentaient des symptômes d’empoisonnement, avec une insensibilisation des bras et des jambes», a déclaré le docteur Hiraki Honda, de l’hôpital de Niigata. «Ces symptômes n’indiquent pas que leur vie soit menacée», a-t-il ajouté, tout en assurant les traiter pour «prévenir le pire scénario». Treize employés ont bu ce thé, mais seulement dix, dont une femme enceinte, ont dû être hospitalisés. Ils ont indiqué lui avoir trouvé un goût amer. Le premier ministre Keizo Obuchi a aussitôt condamné cet acte, affirmant qu’il s’agit probablement «d’un criminel qui frappe au hasard». Les policiers ont commencé une enquête, recherchant les traces d’empreintes digitales autour de la cuisine où le thé a été préparé. L’unité de la société XYENCE à Niigata compte 28 employés. Le porte-parole de la police a envisagé l’hypothèse d’un crime similaire à celui intervenu il y a deux semaines, le 25 juillet, dans le sud-ouest du Japon, à Sonobe, où 4 personnes étaient mortes dans une fête locale à la suite d’un empoisonnement au cyanure et à l’arsenic et 63 personnes intoxiquées. Deux semaines après le drame, 13 d’entre elles étaient toujours hospitalisées. Elles étaient tombées malades après avoir mangé un plat de curry empoisonné préparé par des habitantes de cette petite localité rurale, au cours d’une fête de quartier. La police avait établi que du cyanure et de l’arsenic avaient été mis dans le plat. Ces deux poisons sont utilisés dans les engrais et pour étamer les métaux. Il était relativement facile de se les procurer au Japon mais depuis l’empoisonnement de Sonobe les autorités ont plus sévèrement réglementé leur commercialisation. Après cette affaire, la police avait déclaré craindre de nouvelles tentatives d’empoisonnement par effet de mimétisme. La police n’a toujours pas réussi à trouver de piste dans son enquête à Sonobe. (AFP - Reuters)
Le mystère s’est épaissi lundi sur les causes d’un empoisonnement collectif dans la ville de Niigata, la police revenant sur ses premières constatations pour exclure, après une analyse approfondie, la présence de cyanure qu’elle avait auparavant détectée. Dix employés d’une petite entreprise de Niigata ont été hospitalisés en urgence après avoir bu du thé vert lundi matin. Ces employés de la société XYENCE, qui fabrique des préservatifs, ont été hospitalisés et des traces de cyanure ont été découvertes dans l’estomac de quatre d’entre eux, avaient indiqué les médecins. «Les tests initiaux réalisés par un laboratoire de la préfecture montrent des traces de cyanure», avait également déclaré un porte-parole de la police annonçant la mobilisation d’une centaine d’enquêteurs sur cette...